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	<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title> Marie-Claude Viano, L'&#233;migrante</title>
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		<dc:creator>Olivia Gu&#233;rin</dc:creator>



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&lt;p&gt;Cette nouvelle pourrait &#234;tre l'histoire d'une fuite, haletante, &#224; travers les Alpes, entre l'Italie et la France. En 1902, une jeune Italienne laisse tout derri&#232;re elle, son pays, les siens, traversant &#224; pied les montagnes, apr&#232;s avoir attendu longuement la fonte des neiges. Elle pourrait &#234;tre aussi le r&#233;cit d'un destin individuel repr&#233;sentatif de ces migrations &#233;conomiques de l'Italie vers la France qui ont marqu&#233; le d&#233;but du 20e si&#232;cle. Cette jeune femme fuit-elle pour les m&#234;mes raisons que ces autres (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Critiques de recueils de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1175.jpg?1621365628' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette nouvelle pourrait &#234;tre l'histoire d'une fuite, haletante, &#224; travers les Alpes, entre l'Italie et la France. En 1902, une jeune Italienne laisse tout derri&#232;re elle, son pays, les siens, traversant &#224; pied les montagnes, apr&#232;s avoir attendu longuement la fonte des neiges. Elle pourrait &#234;tre aussi le r&#233;cit d'un destin individuel repr&#233;sentatif de ces migrations &#233;conomiques de l'Italie vers la France qui ont marqu&#233; le d&#233;but du 20e si&#232;cle. Cette jeune femme fuit-elle pour les m&#234;mes raisons que ces autres migrants italiens, qui tous sont partis &#224; la recherche d'une vie meilleure, et dont elle a entendu les histoires aux veill&#233;es, quand elle &#233;tait enfant ?&lt;br class='autobr' /&gt; Or, c'est pr&#233;cis&#233;ment dans le jeu avec ces horizons d'attente que se construit cette nouvelle. &lt;br class='autobr' /&gt; Si la jeune femme fuit, seule, en se cachant de ses proches, c'est que rester parmi les siens n'est d&#233;sormais plus possible. Le n&#339;ud narratif de &lt;i&gt;L'&#233;migrante&lt;/i&gt; ne se situe donc pas &#224; proprement parler dans le r&#233;cit de la fuite, ni m&#234;me dans l'inscription de la petite histoire au sein de la grande Histoire. Non, le c&#339;ur de la nouvelle, c'est bien le motif qui pousse &#224; fuir, qui ne se r&#233;v&#233;lera qu'en toute fin de texte, et le drame personnel qui se r&#233;v&#232;le progressivement. L'auteure, plut&#244;t que de nous entra&#238;ner dans un r&#233;cit d'aventure, choisit de nous faire p&#233;n&#233;trer avec finesse dans les m&#233;andres de la pens&#233;e du personnage, dans le surgissement de ses souvenirs. Et c'est tant mieux, car elle r&#233;ussit l&#224; une belle nouvelle dont l'enjeu est avant tout psychologique.&lt;br class='autobr' /&gt; La structure de &lt;i&gt;L'&#233;migrante&lt;/i&gt; est enti&#232;rement fond&#233;e sur le jeu des retours en arri&#232;re, des analepses : au fur et &#224; mesure de la progression de la jeune femme, des bribes du pass&#233; remontent &#224; sa m&#233;moire. Elle pense &#224; tous ceux du village qui sont d&#233;j&#224; partis, cousins, voisins, connaissances&#8230; ; &#224; ceux qui sont revenus, d&#233;&#231;us. Elle pense &#224; tous ceux qu'elle laisse derri&#232;re elle. &#192; sa grand-m&#232;re, qu'elle a eu peine &#224; quitter : cette grand-m&#232;re qui, sans un mot, semble lui donner son absolution pour ce projet de fuite. &#192; son fianc&#233;, qu'elle n'a pas vraiment choisi, que la famille lui a impos&#233;, et qu'elle a eu du mal &#224; fuir&#8230; &#192; tout ce qu'elle a choisi de laisser derri&#232;re elle. &#192; son cousin, aussi, pour qui elle a eu le b&#233;guin dans le temps, mais qu'elle n'a pas eu le droit d'&#233;pouser, en raison de sombres dissensions familiales. Ce cousin qui, un jour, est all&#233; trop loin. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette histoire de fuite se mue au final en histoire de lib&#233;ration : cette jeune femme qui n'&#233;tait plus &#224; sa place dans son univers familier, qui a d&#233;cid&#233; de faire valser le poids des traditions et de la famille, d&#233;cide de prendre enfin sa place, ailleurs, et de rena&#238;tre &#224; elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Gilles Bertin, Ratabougo</title>
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		<dc:creator>Olivia Gu&#233;rin</dc:creator>



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&lt;p&gt;Voil&#224; un titre bien &#233;nigmatique, dont les sonorit&#233;s &#233;tranges, &#171; Ratabougo &#187;, semblent naviguer souterrainement depuis la couverture jusqu'aux derni&#232;res pages de cette longue nouvelle qui serpente parmi les paysages humides de la V&#233;z&#232;re. Dans ce mot incongru se joue tout l'enjeu de la nouvelle : celle de l'&#233;volution des relations entre un p&#232;re, atteint par la maladie d'Alzheimer, et son fils Tony, &#224; la suite d'une promesse que le second a faite au premier. Le p&#232;re, refusant de finir sa vie dans un Ehpad, a (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Critiques de recueils de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1124.jpg?1609152643' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un titre bien &#233;nigmatique, dont les sonorit&#233;s &#233;tranges, &#171; Ratabougo &#187;, semblent naviguer souterrainement depuis la couverture jusqu'aux derni&#232;res pages de cette longue nouvelle qui serpente parmi les paysages humides de la V&#233;z&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt; Dans ce mot incongru se joue tout l'enjeu de la nouvelle : celle de l'&#233;volution des relations entre un p&#232;re, atteint par la maladie d'Alzheimer, et son fils Tony, &#224; la suite d'une promesse que le second a faite au premier. Le p&#232;re, refusant de finir sa vie dans un Ehpad, a demand&#233; &#224; son fils de venir le chercher le jour o&#249; il n'y aurait plus le choix. Tony entraine alors son p&#232;re dans une &#171; fugue &#187; nocturne sur les bords de la V&#233;z&#232;re, arros&#233;e d'eau de vie. Pour oublier la maladie, mourir peut-&#234;tre.&lt;br class='autobr' /&gt; Jusque-l&#224;, entre le p&#232;re et le fils, c'&#233;taient en quelque sorte des relations non advenues. Dans leur famille, on ne communique pas, ou si peu : m&#232;re froide, couple parental d&#233;suni, s&#339;ur col&#233;rique, p&#232;re incapable d'exprimer son affection, fils qui fouille dans sa m&#233;moire pour en trouver les t&#233;moignages les plus t&#233;nus. Dans cette famille, on ne sait pas trop y faire avec les sentiments ; on a du mal &#224; &#234;tre proches les uns des autres. Et la possibilit&#233; m&#234;me de renouer tardivement une forme de communication est mise &#224; mal par la maladie du p&#232;re ; ce p&#232;re Alzheimer qui est d&#233;j&#224; un peu absent, regarde droit devant lui sans jamais croiser le regard de Tony.&lt;br class='autobr' /&gt; Leur histoire aurait pu &#234;tre celle d'un rendez-vous &#224; nouveau manqu&#233;. Et pourtant, cette nouvelle met en sc&#232;ne un basculement.&lt;br class='autobr' /&gt; Au fur et &#224; mesure de cette escapade, le lecteur assiste &#224; la naissance d'une proximit&#233; nouvelle entre p&#232;re et fils. Un lien t&#233;nu se tisse, se renoue avec douceur, sans ranc&#339;ur vis-&#224;-vis du pass&#233;, sans reproche. Chez le p&#232;re, on per&#231;oit une envie nouvelle de se reposer sur son fils. Chez le fils, on sent naitre une tendresse discr&#232;te, et une certaine fiert&#233; de devenir l'&#233;paule sur laquelle le p&#232;re va enfin pouvoir s'appuyer. Tristesse aussi d'observer cette fin de vie. Envie, peut-&#234;tre, de l'acc&#233;l&#233;rer ?&lt;br class='autobr' /&gt; Une des grandes qualit&#233;s de cette nouvelle, c'est que tout ceci se joue sans pathos. Aucune effusion : le texte est tout en retenue. Si l'&#233;motion affleure r&#233;guli&#232;rement, elle est comme tenue &#224; distance par une &#233;criture faite de m&#233;lange des tons et des registres (le langage familier est volontiers convoqu&#233; pour camper le personnage de Tony l'&#233;lectricien), d'autod&#233;rision (le fils se moque de ses propres sentiments, qu'il juge parfois &#171; gnangan &#187;), d'irr&#233;v&#233;rence, voire de burlesque, dans le portrait du p&#232;re en alcoolique inv&#233;t&#233;r&#233; (compar&#233; tant&#244;t &#224; un poulet r&#244;ti, tant&#244;t &#224; un pape tenant d'extravagantes hom&#233;lies).&lt;br class='autobr' /&gt; Une &#233;criture qui d&#233;dramatise la situation, &#224; l'image de ce mot grotesque, &#171; Ratabougo &#187;, invent&#233; par l'esprit progressivement embrum&#233; du p&#232;re, et que le fils se promet de r&#233;p&#233;ter comme un hommage, apr&#232;s sa disparition. Un mot grotesque, mais un mot intime, qui scelle une relation filiale nouvelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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