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	<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Revers</title>
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		<dc:date>2021-01-01T17:14:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Jacquot</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je m'assois en face de toi, le menton dans la main. Je te regarde droit dans les yeux, sans ciller. Mon c&#339;ur bat fort. J'attends qu'il se calme pour te parler. Toi aussi, tu attends. Tu bois ta bi&#232;re, l'air g&#234;n&#233;. Tu souris, un peu. Tu regardes ton verre et je sais que tu te troubles. Tu cherches de l'air. Tu fais le fier, mais tu n'en m&#232;nes pas large. Quelques gouttes perlent &#224; ton front, tes tempes. Tes cheveux sont humides, le dessus de ta bouche aussi. C'est peut-&#234;tre de la mousse de ta bi&#232;re. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/" rel="directory"&gt;Nouvelles &#224; lire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1121.jpg?1609521391' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_439 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/jpg/revers.jpg?1609521403' width='500' height='504' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'assois en face de toi, le menton dans la main. Je te regarde droit dans les yeux, sans ciller. Mon c&#339;ur bat fort. J'attends qu'il se calme pour te parler. Toi aussi, tu attends. Tu bois ta bi&#232;re, l'air g&#234;n&#233;. Tu souris, un peu. Tu regardes ton verre et je sais que tu te troubles. Tu cherches de l'air. Tu fais le fier, mais tu n'en m&#232;nes pas large. Quelques gouttes perlent &#224; ton front, tes tempes. Tes cheveux sont humides, le dessus de ta bouche aussi. C'est peut-&#234;tre de la mousse de ta bi&#232;re. J'aimerais go&#251;ter, mais &#231;a ne se fait pas. Nous n'avons pas &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;s. Peut-&#234;tre nous en tiendrons-nous l&#224;. Tout se joue en ce moment, o&#249; chacun de nous &#233;value ses chances de n'&#234;tre pas d&#233;&#231;u par l'autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu me regardes &#224; nouveau, tu as retrouv&#233; ta confiance. Tu souris, c'est moi qui me trouble. Tu l&#232;ves les yeux vers une ombre qui vient d'appara&#238;tre &#224; ta gauche. Ton partenaire est sorti de la douche et il est l&#224;, tout propre, bien peign&#233;. Il te rejoint comme pr&#233;vu pour d&#233;jeuner. Tu es cens&#233; aller te laver &#224; ton tour, pendant qu'il fume sa cigarette. Moi je n'&#233;tais pas pr&#233;vue. L'air &#233;tonn&#233;, il me regarde en levant un seul sourcil. Comme je ne dis rien, il se tourne vers toi :
&lt;br /&gt;&#8212; Tu nous pr&#233;sentes ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu pouffes.
&lt;br /&gt;&#8212; Je veux bien, mais je ne peux pas. Madame, ou mademoiselle s'est assise l&#224;, il y a&#8230; cinq minutes, c'est &#231;a ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Je hoche la t&#234;te.
&lt;br /&gt;&#8212; Voil&#224;. Elle s'est assise l&#224; et elle... me regarde, depuis cinq minutes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu as un geste fataliste. L'autre a un sourire un peu crisp&#233;. Il essaie de comprendre, de trouver un moyen d'entrer dans le jeu. Il nous regarde l'un apr&#232;s l'autre, il ne sait pas quoi faire. Il d&#233;cide de m'ignorer. Mauvais choix, je pense.
&lt;br /&gt;&#8212; Tu vas te doucher, Joe ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu lui r&#233;ponds en me regardant.
&lt;br /&gt;&#8212; Oui, je vais &#224; la douche.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tu ne bouges pas. L'autre s'impatiente, change d'appui sur ses pieds, l&#226;che son sac de sport. Il est jaloux. De toi ou de moi, je ne sais pas encore, mais il est jaloux. Tu te l&#232;ves, me regardant toujours.
&lt;br /&gt;&#8212; Vous d&#233;jeunez avec nous ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autre soupire imperceptiblement. Ou je ne lui reviens pas, ou il n'aime pas les impr&#233;vus.
&lt;br /&gt;&#8212; Pourquoi pas ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a y est, j'ai ouvert la bouche. Et le charme n'est pas rompu. Ni haillons, ni citrouille. Tu dis, l'air heureux :
&lt;br /&gt;&#8212; Bon. &#192; tout de suite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je te suis des yeux, tu montes l'escalier quatre &#224; quatre vers le vestiaire. Maintenant il va falloir meubler avec ton partenaire. Il attaque :
&lt;br /&gt;&#8212; C'est une blague, non, vous vous connaissez ?
&lt;br /&gt;&#8212; Non. Pas du tout.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il attend la suite, pas assez mufle pour poser directement les questions qui lui viennent. Ah si.
&lt;br /&gt;&#8212; Mais &#224; quoi vous jouez, en fait ?
&lt;br /&gt;&#8212; Je ne joue pas.
&lt;br /&gt;&#8212; OK. Il... vous pla&#238;t, c'est &#231;a ?
&lt;br /&gt;&#8212; Oui.
&lt;br /&gt;&#8212; Ha.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est content, il commence &#224; comprendre. Il r&#233;fl&#233;chit.
&lt;br /&gt;&#8212; L&#224;, comme &#231;a ?
&lt;br /&gt;&#8212; Comment, comme &#231;a ?
&lt;br /&gt;&#8212; Vous entrez, vous le voyez, il vous pla&#238;t, vous vous asseyez pour le regarder, jusqu'&#224; ce qu'il se passe quelque chose, c'est &#231;a ? C'est comme &#231;a que vous faites ?
&lt;br /&gt;&#8212; Non, non. Je ne fais jamais &#231;a, &#231;a ne s'est pas pass&#233; comme &#231;a, je ne sais pas... &lt;br class='autobr' /&gt;
Je triture les miettes laiss&#233;es sur la table par les pr&#233;c&#233;dents clients, me demande s'ils ont d&#251; r&#233;pondre aux m&#234;mes questions. Je sens son regard sur moi, dubitatif. &#199;a ne lui pla&#238;t pas, &#224; lui. Il tripote sa cigarette. Il l'avait presque oubli&#233;e. Il me tend son paquet, je refuse. Il voit bien que je ne suis pas avec lui comme avec toi. Il commence &#224; se dire que tu as de la chance, &#224; se demander ce que tu as de plus que lui.
&lt;br /&gt;&#8212; Depuis quand ?
&lt;br /&gt;&#8212; Je vous ai vu jouer une fois ou deux, &#231;a m'a amus&#233;e. Et puis...
&lt;br /&gt;&#8212; Ah bon, qu'est-ce qui vous a amus&#233;e ?
&lt;br /&gt;&#8212; Votre fa&#231;on de jouer &#224; fond, comme des m&#244;mes. De vous effondrer par-terre pour r&#233;cup&#233;rer. Enfin, lui surtout.
&lt;br /&gt;&#8212; Ouais, lui surtout.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il prend la mesure de ce qui nous attend, tous les trois.
&lt;br /&gt;&#8212; Vous savez qu'il est mari&#233; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Paf. Je savais bien qu'il y aurait quelque chose comme &#231;a. Et qu'il n'h&#233;siterait pas &#224; me le balancer. Je suis m&#234;me &#233;tonn&#233;e qu'il ne l'ait pas fait plus t&#244;t.
&lt;br /&gt;&#8212; Non, je ne savais pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je le regarde le plus innocemment du monde.
&lt;br /&gt;&#8212; Et &#231;a ne vous d&#233;range pas ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a un sourire cynique. Il savoure mes faiblesses, avant que tout commence. En se racontant qu'il rend service &#224; son copain.
&lt;br /&gt;&#8212; Je ne sais pas. Vous connaissez la suite, vous ?
&lt;br /&gt;&#8212; J'en ai une vague id&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il a un sourire qui voudrait en dire long, montrer qu'il te conna&#238;t bien. Il aimerait que je lui pose des questions. Mais moi je ne veux pas qu'il me parle de ta femme, de tes gosses, de tes mauvais jours. Parce que je sais bien qu'il ne commencera pas par tes qualit&#233;s. Il ne veut pas de moi dans votre d&#233;cor.
&lt;br /&gt;&#8212; Alors, vous avez fait connaissance ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Te voil&#224; de retour, tout frais. Tu sens bon. Tu as l'air un peu inquiet. Sous la douche, tu as r&#233;fl&#233;chi. Tu as souri tout seul de ma fa&#231;on de t'aborder. Je te suis sympathique. Tu as d&#233;cid&#233; de laisser venir cette histoire qui ne t'engage pas &#224; grand chose, pour l'instant. Qui pourrait m&#234;me &#234;tre amusante. Tu t'en voudrais d'avoir g&#226;ch&#233; ta chance pour une douche. D'avoir laiss&#233; ton copain, ton si bon copain, avec qui tu joues tous les jeudis, reluques les jupettes qui passent sans jamais penser &#224; mal, &#224; qui tu confies aussi tes menus soucis de quadrag&#233;naire rang&#233;, te voler cette petite surprise qui commence &#224; te tenter. Tu nous observes, &#224; l'aff&#251;t de l'&#233;tincelle de complicit&#233; qui te ferait perdant. Lui, impitoyable, il en profite. Il essaie de te faire croire ce qui n'est pas. Il me regarde, le sourire &#233;grillard, je jurerais m&#234;me qu'il a esquiss&#233; un clin d'&#339;il.
&lt;br /&gt;&#8212; Oui, on a fait connaissance... Et ta douche, c'&#233;tait bien ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il rit, trop fort. Tu t'assois, entre nous puisqu'il a pris ta place en face de moi.
&lt;br /&gt;&#8212; Vous avez command&#233; ?
&lt;br /&gt;&#8212; Non, r&#233;pond ton copain. On t'attendait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il se frotte les mains, te regarde en souriant. Tu demandes :
&lt;br /&gt;&#8212; Quoi ?
&lt;br /&gt;&#8212; Rien, rien, il r&#233;pond, ravi de ton d&#233;sarroi. Il en rajoute, se marre. Il commence &#224; m'&#233;nerver. Je voudrais qu'il s'en aille, maintenant. Je pose ma main sur la tienne. Tu sursautes. Tu ne pensais pas que &#231;a irait si vite. Tu retires ta main. Tu regardes ton copain, l'air de dire c'est pas ma faute, tu vois bien que c'est elle qui a commenc&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lui, il a chang&#233; de couleur.
&lt;br /&gt;&#8212; C'est bon, j'ai compris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il se l&#232;ve, prend ses affaires, nous regarde un moment, secoue la t&#234;te et sur un &#171; bon app&#233;tit &#187; tr&#232;s pinc&#233;, nous plante l&#224;. Toi, tu paniques :
&lt;br /&gt;&#8212; Mais arr&#234;te, &#231;a va pas ? Assieds-toi, merde, c'est une blague !&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu te tournes vers moi :
&lt;br /&gt;&#8212; Mais dites-lui, vous, que c'est une blague !&lt;br class='autobr' /&gt;
Moi je ne dis rien, &#233;videmment. Je regarde ton copain, sans piti&#233;. Il n'a fait qu'un m&#232;tre, il est &#224; moiti&#233; tourn&#233; vers nous, pr&#234;t &#224; partir ou &#224; revenir, selon la fa&#231;on dont &#231;a tourne. Il aimerait bien ne pas manquer la suite. Il h&#233;site entre dignit&#233; et curiosit&#233;. Toi tu h&#233;sites entre ton copain et moi. Le probl&#232;me c'est que tu ne sais pas ce que tu perds avec moi. Tu sais que de telles occasions ne se pr&#233;sentent pas tous les jours. Et que &#231;a ne va pas s'arranger. Et puis, ce copain, tu y tiens, bien s&#251;r, mais il ne va pas se formaliser pour si peu. Il va faire la gueule quelques jours, le temps de bien te faire sentir que c'est pas joli joli, mari&#233;, p&#232;re de famille, etc. Et que tu l'as mis dans une situation embarrassante, humili&#233; m&#234;me. Mais tu sais qu'il ne t'en voudra pas. Qu'il aurait fait la m&#234;me chose &#224; ta place.
&lt;br /&gt;&#8212; Alors ? dit le copain en retrouvant son sourire. Tu vois, il a d&#233;j&#224; pardonn&#233;. Pas si obtus, finalement.
&lt;br /&gt;&#8212; Je reste, ou je me casse ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Toi tu as toujours l'air d'un m&#244;me qui ne sait pas si ses parents lui en veulent pour la connerie faite ou s'ils sont fiers de son imagination. Tu es p&#233;trifi&#233;. Je t'embrasserais. Comme il ne peut pas compter sur toi, c'est &#224; moi qu'il le demande :
&lt;br /&gt;&#8212; Alors, je reste ? D&#233;cidez-vous, parce que j'ai faim, moi !
&lt;br /&gt;&#8212; Oui, vous restez. On sera pas trop de deux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu me fusilles du regard. C'est toi qui es ridicule, maintenant. Le copain se rassoit, il est content, il va voir la fin du film et il a retrouv&#233; sa dignit&#233;. La serveuse arrive, elle prend nos commandes d'un air absent, compl&#232;tement imperm&#233;able &#224; la gravit&#233; de la situation.
&lt;br /&gt;&#8212; Alors, vous jouez aussi ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Tr&#232;s relations publiques, ton copain, maintenant.
&lt;br /&gt;&#8212; Oui, un peu. Avec une amie.
&lt;br /&gt;&#8212; Ah bon, mais o&#249; est-elle ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ben voyons. Des fois qu'il y en ait une pour lui aussi.
&lt;br /&gt;&#8212; Elle ne reste pas d&#233;jeuner, elle travaille t&#244;t.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Ah.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il me regarde d'un air pensif. Il regarde sa montre, cherche la serveuse, pianote un peu sur la table. Toi tu r&#234;ves. Ou peut-&#234;tre que tu te r&#233;veilles. Tu te dis que tout &#231;a est insens&#233;. Tu me regardes du coin de l'&#339;il, te demandant si &#231;a en vaut la peine. Moi j'attends.&lt;br class='autobr' /&gt;
La serveuse apporte nos plats. Elle a oubli&#233; le pain.
&lt;br /&gt;&#8212; Bon app&#233;tit, dit ton copain.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est curieux, on a d&#233;j&#224; l'air d'une histoire ancienne. De vieux potes qui vont se quitter sur un dernier casse, pour toujours. Mais qui donnent le change, pour l'ultime repas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un portable sonne, c'est le tien. Tu t'excuses, me donnes dans un regard tout l'amour que tu con&#231;ois et concevras jamais pour moi, et tu d&#233;croches. Tu tentes de ravaler toute ton histoire d'amour de vingt minutes. D'un ton m&#233;canique, tu parles de r&#233;unions, d'un voyage, des v&#233;los des enfants. Tu hoches la t&#234;te, tu soupires. Tu en pleurerais. Je regarde ailleurs. C'est ton copain qui met sa main sur la mienne. En fr&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu raccroches, jettes le t&#233;l&#233;phone sur la table. Tu m'&#233;vites. Je repousse mon assiette, prends une cigarette dans le paquet qui tra&#238;ne. J'avais arr&#234;t&#233;. Ton copain me passe son briquet, silencieux. Un caf&#233; et vous y allez, vous &#234;tes en retard. Moi je ne peux pas. Me lever, m'en aller travailler, non. Tu me tends la main. Je n'y crois pas. Je te regarde, ma derni&#232;re chance. Tu bafouilles :
&lt;br /&gt;&#8212; Je ne peux pas... l&#224;, comme &#231;a...
&lt;br /&gt;&#8212; Si. Mais c'est pas grave.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu cherches ton copain, d&#233;j&#224; loin. Tu as le temps. Tu te penches vers moi, tu sens le v&#233;tiver et le caf&#233;. Tu respires un peu vite. Tu poses tes l&#232;vres sur les miennes, je les prends mais d&#233;j&#224; elles s'&#233;loignent. Tu me souris tristement et tu t'en vas. La serveuse vient d&#233;barrasser.
&lt;br /&gt;&#8212; Il est fid&#232;le. Y en a plus d'une qui a craqu&#233;. Moi-m&#234;me, j'aurais pas dit non... Mais voil&#224;, fid&#232;le.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle repart vers la cuisine avec ses tasses. S'arr&#234;te, se retourne.
&lt;br /&gt;&#8212; Je vous remets un caf&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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