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		<title>Les merveilles</title>
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		<dc:date>2020-11-28T15:05:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Ascaso</dc:creator>



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&lt;p&gt;D&#232;s qu'on a franchi la porte c'est l'odeur des merveilles qui s'est impos&#233;e, les merveilles bien gonfl&#233;es et bien dor&#233;es que ma grand-m&#232;re faisait, l'hiver, qu'elle pr&#233;sentait sur le grand plat de porcelaine saupoudr&#233;es de sucre. Les merveilles, c'&#233;tait deux ou trois fois chaque hiver, en quantit&#233;, pour nous. Comme leur pr&#233;paration demandait du temps, mon grand-p&#232;re l'aidait, pour la cuisson : il lui donnait les morceaux de p&#226;te qu'elle plongeait doucement dans l'huile bouillante, ou alors il maniait le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;p&gt;	D&#232;s qu'on a franchi la porte c'est l'odeur des merveilles qui s'est impos&#233;e, les merveilles bien gonfl&#233;es et bien dor&#233;es que ma grand-m&#232;re faisait, l'hiver, qu'elle pr&#233;sentait sur le grand plat de porcelaine saupoudr&#233;es de sucre. Les merveilles, c'&#233;tait deux ou trois fois chaque hiver, en quantit&#233;, pour nous. Comme leur pr&#233;paration demandait du temps, mon grand-p&#232;re l'aidait, pour la cuisson : il lui donnait les morceaux de p&#226;te qu'elle plongeait doucement dans l'huile bouillante, ou alors il maniait le rouleau pendant que dans la grosse po&#234;le en fer noirci elle retournait les formes afin qu'elles dorent bien des deux c&#244;t&#233;s. Mon grand-p&#232;re l'aidait toujours dans les t&#226;ches domestiques. C'est &#224; deux qu'ils &#233;tendaient le linge, c'est lui qui essuyait la vaisselle, lavait la salade, cirait les parquets, toujours soucieux d'&#233;viter trop de fatigues &#224; ma grand-m&#232;re. Quand elle repassait, dans la petite pi&#232;ce attenante &#224; la cuisine, il s'asseyait pr&#232;s d'elle, pour qu'elle ne se sente pas seule, je suppose, ou pour continuer l'une de ces conversations du quotidien qui tissent les jours. On s'est embrass&#233; dans l'entr&#233;e, ma m&#232;re, mes grands-parents et moi. Je devais avoir huit ou neuf ans. La pendule sonnait cinq heures moins le quart et l'apr&#232;s-midi se teintait d&#233;j&#224; d'ombre sur ses c&#244;t&#233;s les plus lointains. On a suspendu nos v&#234;tements d'hiver au porte-manteau, derri&#232;re la porte, pr&#232;s du k&#233;pi de gendarme que mon grand-p&#232;re avait laiss&#233; l&#224; depuis sa retraite. Mon grand-p&#232;re &#233;tait gendarme. La province d'abord, la r&#233;gion parisienne ensuite, et puis Paris, pendant l'Occupation. Il avait termin&#233; sa carri&#232;re adjudant. Et nous voil&#224; dans la cuisine bien chaude &#233;clair&#233;e par la suspension aux oiseaux de nickel. Le plat de merveilles tr&#244;nait au centre de la table, dans l'amusante majest&#233; de ses boursoufflures rousses et sucr&#233;es. Je savais qu'il y en avait un autre dans l'arri&#232;re cuisine, qu'on nous donnerait en partant. Ma grand-m&#232;re a mis l'eau &#224; chauffer et c'est moi qui suis all&#233; chercher les tasses et les assiettes &#224; dessert, que j'ai s&#233;rieusement dispos&#233;es sur les fleurs de la toile cir&#233;e. Une tranche de citron pour ma m&#232;re, un peu de lait pour qui voudrait, le sachet dans la th&#233;i&#232;re, l'eau par-dessus, nous quatre &#224; notre place habituelle, et nous avons commenc&#233; &#224; manger les merveilles. D'abord dans le silence du plaisir, pendant les quelques minutes o&#249; les premi&#232;res bouch&#233;es fondent leurs saveurs ti&#232;des et sucr&#233;es. On me donnait les merveilles qui avaient une forme sp&#233;ciale, baleine approximative ou girafe, qui avaient &#233;t&#233; d&#233;coup&#233;es comme &#231;a, pour m'amuser. Qu'avons-nous dit ensuite ? Je l'ai oubli&#233;, bien s&#251;r, tant se sont imprim&#233;es les paroles d'apr&#232;s. Des choses ordinaires, sans doute, dont les enfants laissent les adultes d&#233;battre pendant que leurs pens&#233;es les conduisent vers des terrains de jeu autrement plus prenants. L'apr&#232;s-midi poursuivait son d&#233;clin. La chaudi&#232;re se mettait de temps &#224; autre en marche et les tuyaux craquaient au passage de l'eau chaude. Ma m&#232;re a parl&#233; de mes fr&#232;res, on lui a demand&#233; ce que faisait le grand. Et puis ils ont parl&#233; de diverses choses encore, mais je n'&#233;coutais pas vraiment, j'&#233;tais trop int&#233;ress&#233; par les merveilles, jusqu'&#224; ce que ma grand-m&#232;re prononce le mot &lt;i&gt;guerre&lt;/i&gt;. Ce mot, je l'avais entendu des dizaines et des dizaines de fois, dans la bouche de mes adultes : mes grands-parents, bien-s&#251;r, qui &#233;voquaient tr&#232;s souvent leurs souvenirs, mais aussi mes parents, et aussi &#224; la t&#233;l&#233;. De cette guerre je ne savais pas grand-chose, mais j'en connaissais des mots associ&#233;s &#8211; &lt;i&gt;camps, Hitler, allemands, nazis, juifs&lt;/i&gt; &#8211; sans me faire une id&#233;e claire de leur sens. Ce jour-l&#224;, la &lt;i&gt;guerre&lt;/i&gt; s'est invit&#233;e au go&#251;ter. Comment, pourquoi ? Je ne saurais dire. Peut-&#234;tre ma grand-m&#232;re avait-elle mentionn&#233; un &#233;v&#232;nement de ces ann&#233;es-l&#224;, peut-&#234;tre avait-elle dit qu'il faisait tr&#232;s froid pendant l'hiver quarante et quelques, ou qu'elle n'avait pas fait de merveilles une seule fois pendant la guerre, ou autre chose. J'ai fini mon lait au th&#233; et me suis lev&#233;, je voulais sortir avant qu'il ne fasse nuit. Ma grand-m&#232;re a nou&#233; mon &#233;charpe, j'ai enfonc&#233; mon bonnet et me voil&#224; dans le jardin. Je n'avais pas envie de guerre. Je suis all&#233; au garage prendre mon v&#233;lo et j'ai roul&#233; sur les all&#233;es, entre les carr&#233;s de terre d&#233;nud&#233;s par l'hiver, qui au printemps se verdiraient de plans de l&#233;gumes et de rangs de jonquilles ou d'arums, j'ai roul&#233; sur le trottoir qui faisait consciencieusement le tour de la maison, contourn&#233; les gros pots, roul&#233; sur la longue all&#233;e centrale, le long du fil &#224; linge. Il faisait un peu froid mais ma bouche &#233;tait encore emplie de la chaleur et du go&#251;t des merveilles. Ce jardin, c'&#233;tait mon territoire d'enfance, et je le parcourais, savourant le plaisir de reconna&#238;tre les royaumes que j'y avais fond&#233;s, jugeant de leur &#233;tat, r&#233;fl&#233;chissant &#224; l'&#233;volution des ch&#226;teaux et des rois, des fronti&#232;res toujours soumises aux al&#233;as des luttes ou des d&#233;sastres qui s'abattaient parfois sur ces civilisations au gr&#233; de mes caprices de cr&#233;ateur. Pendant que j'&#233;tais dans mes pens&#233;es la p&#233;nombre avait ramp&#233; sur les all&#233;es et des grappes d'ombre s'agrippaient aux fruitiers nus. Le ciel s'&#233;tait ray&#233; de longs nuages violac&#233;s venus de toutes parts. La bise s'&#233;tait lev&#233;e, qui soulevait un restant de feuilles mortes et les faisait marcher sur le trottoir en de sinistres crabes creux. Je suis all&#233; remettre mon v&#233;lo dans le garage et suis rentr&#233; bien vite dans la maison. Il y faisait chaud, il y faisait clair. J'ai enlev&#233; bonnet, &#233;charpe et anorak, pr&#234;t pour une merveille suppl&#233;mentaire. Mais quelque chose n'allait pas, dans la cuisine. Il s'&#233;tait pass&#233; quelque chose. Ils &#233;taient tous trois attabl&#233;s, ils n'avaient pas boug&#233;, mais il s'&#233;tait pass&#233; quelque chose. Ma grand-m&#232;re, dans son cachemire mauve et dor&#233;, le dos droit contre le dossier de la chaise, &#233;tait fig&#233;e, les yeux baiss&#233;s. Ses deux mains immobiles sur la table encerclaient la soucoupe et semblaient la maintenir bien &#224; plat sur la toile cir&#233;e. Mon grand-p&#232;re s'&#233;tait un peu rel&#226;ch&#233; sur sa chaise, il avait les yeux dans le vague. Et ma m&#232;re, ma m&#232;re &#233;crasait de sa cuill&#232;re un morceau de sucre dans sa tasse, et l'&#233;crasait, l'&#233;crasait, l'&#233;crasait. J'ai tendu le bras pour prendre une merveille et suis all&#233; m'asseoir pr&#232;s du radiateur, un peu &#224; l'&#233;cart, sans que l'on me pr&#234;te attention. Il se passait quelque chose. J'ai observ&#233;, j'ai &#233;cout&#233;. Mais papa, tu le savais bien ! Vous saviez tous ce qu'il allait leur arriver, quand m&#234;me ! Ma m&#232;re parlait d'une voix aig&#252;e &#224; l'exasp&#233;ration retenue, la col&#232;re pr&#234;te &#224; bondir. Papa ! Maman ! Mais dites quelque chose ! Elle &#233;crasait toujours le sucre dans sa tasse, on n'entendait que le bruit de la porcelaine heurt&#233;e. Oui on savait, a fini par dire ma grand-m&#232;re, enfin, on savait des choses, des choses se disaient, on ne savait pas tout mais on savait qu'ils allaient &#234;tre envoy&#233;s l&#224;-bas, oui, apr&#232;s, ce qu'ils devenaient... Mais les camps, vous saviez, vous saviez n'est-ce pas pour les camps ? Mon grand-p&#232;re a soupir&#233;, ses yeux ont fix&#233; le centre de la table et il a dit, avec lassitude : quand je repense &#224; ces pauvres gosses, mon Dieu, c'est pas possible &#231;a, c'est pas possible. Mais papa, il ne fallait pas ob&#233;ir ! Pourquoi t'as ob&#233;i ? T'aurais pas d&#251; accepter &#231;a ! Oh, tu crois que ton p&#232;re a eu le choix peut-&#234;tre ? Tu me fais rire, il devait ob&#233;ir aux ordres, sans &#231;a il aurait eu des ennuis, on aurait tous eu des ennuis ! Mais d'autres ont bien d&#233;sob&#233;i, vous le savez tr&#232;s bien, vous savez tr&#232;s bien que des gendarmes sont all&#233;s pr&#233;venir les familles, la veille, et pas que des gendarmes d'ailleurs, mais enfin papa, maman, je vais pas vous faire un cours d'histoire quand m&#234;me, vous le savez &#231;a, que certains sont all&#233;s trouver des familles pour leur dire qu''ils allaient &#234;tre rafl&#233;s, vous savez que des gens en ont cach&#233;, le matin, sous votre nez, et &#231;a en a sauv&#233; plein ! Pourquoi toi tu l'as pas fait, papa, pourquoi t'es pas all&#233; sonner chez des gens pour leur dire de partir ou de se cacher ? Mes grands-parents gardaient les yeux baiss&#233;s. Elle, l&#232;vres serr&#233;es, mains crisp&#233;es sur la soucoupe ; lui, &#233;difiant du bout des doigts un petit tas de miettes. Ma m&#232;re avait cess&#233; d'&#233;craser le sucre, elle suivait d&#233;sormais du bout des doigts les contours des fleurs de la toile cir&#233;e. Ma grand-m&#232;re a dit : tu sais, Jacqueline, tu ne peux pas te rendre compte, tu ne peux pas, c'est facile pour toi de faire des reproches, quarante ans apr&#232;s c'est toujours facile, mais quand tu es plong&#233; dans la situation, quand tu es plong&#233; jusqu'au cou dans les &#233;v&#232;nements, c'est autre chose, tu peux me croire. Vous &#233;tiez tout petits, ton fr&#232;re et toi, tu penses que ton p&#232;re aurait d&#251; risquer quelque chose, risquer sa carri&#232;re d'abord, il venait de passer sergent-chef juste avant la guerre, et puis nous mettre tous en danger ? C'&#233;tait l'Occupation, Jacqueline, des boches, partout ! Mais maman, il y a plein de fa&#231;ons de s'opposer, &#233;videmment papa n'allait pas tout seul dire &#224; son sup&#233;rieur qu'il refusait les ordres, &#233;videmment, mais ce que certains ont fait, tu aurais pu le faire papa, les pr&#233;venir, partez, partez ou cachez-vous, cachez les enfants, il y aura une gigantesque rafle, partez, c'&#233;tait faisable, &#231;a, papa, c'&#233;tait faisable ou pas ? La r&#233;ponse de ma grand-m&#232;re a fus&#233; : tout est faisable quarante ans plus tard. Mon grand-p&#232;re, lui, ne r&#233;pondait pas &#224; ma m&#232;re, comme si c'&#233;tait inutile. Il semblait accepter ses questions, accepter leur col&#232;re de moins en moins retenue, et ce qu'il a de nouveau r&#233;p&#233;t&#233; montrait m&#234;me qu'elles s'&#233;taient d&#233;j&#224; dress&#233;es devant lui, bien avant que ma m&#232;re ne les formule. Il a r&#233;p&#233;t&#233;, le souffle court : ces pauvres gosses qui pleuraient, mon Dieu, ces pauvres gosses qu'on sortait du lit. Et ma m&#232;re a presque cri&#233; : mais papa, tu te rends compte, tu te rends compte de ce que tu dis, tu te rends compte de ce que tu as fait ? Plus de dix mille Juifs arr&#234;t&#233;s en deux jours et tu as particip&#233;, sans rien faire pour les aider, sans rien dire, tu savais ce qu'il allait leur arriver, et m&#234;me si tu savais pas tout, tu savais bien qu'ils allaient &#234;tre d&#233;port&#233;s, merde, papa, dis quelque chose ! Et si tu avais quelque chose contre les Juifs je m'en serais rendue compte, quand m&#234;me ! Non, a coup&#233; ma grand-m&#232;re, ton p&#232;re et moi on n'est pas comme &#231;a, tu le sais bien ! Mais lui, il a continu&#233;, les doigts toujours occup&#233;s de miettes d&#233;risoires : ces pauvres gosses qu'on sortait du lit, mon Dieu, tout ce bruit dans les escaliers, ils pleuraient, ils pleuraient, mon Dieu, avec leur petite &#233;toile cousue, c'est pas possible &#231;a, c'est pas possible. Et puis, et puis, dans la cuisine il s'est fait un mouvement, comme une agitation : ma m&#232;re s'est brusquement lev&#233;e, elle est all&#233;e prendre nos v&#234;tements, a enfil&#233; son manteau, ma grand-m&#232;re s'est lev&#233;e aussi, approche que je te mette bien ton bonnet, voil&#224;, comme &#231;a, et fais un n&#339;ud bien serr&#233; &#224; ton &#233;charpe, il doit faire froid maintenant, et, les l&#232;vres tremblantes, elle m'a &#233;treint. Je me suis retrouv&#233; dans l'entr&#233;e, j'ai juste eu le temps de lancer un aurevoir papi que ma m&#232;re me poussait sur le trottoir. Dans la voiture, au bord de la route, devant la maison, elle a d&#233;marr&#233; le moteur, sans rien dire. Je ne disais rien non plus, ce n'&#233;tait pas le moment. Je demanderais, plus tard. Elle a mis les phares, jet&#233; un &#339;il dans le r&#233;troviseur et la voiture allait partir quand on a vivement cogn&#233; &#224; la vitre, de mon c&#244;t&#233;, et &#231;a m'a fait peur. C'&#233;tait ma grand-m&#232;re, &#233;mergeant de l'ombre, son ch&#226;le sur la t&#234;te, et qui tenait un plat rond recouvert d'un torchon. Sa voix blanche : attends, Jacqueline, attends, vous oubliez les merveilles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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