<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Nouvelle Donne</title>
	<link>https://www.nouvelle-donne.net/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.nouvelle-donne.net/spip.php?id_auteur=130&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Nouvelle Donne</title>
		<url>https://www.nouvelle-donne.net/IMG/siteon0.png?1606645713</url>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/</link>
		<height>101</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Statut de la nouvelle Partie #5 &#8211; Bernardo Toro de RSA pr&#233;sente la SUITE</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/plein-feu-sur/article/statut-de-la-nouvelle-partie-5-bernardo-toro-de-rsa-presente-la-suite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/plein-feu-sur/article/statut-de-la-nouvelle-partie-5-bernardo-toro-de-rsa-presente-la-suite</guid>
		<dc:date>2023-03-11T11:35:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bernardo Toro</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Bernardo Toro, des &#233;ditions Rue Saint Ambroise, nous fait le plaisir de nous partager son plaidoyer pour un nouveau genre litt&#233;raire qui se situe &#224; la fronti&#232;re du roman et du recueil de nouvelles, la &#171; suite &#187;. Ce genre est inaugur&#233; chez RSA par la collection de m&#234;me nom. &lt;br class='autobr' /&gt;
LA SUITE Plaidoyer pour un nouveau genre litt&#233;raire &lt;br class='autobr' /&gt;
On se d&#233;sole du sort r&#233;serv&#233; &#224; la nouvelle sans suffisamment s'interroger sur les causes. Celle qu'on &#233;voque le plus souvent, l'h&#233;g&#233;monie du roman, provient d'une confusion entre (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/plein-feu-sur/" rel="directory"&gt;Plein feu sur&#8230;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bernardo Toro, &lt;a href=&#034;http://ruesaintambroise.weebly.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;des &#233;ditions Rue Saint Ambroise&lt;/a&gt;, nous fait le plaisir de nous partager son plaidoyer pour un nouveau genre litt&#233;raire qui se situe &#224; la fronti&#232;re du roman et du recueil de nouvelles, la &#171; suite &#187;. Ce genre est inaugur&#233; chez RSA par la collection de m&#234;me nom.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;LA SUITE
Plaidoyer pour un nouveau genre litt&#233;raire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On se d&#233;sole du sort r&#233;serv&#233; &#224; la nouvelle sans suffisamment s'interroger sur les causes. Celle qu'on &#233;voque le plus souvent, l'h&#233;g&#233;monie du roman, provient d'une confusion entre genre et format qu'il serait temps de dissiper. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le genre (la nouvelle) est une cat&#233;gorie litt&#233;raire, alors que le format (le recueil de nouvelles) est un objet &#233;ditorial. L'h&#233;g&#233;monie incontestable du roman ne signe pas la d&#233;faite d'un genre (la nouvelle), mais la faillite d'un format (le recueil). Pour redonner &#224; la nouvelle la place qui &#233;tait autrefois la sienne, il nous faut donc identifier les d&#233;fauts du format et tenter de les corriger.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Quelques remarques pr&#233;liminaires &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si la publication d'ouvrages ne contenant qu'une seule nouvelle &#233;tait rentable, il est possible que les recueils n'existeraient pas ou tr&#232;s peu. Ceux-ci r&#233;pondent donc &#224; une contrainte &#233;conomique et non &#224; une n&#233;cessit&#233; litt&#233;raire. Au XIXe si&#232;cle, les journaux ont assur&#233; une diffusion unitaire de la nouvelle avec &#233;clat. L'&#226;ge d'or de la nouvelle date fort logiquement de cette &#233;poque. Les recueils se sont d&#233;velopp&#233;s &#224; l'ombre des journaux et principalement pour pallier le caract&#232;re &#233;ph&#233;m&#232;re de ceux-ci. Les nouvelles parues un jour &#233;tant introuvables d&#232;s le lendemain, le relais des recueils s'est av&#233;r&#233; n&#233;cessaire. Au tournant du si&#232;cle, quand les journaux ont cess&#233; de publier des nouvelles, les recueils ont perdu leur principale raison d'&#234;tre. En France, le d&#233;clin de la nouvelle date de cette &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Les inconv&#233;nients du recueil &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus d'un si&#232;cle, nous ne cessons d'attribuer &#224; la nouvelle les d&#233;fauts du recueil et cette confusion nous emp&#234;che de r&#233;fl&#233;chir aux inconv&#233;nients du format. Mais quels sont donc ces inconv&#233;nients ? &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s que nous nous familiarisons avec l'intrigue et les personnages d'une nouvelle, celle-ci s'ach&#232;ve et le recueil nous projette dans une nouvelle histoire avec d'autres personnages et une intrigue diff&#233;rente. L'effort que ces accommodements incessants nous imposent finit par nous lasser. Les enqu&#234;tes montrent que peu de recueils sont lus jusqu'au bout. Soit que l'effort s'av&#232;re p&#233;nible &#224; force d'&#234;tre renouvel&#233;, soit qu'au bout de quelques nouvelles le lecteur estime avoir lu suffisamment &#8211; qu'il ait aim&#233; ou pas les textes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par opposition, l'effort que le roman nous r&#233;clame est fourni une fois pour toutes et n'a plus besoin d'&#234;tre renouvel&#233;. Une fois entr&#233;s dans l'histoire, nous nous d&#233;pla&#231;ons dans un univers de plus en plus familier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;L'avenir de la nouvelle &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces r&#233;flexions au sujet du format nous poussent &#224; r&#234;ver d'un nouveau genre capable de concilier la vari&#233;t&#233; du recueil et l'unit&#233; du roman, la concision de la nouvelle et la richesse du roman. C'est l'ambition de notre nouvelle collection, offrir une alternative au recueil en faisant appel &#224; un nouveau genre qui &#233;chappe &#224; la vari&#233;t&#233; lassante du recueil sans tomber dans l'uniformit&#233; monotone du roman. Un genre qui serait &#224; la nouvelle ce que la s&#233;rie est au film, un ensemble d&#233;coup&#233; en unit&#233;s ind&#233;pendantes qui r&#233;alise la synth&#232;se entre deux exigences en apparence contradictoires, la coh&#233;sion de l'ensemble et la vari&#233;t&#233; des parties.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;LA SUITE
D&#233;finition &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous appellerons &#171; suite &#187; ce nouveau genre litt&#233;raire. Un genre compos&#233; de r&#233;cits ind&#233;pendants (pouvant &#234;tre lus s&#233;par&#233;ment), mais reli&#233;s entre eux par un ou par plusieurs fils conducteurs : le th&#232;me, le lieu, le personnage, l'action. &lt;br class='autobr' /&gt;
Examinons &#224; titre d'exemple cette magnifique suite qu'est &lt;i&gt;Winesburg-en-Ohio&lt;/i&gt; de Sherwood Anderson. Comme le titre l'indique, les diff&#233;rentes histoires qui la composent se passent toutes dans le m&#234;me village du Middle West. Le lieu est donc le lien explicite. On y trouve aussi des personnages r&#233;currents et des faits identiques racont&#233;s &#224; partir de points de vue diff&#233;rents. &#192; ces liens superficiels s'ajoute un autre plus profond, le th&#232;me de la solitude moderne &#9472; qui ne rel&#232;ve pas de l'isolement social.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Historique &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Winesburg-en-Ohio&lt;/i&gt; date de 1919. Il semble donc difficile de consid&#233;rer la suite comme un genre nouveau. Pourtant l'incapacit&#233; des critiques &#224; l'identifier comme tel les a pouss&#233; &#224; classer ce livre tant&#244;t dans la cat&#233;gorie roman, tant&#244;t dans la cat&#233;gorie recueil de nouvelles, sans percevoir ce qu'il a de sp&#233;cifique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'ont-ils en commun des ouvrages aussi divers que &lt;i&gt;Chroniques martiennes&lt;/i&gt; de Ray Bradbury, &lt;i&gt;Le Gambit du cavalier&lt;/i&gt; de William Faulkner, &lt;i&gt;Manhattan Transfert&lt;/i&gt; de John Dos Passos, &lt;i&gt;Marelle&lt;/i&gt; de Julio Cortazar, &lt;i&gt;Le livre du rire et de l'oubli de Milan Kundera&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les d&#233;tectives sauvages&lt;/i&gt; de Roberto Bola&#241;o, &lt;i&gt;L'acacia&lt;/i&gt; de Claude Simon, &lt;i&gt;Trailerpark&lt;/i&gt; de Russell Banks, &lt;i&gt;Plasmas&lt;/i&gt; de C&#233;line Minard, &lt;i&gt;Obabakoak&lt;/i&gt; de Bernardo Atxaga, &lt;i&gt;Sefarad&lt;/i&gt; d'Antonio Munoz Molina, &lt;i&gt;Cano&#235;s&lt;/i&gt; de Maylis de Kerangal, ou, plus pr&#232;s de nous, &lt;i&gt;Vent de boulet&lt;/i&gt; de Sylvie Dubin ? Rien en apparence, &#224; en croire les critiques qui n'ont jamais song&#233; &#224; les associer. Ces ouvrages partagent pourtant un m&#234;me principe de composition qui ne rel&#232;ve ni du roman ni du recueil de nouvelles. Leur lecture devrait vous permettre de vous faire une id&#233;e concr&#232;te de l'infinie souplesse et des multiples possibilit&#233;s qu'offre la suite.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;La progression &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour que la suite se constitue comme un genre &#224; part enti&#232;re une condition s'av&#232;re n&#233;cessaire : la pr&#233;sence d'une progression. Un m&#234;me th&#232;me, un lieu unique ou le retour d'un m&#234;me personnage ne suffissent pas &#224; constituer une suite. Il faut encore que les r&#233;cits y soient dispos&#233;s suivant une certaine progression qui donne une orientation, une organisation et une direction &#224; l'ensemble. &#192; la diff&#233;rence du recueil, dans la suite l'ordre des textes n'est ni arbitraire ni interchangeable, mais motiv&#233; et structurant. C'est lui qui conduit l'ensemble d'un point A &#224; un point Z en passant par une s&#233;rie de points interm&#233;diaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
La forme de cette progression d&#233;pend de la vis&#233;e de la suite. Si son objectif est l'exploration d'un monde qu'il soit r&#233;el (&lt;i&gt;Manhattan Transfer, Trailerpark&lt;/i&gt;) ou imaginaire (&lt;i&gt;Chroniques martiennes, Obabakoak&lt;/i&gt;) sa progression sera forc&#233;ment plus spatiale que temporelle, et pour ainsi dire kal&#233;idoscopique. Si la vis&#233;e de la suite est la connaissance d'un personnage (&lt;i&gt;Marelle, Les d&#233;tectives sauvages&lt;/i&gt;) la dimension chronologique sera au contraire dominante. Si c'est le th&#232;me qui structure la suite (&lt;i&gt;Le livre du rire et de l'oubli, Plasmas, Sefarad&lt;/i&gt;) celle-ci se d&#233;veloppera suivant une logique arborescente qui rappelle la composition musicale. D'o&#249; le terme que nous avons choisi pour designer ce genre. Suite est, en effet, un vieux mot fran&#231;ais qui s'est impos&#233; dans toutes les langues dans son acception musicale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;La progression ne d&#233;rive pas de l'action &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un autre principe doit &#233;galement &#234;tre pris en consid&#233;ration : la progression ne peut pas d&#233;river de l'action, &#224; moins que les faits soient pr&#233;sent&#233;s de mani&#232;re non chronologique ou elliptique. La raison en est simple, une suite qui suivrait pas &#224; pas les diff&#233;rentes &#233;tapes d'une histoire entrerait dans la cat&#233;gorie roman. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette condition nous semble toutefois moins importante que celle qui permet &#224; la suite de se diff&#233;rencier du recueil (la progression). Du point de vue de la r&#233;ception, une suite qui se situe aux fronti&#232;res du roman pr&#233;sente moins d'inconv&#233;nients qu'une &#171; suite &#187; qui, d&#233;pourvue de progression, retomberait dans l'&#233;parpillement du recueil.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;L'intrigue &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les chapitres d'un roman ne laissent pas n&#233;cessairement des blancs. Le seul blanc dont le roman a besoin pour constituer son intrigue se situe dans l'avenir (Que va-t-il arriver ? Comment l'histoire va-t-elle se terminer ?) Dans une suite, au contraire, l'agencement d'histoires ind&#233;pendantes laisse n&#233;cessairement des blancs. L'intrigue provient davantage des interstices entre les histoires que du suspense qu'elles laissent planer devant elles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des histoires ind&#233;pendantes tissent un riche et subtil r&#233;seau de relations dont le d&#233;voilement progressif constitue l'intrigue sous-jacente de la suite. L'intrigue ne porte donc plus sur des faits qui seront r&#233;v&#233;l&#233;s ult&#233;rieurement, mais sur les liens souvent implicites entre des faits d&#233;j&#224; connus. Lire une suite revient &#224; rassembler les pi&#232;ces d'un puzzle afin d'admirer une image qui n'existe pas forc&#233;ment dans le livre, mais se forme dans l'esprit du lecteur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;La suite et la s&#233;rie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si nous avions &#224; d&#233;finir la suite suivant les cat&#233;gories propres &#224; la narrative t&#233;l&#233;visuelle, on dira que la suite est un mixte entre la s&#233;rie &#224; &#233;pisodes boucl&#233;s et le feuilleton. Une forme interm&#233;diaire que les critiques appellent s&#233;rie-feuilletonnante ou s&#233;rie mixte. Dans ce type de s&#233;rie, les r&#233;cits boucl&#233;s &#224; la fin de chaque &#233;pisode s'inscrivent dans une perspective globale qu'ils contribuent &#224; compl&#233;ter, &#224; d&#233;velopper et &#224; nuancer. Citons &#224; titre d'exemple la c&#233;l&#232;bre s&#233;rie &lt;i&gt;The Crown&lt;/i&gt;. Chaque &#233;pisode est ind&#233;pendant, mais l'ensemble vous donne une vision de plus en plus compl&#232;te et nuanc&#233;e de la famille royale. Les s&#233;ries t&#233;l&#233;visuelles adoptent de plus en plus cette forme interm&#233;diaire qui permet de conjuguer (tout comme la suite que nous pr&#233;conisons) l'unit&#233; du feuilleton et la vari&#233;t&#233; de la s&#233;rie. Citons, en autres, &lt;i&gt;Urgences, New York Police Blues, Ally McBeal, Buffy contre les vampires, Tales from the Loop&lt;/i&gt;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;La modernit&#233; de la suite&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Existe-il une raison profonde &#224; l'av&#232;nement de la suite ou s'agit-il d'un simple raccommodage formel visant &#224; r&#233;concilier le public avec la forme courte ? Comme la plupart des renouvellements formels, la suite semble r&#233;pondre &#224; une n&#233;cessit&#233; plus profonde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un monde o&#249; des d&#233;terminations ext&#233;rieures (sociales, &#233;conomiques, politiques) sont fortes et notre capacit&#233; d'agir r&#233;duite, savoir ce qui va arriver (il arrive toujours la m&#234;me chose et &#224; peu pr&#232;s de la m&#234;me mani&#232;re) est d'un int&#233;r&#234;t limit&#233;. Nos vies manquent de nouveaut&#233;, de relief et de suspense et pourtant elles rec&#232;lent quelque chose de fascinant parce que myst&#233;rieux. D'o&#249; vient leur myst&#232;re ? Pourquoi la trame de notre vie nous &#233;chappe ? Pourquoi celle-ci nous para&#238;t aussi opaque et imp&#233;n&#233;trable ? Probablement en raison des blancs, des ruptures et des multiples qui la composent. Imaginer qu'une action englobante peut donner unit&#233; et sens &#224; cet ensemble discontinu est une fable &#224; laquelle nous avons du mal &#224; croire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous ne vivons plus dans un monde o&#249; l'homme se r&#233;v&#232;le &#224; lui-m&#234;me par l'action. Cette vision &#233;pique que beaucoup de romans se complaisent &#224; nous offrir est une compensation imaginaire. Elle rel&#232;gue la litt&#233;rature au rang de divertissement. Par opposition, un dispositif qui, comme la suite, met en sc&#232;ne le discontinu et le multiple semble interroger l'existence telle qu'elle se pr&#233;sente r&#233;ellement &#224; nous.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;En guise de conclusion &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cisons pour conclure qu'aucun des principes avanc&#233;s plus haut ne saurait avoir valeur de prescription ou de r&#232;gle. Comme toujours dans l'art, la pratique doit d&#233;border la th&#233;orie. Il y a autant de suites possibles que d'auteurs &#224; l'&#339;uvre, autant de mani&#232;res de conjuguer unit&#233; et multiplicit&#233; que de subjectivit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si la mise en place d'ateliers d'&#233;criture peut s'av&#233;rer utile, c'est moins pour encadrer ou canaliser les pratiques que pour les stimuler et les enrichir gr&#226;ce aux lectures, aux avis et aux conseils des autres. Nous avons, en effet, beaucoup apprendre les uns des autres. Ces lignes ne sont qu'un premier &#233;lan que chacun doit poursuivre &#224; sa mani&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
