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	<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>N&#176; 117 de la revue Br&#232;ves : &#171; Le monde dans un grain de riz &#187;</title>
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&lt;p&gt;Pour un num&#233;ro sorti en pleins d&#233;sordres &#171; confinatoires &#187;, Br&#232;ves a fait tr&#232;s fort avec son opus 117. D'abord, c'est un joli petit bouquin, avec une tr&#232;s belle photo en couverture qui donne envie d'aller vite tourner les pages pour savoir ce que cachent ce titre &#233;nigmatique &#171; Le monde dans un grain de riz &#187; et le sous-titre un peu plus explicite &#171; Micronouvelles chinoises &#187;. Des micronouvelles, qu'est-ce que c'est ? D'abord, il faut savoir que c'est une sp&#233;cialit&#233; chinoise, m&#234;me si on en rel&#232;ve des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1142.jpg?1612084078' width='86' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour un num&#233;ro sorti en pleins d&#233;sordres &#171; confinatoires &#187;, &lt;i&gt;Br&#232;ves&lt;/i&gt; a fait tr&#232;s fort avec son opus 117. D'abord, c'est un joli petit bouquin, avec une tr&#232;s belle photo en couverture qui donne envie d'aller vite tourner les pages pour savoir ce que cachent ce titre &#233;nigmatique &#171; Le monde dans un grain de riz &#187; et le sous-titre un peu plus explicite &#171; Micronouvelles chinoises &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des micronouvelles, qu'est-ce que c'est ? D'abord, il faut savoir que c'est une sp&#233;cialit&#233; chinoise, m&#234;me si on en rel&#232;ve des occurrences un peu partout dans le monde et &#224; toutes les &#233;poques. Est-ce un format encore plus petit que les nouvelles &#171; moyennes &#187; dont on a l'habitude ? Oui, avec une norme autour de 3000 mots. Ajoutez-y obligatoirement &#171; une chute soudaine et finale, peu de personnages, un sens critique aigu de la soci&#233;t&#233;, et beaucoup d'ironie &#187; : voil&#224; ce que vous verrez d&#233;velopp&#233; dans la 1e partie de ce n&#176; de &lt;i&gt;Br&#232;ves&lt;/i&gt;, qui est tr&#232;s didactique et l'on s'en f&#233;licite sur un sujet si mal connu de nous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Donc pendant une quinzaine de pages, le lecteur ignorant s'informe, mais si par hasard il est omniscient, rien ne l'emp&#234;che, &#233;videmment, d'aller tout de suite &#224; la page 17 et de se r&#233;galer avec &lt;i&gt;L'&#233;chelle, Ordiphage&lt;/i&gt;, et &lt;i&gt;Une rencontre fortuite&lt;/i&gt;, trois micronouvelles tr&#232;s r&#233;ussies, maniant avec brio l'art de la chute inattendue, en complet d&#233;calage avec l'histoire racont&#233;e. Puis la lecture se poursuit avec une alternance de nouvelles et de pages informatives ou explicatives et enfin, il nous reste cent pages, soit les 2/3 de l'opus, pour faire la connaissance du grand ma&#238;tre du genre LING Dingnian, dont &lt;i&gt;Br&#232;ves&lt;/i&gt; nous offre &#224; lire 12 nouvelles (traduites sp&#233;cialement pour l'occasion), puis un portrait de l'auteur, portrait dans tous les sens du terme puisque le texte est illustr&#233; de fort belles photos. D&#233;j&#224; largement publi&#233;e au Japon et aux &#201;tats-Unis mais m&#233;connue en France, on peut dire en paraphrasant la 4&#232;me de couverture que la micronouvelle en langue chinoise fait ici une entr&#233;e en fanfare en francophonie. &lt;i&gt;Br&#232;ves&lt;/i&gt; m&#233;rite bien un bravo, surtout par les temps qui courent, si peu favorables &#224; l'&#233;dition comme &#224; tout ce qui touche &#224; la culture. On mesure facilement l'&#233;nergie sans faille qu'il aura fallu &#224; ses cr&#233;ateurs pour mener le bateau &#224; bon port. Qu'ils en soient remerci&#233;s. Et quel meilleur remerciement que de souscrire un abonnement &#224; la revue ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Claire Blanchard-Thomasset &#8211; Fen&#234;tre ou couloir </title>
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&lt;p&gt;Qui se souvient du prix Prom&#233;th&#233;e, prestigieux troph&#233;e d&#233;cern&#233; par un jury qui ne l'&#233;tait pas moins ? Il semble avoir disparu des &#233;crans radars depuis bon nombre d'ann&#233;es mais ses laur&#233;ats ont continu&#233; leur petit bonhomme de chemin nouvelliste et voil&#224; Claire Blanchard-Thomasset qui refait surface avec Fen&#234;tre ou couloir, titre qui ne nous renseigne pas beaucoup sur le contenu du recueil mais, comme il arrive souvent, il faut lire le livre d'abord et juger de l'ad&#233;quation du titre ensuite. Il arrive (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1122.jpg?1609152330' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qui se souvient du prix Prom&#233;th&#233;e, prestigieux troph&#233;e d&#233;cern&#233; par un jury qui ne l'&#233;tait pas moins ? Il semble avoir disparu des &#233;crans radars depuis bon nombre d'ann&#233;es mais ses laur&#233;ats ont continu&#233; leur petit bonhomme de chemin nouvelliste et voil&#224; Claire Blanchard-Thomasset qui refait surface avec &lt;i&gt;Fen&#234;tre ou couloir&lt;/i&gt;, titre qui ne nous renseigne pas beaucoup sur le contenu du recueil mais, comme il arrive souvent, il faut lire le livre d'abord et juger de l'ad&#233;quation du titre ensuite. Il arrive d'ailleurs que l'on reste sur sa faim, mais pas ici.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les textes sont nombreux (19) mais courts. Presque tous se passent dans un univers intimiste et c'est ce sillon et celui-l&#224; seul que l'auteure s'est attach&#233;e &#224; creuser de nouvelle en nouvelle. Elle ou un de ses h&#233;ros/h&#233;ro&#239;nes se trouve toujours coinc&#233; dans une situation paralysante : dame assistant en catimini &#224; l'enterrement de son grand amour perdu (Au fond de l'&#233;glise) ; jeune homme faisant acte de pr&#233;sence dans un r&#233;veillon familial qu'il d&#233;teste depuis toujours mais, cette ann&#233;e encore, il n'osera pas le dire &#224; sa m&#232;re (&lt;i&gt;Joyeux No&#235;l&lt;/i&gt;) ; employ&#233; d'une multinationale dont le patron lui ass&#232;ne &#171; Putain, Igor ! Je te paie pour leur mordre le cul, alors, vas-y &#187; (&lt;i&gt;Sucre et fleur d'oranger&lt;/i&gt;) ; jeune femme ballott&#233;e entre deux hommes qu'elle aime tous les deux mais qui viennent de d&#233;couvrir que chacun n'est pas seul en lice et qui n'appr&#233;cient pas (&lt;i&gt;Fen&#234;tre ou couloir&lt;/i&gt;) ; jeune femme encore investie de la lourde responsabilit&#233; de pr&#233;senter son mec &#224; ses parents, aussi traditionnels qu'il est d&#233;contract&#233; (&lt;i&gt;Pr&#233;senter Eddy&lt;/i&gt;)&#8230; Bref, on ne peut les citer tous, mais ce qui est s&#251;r, c'est que tous tournent en rond dans le m&#234;me bocal et se heurtent ind&#233;finiment &#224; ses parois (on peut y voir un vrai syndrome du poisson rouge). Parfois, certains trouvent l'&#233;chappatoire, mais pas tous. D'o&#249; le ton tant&#244;t ironique, tant&#244;t l&#233;ger, tant&#244;t grave, tant&#244;t presque d&#233;sesp&#233;r&#233;&#8230; On ne peut dire cependant qu'il y en ait pour tous les go&#251;ts, car le substrat est toujours le m&#234;me et certains lecteurs ne sauraient sans doute se satisfaire de ces histoires quotidiennes et feutr&#233;es, o&#249; beaucoup de choses se devinent mais peu se disent et o&#249; jamais l'on ne crie, l'on ne pleure, encore moins l'on ne hurle. Peut-&#234;tre les h&#233;ros ont-ils lu Alfred de Vigny : &lt;i&gt;Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, fen&#234;tre ou couloir ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pierre Montbrand, Face &#224; la mer, </title>
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		<dc:date>2020-12-13T12:27:44Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Six nouvelles composent ce recueil, cela peut para&#238;tre peu, mais elles sont longues et denses et le tout fait un joli petit livre, agr&#233;able &#224; feuilleter et &#224; manier. Les textes sont r&#233;unis par un &#171; fil rouge &#187; commun : &#171; la qu&#234;te de l'&#233;ternel f&#233;minin, myst&#233;rieux et insaisissable &#187;, comme nous le dit la 4e de couverture. En effet, ce sont bien les femmes qui m&#232;nent la danse, faisant valser souvent malgr&#233; eux les hommes, les manipulant peut-&#234;tre, les aimant sans doute mais ne faisant que trois petits tours (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1116.jpg?1607862451' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Six nouvelles composent ce recueil, cela peut para&#238;tre peu, mais elles sont longues et denses et le tout fait un joli petit livre, agr&#233;able &#224; feuilleter et &#224; manier. Les textes sont r&#233;unis par un &#171; fil rouge &#187; commun : &#171; la qu&#234;te de l'&#233;ternel f&#233;minin, myst&#233;rieux et insaisissable &#187;, comme nous le dit la 4e de couverture. En effet, ce sont bien les femmes qui m&#232;nent la danse, faisant valser souvent malgr&#233; eux les hommes, les manipulant peut-&#234;tre, les aimant sans doute mais ne faisant que trois petits tours avant de s'en aller, telles les &lt;i&gt;Passantes&lt;/i&gt; chant&#233;es par Brassens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le recueil s'ouvre avec &lt;i&gt;Photo de classe&lt;/i&gt;. Pierre, le narrateur, photographe, fait une &#233;tape dans sa r&#233;gion natale, o&#249; il se contente g&#233;n&#233;ralement d'apparitions &#233;clair entre deux shootings. Il apprend le d&#233;c&#232;s de son ex-professeure d'anglais, avec qui il a jou&#233; passionn&#233;ment un remake du &lt;i&gt;Bl&#233; en herbe&lt;/i&gt; trente ans plus t&#244;t, qui a disparu brusquement et n'a plus jamais donn&#233; signe de vie avant de revenir mourir au bercail. L'enterrement est dans trois jours. Le temps pour Pierre de faire un grand voyage en nostalgie dont on se demande sur quoi il va d&#233;boucher&#8230; Ah ! C'est tout l'art de la chute. Celle-ci, absolument parfaite, cueillera le lecteur par surprise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si j'ai insist&#233; un peu longuement sur cette premi&#232;re nouvelle, c'est pour souligner &#224; quel point Pierre Montbrand ma&#238;trise l'art et les codes du genre, savoir-faire qui n'est pas donn&#233; &#224; tout le monde. On peut penser que, surtout dans les deux premiers textes, il attache beaucoup d'importance aux descriptions, ce qui est peu courant chez les nouvellistes, mais rien n'est laiss&#233; au hasard, on le constate de nouveau dans &lt;i&gt;Droits de succession&lt;/i&gt; qui se passe dans un univers tr&#232;s diff&#233;rent (que le titre suffit &#224; identifier) mais &#233;tonne aussi par la pr&#233;cision de sa construction, puis par sa chute presque &#171; clin d'&#339;il &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les quatre nouvelles qui suivent sont beaucoup plus br&#232;ves et moins descriptives. D&#233;cid&#233;ment, cet auteur a plus d'une corde &#224; son arc. &lt;i&gt;Clair de lune&lt;/i&gt; nous fait go&#251;ter une &#171; tranche de vie &#187; en famille, bien croustillante mais &#224; la d&#233;gustation si rapide et &#233;tonnante que le narrateur ne peut que &#171; se demander encore parfois s'il n'a pas r&#234;v&#233; &#187; (Ah ! les passantes&#8230;). Et voici qu'arrivent la nouvelle &#233;ponyme &lt;i&gt;Face &#224; la mer&lt;/i&gt;, que je vous laisse d&#233;couvrir, ainsi que &lt;i&gt;Mon &#233;t&#233; 52&lt;/i&gt;, toutes deux justifiant &#224; la fois le titre du livre et l'illustration de couverture. Elles se passent, en effet, dans un univers maritime et, dans le cas de &lt;i&gt;Mon &#233;t&#233; 52&lt;/i&gt;, cin&#233;matographique, qui doit beaucoup &#224; Ingmar Bergman, une des grandes admirations de l'auteur, et au couple mythique qu'il a form&#233; un temps avec Harriet Andersson. Reste &lt;i&gt;On dirait le Sud&lt;/i&gt;, sur lequel on pense que va planer forc&#233;ment l'ombre de Nino Ferrer, mais finalement non, c'est presque une pochade et la chute (une fois n'est pas coutume) est hilarante.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bonne lecture !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Marl&#232;ne Deschamps &#8211; Impressions, soleil couchant &#8211; </title>
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		<dc:date>2020-11-28T15:10:53Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Bien que ce livre soit sous-titr&#233; &#171; R&#233;cits et nouvelles &#187;, il est difficile de le cat&#233;goriser dans un genre pr&#233;cis, ou m&#234;me deux. La fronti&#232;re est si t&#233;nue parfois entre nouvelles et textes courts en tous genres qu'il est permis de l'oublier quand l'auteur nous embarque dans son univers, ce qui est bien l'essentiel qu'on attend d'un livre. L'opus est d&#233;coup&#233; en trois parties : &#171; Apprentissages &#187;, &#171; Histoires &#187;, &#171; M&#233;ditations &#187;, les deux premi&#232;res ayant bien des points communs, sauf qu'elles ne se passent pas (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1111.jpg?1606576249' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien que ce livre soit sous-titr&#233; &#171; R&#233;cits et nouvelles &#187;, il est difficile de le cat&#233;goriser dans un genre pr&#233;cis, ou m&#234;me deux. La fronti&#232;re est si t&#233;nue parfois entre nouvelles et textes courts en tous genres qu'il est permis de l'oublier quand l'auteur nous embarque dans son univers, ce qui est bien l'essentiel qu'on attend d'un livre.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'opus est d&#233;coup&#233; en trois parties : &#171; Apprentissages &#187;, &#171; Histoires &#187;, &#171; M&#233;ditations &#187;, les deux premi&#232;res ayant bien des points communs, sauf qu'elles ne se passent pas au m&#234;me moment d'une vie. Parlons d'abord d'elles, donc. Pour les nourrir, Marl&#232;ne Deschamps a butin&#233; &#224; droite et &#224; gauche le pollen dont elle a fait son miel et nous livre ledit miel, qui a parfois un go&#251;t tr&#232;s&#8230; sauvage, sans rien nous imposer, simplement en racontant, en &#233;voquant ce qu'elle a v&#233;cu ou dont elle a &#233;t&#233; t&#233;moin, et chacun y pioche ce qu'il veut, en tire les conclusions qu'il veut. Parfois, on regrette un peu, justement, la non directivit&#233; de l'auteur : c'est un choix d'&#233;criture comme un autre, mais on s'aper&#231;oit que lorsque l'auteur s'engage un peu plus, comme dans &lt;i&gt;Karman&lt;/i&gt; par exemple, on s'attache plus facilement &#224; l'h&#233;ro&#239;ne, et la conclusion &#171; Comme &#231;a pourrait &#234;tre simple la vie des femmes &#187; n'en a que plus d'impact. C'est vrai aussi dans &lt;i&gt;Tina&lt;/i&gt;, dont Marl&#232;ne nous conte l'histoire parce que &#171; les dettes d'amiti&#233; sont lourdes &#224; porter, que le temps &#233;rode la m&#233;moire, mais creuse les culpabilit&#233;s au lieu de les effacer &#187;. Mais on en revient vite &#224; ce qui caract&#233;rise la &#171; patte &#187; de l'auteur, justement, la neutralit&#233; du ton. En prime, de ci de l&#224;, on cueille, dans un texte qui n'est pas vraiment dr&#244;le pourtant (&lt;i&gt;Edmond et les Parisiennes&lt;/i&gt;), une phrase dont on n'a pas fini de rire : &#171; Edmond &#233;tait ce qu'on appelait alors un enfant &#171; naturel &#187;, &#224; croire que les enfants des couples mari&#233;s &#233;taient artificiels. &#187; Parfois, c'est en trois pages une petite sc&#232;ne cruellement juste de la vie quotidienne, malicieusement croqu&#233;e (&lt;i&gt;Le d&#233;jeuner&lt;/i&gt;). Le summum est atteint dans &lt;i&gt;F&#233;lix&lt;/i&gt; o&#249; une histoire absolument horrible nous est narr&#233;e avec un d&#233;tachement total jusqu'&#224; la derni&#232;re ligne, ce qui la rend encore plus horrible.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais attention, voici qu'arrive la 3e partie (intitul&#233;e &lt;i&gt;M&#233;ditations&lt;/i&gt;), que l'on a le droit de pr&#233;f&#233;rer aux deux autres car la sensibilit&#233; de l'auteur et ses capacit&#233;s d'empathie, un peu brid&#233;es pendant 100 pages, se d&#233;ploient sur les 30 derni&#232;res. Nous vous laissons la surprise et terminerons sur un souhait : que Marl&#232;ne Deschamps maintenant, d&#251;t sa pudeur en souffrir, nous &#233;crive un livre ayant pour unique sujet ses &lt;i&gt;M&#233;ditations&lt;/i&gt;. Elle a s&#251;rement encore beaucoup &#224; en dire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Poissons rouges et autres b&#234;tes aussi f&#233;roces &#8211; Ella Balaert</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/poissons-rouges-et-autres-betes-aussi-feroces-ella-balaert</link>
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		<dc:creator>BN</dc:creator>



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&lt;p&gt;Je n'ai pas de go&#251;t particulier pour le fantastique. Quelques bons souvenirs de lectures quand m&#234;me (surtout Dune), mais c'est d&#233;j&#224; de l'histoire ancienne, et sans la caution de Georges-Olivier Ch&#226;teaureynaud, grand ma&#238;tre du genre semi-fantastique et auteur d'une belle pr&#233;face tr&#232;s incitative, je n'aurais sans doute pas &#233;t&#233; attir&#233;e par ce livre au point de le chroniquer alors que personne ne m'avait rien demand&#233;. Mais voil&#224;, c'est fait, et je ne regrette pas le voyage. Commen&#231;ons par le texte &#233;ponyme, Les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1104.jpg?1605431072' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je n'ai pas de go&#251;t particulier pour le fantastique. Quelques bons souvenirs de lectures quand m&#234;me (surtout &lt;i&gt;Dune&lt;/i&gt;), mais c'est d&#233;j&#224; de l'histoire ancienne, et sans la caution de Georges-Olivier Ch&#226;teaureynaud, grand ma&#238;tre du genre semi-fantastique et auteur d'une belle pr&#233;face tr&#232;s incitative, je n'aurais sans doute pas &#233;t&#233; attir&#233;e par ce livre au point de le chroniquer alors que personne ne m'avait rien demand&#233;. Mais voil&#224;, c'est fait, et je ne regrette pas le voyage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Commen&#231;ons par le texte &#233;ponyme, &lt;i&gt;Les poissons rouges&lt;/i&gt;, qui se trouve &#234;tre aussi le premier du recueil. Une jeune femme, Andr&#233;a, &#224; la fois narratrice et partie prenante des &#233;v&#233;nements, m&#232;ne le bal et il ne faut qu'une ou deux pages pour qu'on comprenne que quelque chose &#171; ne tourne pas rond &#187; chez elle. &#192; moins qu'elle ne soit victime d'une conspiration universelle ? L'ambigu&#239;t&#233; est maintenue, et le d&#233;nouement, qui ne tarde pas &#224; arriver &#8211; la nouvelle est courte &#8211; fait froid dans le dos. Pauvres poissons rouges !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le ton est donn&#233; et ne sera pas d&#233;menti d'un bout &#224; l'autre. On ne sait pas toujours d'embl&#233;e quel personnage disjoncte ou va disjoncter (l'ambigu&#239;t&#233; est savamment entretenue) mais c'est s&#251;r, chaque texte va &#171; mal finir &#187;, g&#233;n&#233;ralement avec le concours ou sous le regard d'un animal &#8211; 17 textes, 17 animaux, un v&#233;ritable &#171; bestiaire &#187; &#8211; , comme le titre du recueil le laisse entendre. Le tout est de savoir comment interviendra ce d&#233;nouement : effet de surprise &#8211; comme dans &lt;i&gt;L'araign&#233;e&lt;/i&gt; o&#249; les fils de la toile sont si nombreux, si collants et si entortill&#233;s qu'on s'y emm&#234;le jusqu'&#224; la fin &#8211; ou lente et in&#233;luctable glissade vers l'ab&#238;me, simplement sugg&#233;r&#233;e d'abord, puis prenant peu &#224; peu toute la place &#8211; comme dans &lt;i&gt;Le faucon&lt;/i&gt; qui pousse le proc&#233;d&#233; jusqu'&#224; ses extr&#234;mes limites. Peu importe &#224; vrai dire, quelle que soit la mani&#232;re de faire, l'auteur r&#233;ussit l'exploit de nous surprendre &#224; chaque fois et ce n'est pas une de ses moindres qualit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un mot encore sur le style d'Ella Balaert, impressionnant d'inventivit&#233; ou en tout cas, de recours aux mots rares plus ou moins bricol&#233;s : &#171; apopathodiaphulatophobe &#187;, &#171; copronomasiophobie &#187; (&lt;i&gt;Le bourdon&lt;/i&gt;), etc. Ces jeux avec le langage, pour divertissants qu'ils soient, ne sont cependant pas gratuits, comme le souligne Ch&#226;teauraynaud dans sa brillante pr&#233;face, &#171; C'est Alzheimer, la peur d'Alzheimer [&#8230;] qui se cache l&#224;-derri&#232;re &#187;. Eh oui, sans doute, la mort a plus d'un tour dans son sac&#8230; Puisse cette lecture vous (nous) en distraire quelque temps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le petit peuple des nuages &#8211; Charlotte Mon&#233;gier </title>
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		<dc:date>2020-10-15T19:24:41Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Annulation du Salon de la revue, du March&#233; de la po&#233;sie et de bien d'autres manifestations qui font vivre le livre et en particulier les &#171; petits &#233;diteurs &#187;&#8230; les mauvaises nouvelles se succ&#232;dent. Dans le marasme ambiant, lesdits &#233;diteurs s'accrochent aux branches qui restent &#224; leur port&#233;e et ils ont bien raison. C'est ainsi que nous avons re&#231;u une demande de chronique pour Le petit peuple des nuages et nous nous en r&#233;jouissons, car il s'agit d'un excellent recueil de nouvelles, dont l'auteur &#8211; qui n'est (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1094.jpg?1602789861' width='120' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Annulation du Salon de la revue, du March&#233; de la po&#233;sie et de bien d'autres manifestations qui font vivre le livre et en particulier les &#171; petits &#233;diteurs &#187;&#8230; les mauvaises nouvelles se succ&#232;dent. Dans le marasme ambiant, lesdits &#233;diteurs s'accrochent aux branches qui restent &#224; leur port&#233;e et ils ont bien raison. C'est ainsi que nous avons re&#231;u une demande de chronique pour &lt;i&gt;Le petit peuple des nuages&lt;/i&gt; et nous nous en r&#233;jouissons, car il s'agit d'un excellent recueil de nouvelles, dont l'auteur &#8211; qui n'est pas une d&#233;butante &#8211; ma&#238;trise les codes du genre tout en en proposant une lecture tr&#232;s personnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un th&#232;me unique &#224; ce recueil : les rapports parents/enfants et tout particuli&#232;rement p&#232;re/fille (quelques gar&#231;ons, quand m&#234;me) quand le p&#232;re en question s'est fait la malle. Au premier abord, on pourrait craindre que l'auteur ne s'essouffle vite, car tout de m&#234;me, 13 textes sur cet unique sujet, c'est peut-&#234;tre beaucoup. Mais non. Chaque p&#232;re a eu ses raisons et sa fa&#231;on de jouer les filles de l'air et chaque enfant sa mani&#232;re de vivre son absence et, dans le meilleur des cas, de g&#233;rer les ultimes retrouvailles aux portes de la mort. Souvent, les protagonistes n'ont pas de nom, le p&#232;re surtout, souvent d&#233;sign&#233; par &lt;i&gt;il&lt;/i&gt; ou m&#234;me une simple initiale. La m&#232;re, c'est &lt;i&gt;elle&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;cette femme&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;R. n'est pas un bon p&#232;re&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;mais c'est comme &#231;a&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;cette femme laisse sa vie couler entre ses doigts&lt;/i&gt;). En fait, plus que des personnages, les parents repr&#233;sentent des arch&#233;types de comportement (&lt;i&gt;Mon p&#232;re &#233;tait fou&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;ma m&#232;re &#233;tait g&#233;niale&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Elle a fini par perdre la raison, elle aussi&lt;/i&gt;.&lt;i&gt; Et moi, j'&#233;tais au milieu d'eux&lt;/i&gt;). Quant aux enfants, ils naviguent entre le &lt;i&gt;je&lt;/i&gt; du narrateur interne, tr&#232;s impliqu&#233; dans ce qu'il raconte (&lt;i&gt;J'&#233;tais laide et grosse. Ma voix d&#233;raillait. Dans ma gorge, il y avait des larmes qui ne s&#233;chaient pas&lt;/i&gt;), le &lt;i&gt;tu&lt;/i&gt; qui introduit de la distance (&lt;i&gt;Tu r&#233;fl&#233;chis &#224; tout &#231;a, cette mascarade qu'est l'enfance&lt;/i&gt;), le &lt;i&gt;il&lt;/i&gt; ou le &lt;i&gt;elle&lt;/i&gt;, plus neutres... On voudrait pouvoir &#233;mailler cette chronique d'une foule de citations, tant l'auteur a trouv&#233; les mots justes pour &#233;voquer sans les blesser davantage ces grands br&#251;l&#233;s, qui voudraient tant qu'on les touche mais se blindent contre tout contact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un livre triste, forc&#233;ment, et douloureux aussi, mais pas seulement. Il arrive que, dans un dernier paragraphe, l'auteur laisse une porte ouverte : &lt;i&gt;Y'a bien quelqu'un qui vous attend quelque part&lt;/i&gt;, dit &#224; l'une des h&#233;ro&#239;nes un vieux bistrotier, parodiant sans le savoir Anna Gavalda. Oui, pour certains, pour certaines, il n'est pas tout &#224; fait trop tard et c'est la mort du p&#232;re, f&#251;t-il &#224; l'autre bout du monde, qui donne le d&#233;clic. Pour les autres, il ne reste qu'&#224; survivre, tant bien que mal. C'est la vie, dirait sans doute Charlotte Mon&#233;gier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand cessent les combats &#8211; Pierre Bisbal dit Gourdan, </title>
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		<dc:date>2020-10-02T08:25:04Z</dc:date>
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		<dc:creator>BN</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le th&#232;me doit &#234;tre &#224; la mode, car r&#233;cemment, le livre d'Anna Hope Le chagrin des vivants nous int&#233;ressait aux oubli&#233;es de l'apr&#232;s-guerre, les femmes priv&#233;es de leurs maris, fr&#232;res, fils, fianc&#233;s&#8230; tu&#233;s au combat. Et voici que Pierre Bisbal, marchant sur les bris&#233;es de Pierre Lema&#238;tre et de quelques autres, prend le relais, cette fois pour mettre en vedette les soldats eux-m&#234;mes, les survivants de l'horreur dont la r&#233;int&#233;gration dans la soci&#233;t&#233; se fait le plus souvent dans la douleur&#8230; quand elle se fait. Il a (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1090.jpg?1601627112' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le th&#232;me doit &#234;tre &#224; la mode, car r&#233;cemment, le livre d'Anna Hope &lt;i&gt;Le chagrin des vivants&lt;/i&gt; nous int&#233;ressait aux oubli&#233;es de l'apr&#232;s-guerre, les femmes priv&#233;es de leurs maris, fr&#232;res, fils, fianc&#233;s&#8230; tu&#233;s au combat. Et voici que Pierre Bisbal, marchant sur les bris&#233;es de Pierre Lema&#238;tre et de quelques autres, prend le relais, cette fois pour mettre en vedette les soldats eux-m&#234;mes, les survivants de l'horreur dont la r&#233;int&#233;gration dans la soci&#233;t&#233; se fait le plus souvent dans la douleur&#8230; quand elle se fait. Il a choisi pour cela le genre de la nouvelle, dont la d&#233;finition extensible se pr&#234;te bien au sujet. &#171; Des fictions rivalisant avec la fantasque r&#233;alit&#233; &#187;, nous dit la 4e de couverture. Des fictions, vraiment ? Nous pencherions plut&#244;t pour des &#171; tranches de vie &#187; mises en sc&#232;ne pour l'occasion, en tout cas regroup&#233;es autour d'un m&#234;me th&#232;me : quand cessent les combats, que deviennent les soldats survivants ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous passerons sur le fait que le livre est divis&#233; en deux : l'apr&#232;s-guerre 14-18 et l'apr&#232;s-guerre 39-45. La date n'a pas vraiment d'importance, les apr&#232;s-guerres se ressemblent, surtout aussi proches dans le temps et avec le m&#234;me ennemi. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#1194;a d&#233;bute par une histoire presque gaie : il arrive que les soldats d&#233;mobilis&#233;s &#233;pousent leur &#171; marraine de guerre &#187;, quitte &#224; faire le d&#233;sespoir de leurs parents qui leur avaient pr&#233;vu un parti beaucoup plus avantageux. Mais il arrive aussi que rentr&#233;s apparemment sains et saufs et le c&#339;ur l&#233;ger, ils soient rattrap&#233;s par le souvenir des horreurs qu'ils ont v&#233;cues et sombrent peu &#224; peu dans la folie. Pire, il n'est pas rare que leur relatif bon &#233;tat soit mis sur le compte non de la chance mais de leur l&#226;chet&#233; et d'une possible fuite honteuse devant l'ennemi. Et comment survit la &#171; gueule cass&#233;e &#187; qui ne supporte pas qu'on le regarde et s'enferme dans sa chambre jusqu'au jour o&#249;&#8230; ? Et ce jeune homme qui ne sait plus marcher sans s'emm&#234;ler les pinceaux mais retrouve ses jambes d'avant quand l'orchestre joue une valse ? etc. etc. On le voit, Pierre Bisbal ne manque ni d'imagination ni de sensibilit&#233; ni de sens de l'humour pour broder &#224; l'infini sur le th&#232;me qu'il a choisi. Une seule th&#233;matique et douze nouvelles sans s'essouffler, c'est un bel exploit, surtout pour un premier livre. Il faut ajouter que l'auteur, comme nous en informe la 4e de couverture, fait partie d'une association de militaires et anciens militaires tr&#232;s attach&#233;s au devoir de m&#233;moire et que la totalit&#233; des droits d'auteur sera vers&#233;e &#224; cette association. De quoi d&#233;clencher peut-&#234;tre l'impulsion d'achat en ces temps si moroses pour les libraires&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Jeunesses &#187;, n&#176; 116 de la revue Br&#232;ves</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/jeunesses-no-116-de-la-revue-breves</link>
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		<dc:date>2020-07-07T20:00:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>BN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tout d'abord, et contrairement &#224; ce que nous avons annonc&#233; par erreur, L'Atelier du Gu&#233; n'a pas ferm&#233; ses portes mais se concentre sur la r&#233;&#233;dition de ses anciens titres. Quant &#224; Br&#232;ves, elle se porte fort bien et c'est un superbe num&#233;ro que ce n&#176; 116 sur le th&#232;me &#034;Jeunesses&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Douze nouvelles in&#233;dites, excusez du peu, et talentueuses, cela va sans dire. Il y en a pour tous les go&#251;ts, de la plus &#171; classique &#187; (vive le classicisme quand il est port&#233; par Fran&#231;oise Gu&#233;rin, qu'on ne pr&#233;sente plus) &#224; la plus (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout d'abord, et &lt;strong&gt;contrairement &#224; ce que nous avons annonc&#233; par erreur&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'Atelier du Gu&#233;&lt;/i&gt; n'a pas ferm&#233; ses portes&lt;/strong&gt; mais se concentre sur la r&#233;&#233;dition de ses anciens titres. Quant &#224; &lt;i&gt;Br&#232;ves&lt;/i&gt;, elle se porte fort bien et c'est un superbe num&#233;ro que ce n&#176; 116 sur le th&#232;me &#034;Jeunesses&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Douze nouvelles in&#233;dites, excusez du peu, et talentueuses, cela va sans dire. Il y en a pour tous les go&#251;ts, de la plus &#171; classique &#187; (vive le classicisme quand il est port&#233; par Fran&#231;oise Gu&#233;rin, qu'on ne pr&#233;sente plus) &#224; la plus d&#233;jant&#233;e, &#233;crite &lt;strong&gt;et&lt;/strong&gt; illustr&#233;e par Y&#251;ko Chigira. J'avoue humblement n'avoir aucun go&#251;t pour la litt&#233;rature japonaise et, &#224; vrai dire, n'avoir pas compris grand-chose &#224; &lt;i&gt;Maggie-tue-les-chats&lt;/i&gt;, mais d'autres crieront sans doute au g&#233;nie et je fais d'avance amende honorable. Entre deux, les nouvelles se succ&#232;dent, toutes talentueuses mais parlant diversement &#224; la sensibilit&#233; du lecteur, raison pour laquelle il est difficile d'en citer une plut&#244;t qu'une autre. Personnellement, et dans des genres tr&#232;s diff&#233;rents, j'ai particuli&#232;rement aim&#233; &lt;i&gt;L'&#201;cuy&#232;re&lt;/i&gt; de Gilles Marie, qui illustre avec tendresse et po&#233;sie la jolie formule de &lt;i&gt;Ruy Blas&lt;/i&gt; : &#171; ver de terre amoureux d'une &#233;toile &#187; ; j'ai beaucoup ri &#224; la lecture du loufoque &lt;i&gt;T&#234;te &#224; t&#234;te&lt;/i&gt; de S&#233;bastien Pons ; j'ai appr&#233;ci&#233; &#224; sa juste valeur l'aphorisme qui termine &lt;i&gt;R&#233;surgence&lt;/i&gt; de Ph. Deblaise (&lt;i&gt;C'est une injustice grande que de mourir apr&#232;s avoir v&#233;cu&lt;/i&gt;) et j'ai go&#251;t&#233; comme il se doit la longue &#233;pop&#233;e d'Alain Rizzolo-M&#232;je (&lt;i&gt;Un seul instant d'&#233;ternit&#233;&lt;/i&gt;) qui nous narre les tribulations d'un galet &#224; travers les si&#232;cles et r&#233;ussit &#224; nous y int&#233;resser comme s'il s'agissait d'un &#234;tre vivant. Mais peut-&#234;tre l'est-il, vivant, qui sait ? Je m'arr&#234;te l&#224; pour &#233;viter &#171; l'effet catalogue &#187; : que les non-cit&#233;s ne m'en veuillent pas, ils n'ont pas d&#233;m&#233;rit&#233;. Dans la s&#233;rie &#171; Coup d'&#339;il dans le r&#233;tro &#187;, je signale quand m&#234;me le texte poignant de Maurice Loton (d&#233;c&#233;d&#233; en 2007) : &lt;i&gt;La dict&#233;e&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le recueil se termine par un panorama des &#339;uvres rutilantes et souvent tortur&#233;es (les deux ne sont pas incompatibles) du peintre Canta et aussi par une interview d'Emmanuelle Moysan, qui dirige courageusement la maison d'&#233;ditions &lt;i&gt;Le Soupirail&lt;/i&gt;. Autant de bonnes raisons d'acqu&#233;rir ce num&#233;ro 116 et, pourquoi pas, de vous abonner &#224; &lt;i&gt;Br&#232;ves&lt;/i&gt; pour &#234;tre s&#251;r de ne manquer aucun des suivants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Marie-Christine Quentin - Inflexions </title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/marie-christine-quentin-inflexions</link>
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		<dc:date>2020-06-22T12:00:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>BN</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ceux qui suivent Marie-Christine Quentin au fil de ses parutions r&#233;guli&#232;res n'en seront pas surpris : le recueil Inflexions, outre qu'il b&#233;n&#233;ficie en couverture d'une superbe photo &#171; maritime &#187; en noir et blanc, fait de nouveau la part belle, dans un premier temps, aux langueurs et rigueurs oc&#233;anes. Naufrage, Un balcon sur la mer, Boulevard de l'oc&#233;an, ces titres (ainsi que les citations mises en exergue) sont suffisamment &#233;vocateurs pour se passer de commentaires. L'auteure n'a pas fini d'en d&#233;coudre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Critiques de recueils de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1067.jpg?1592827204' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ceux qui suivent Marie-Christine Quentin au fil de ses parutions r&#233;guli&#232;res n'en seront pas surpris : le recueil Inflexions, outre qu'il b&#233;n&#233;ficie en couverture d'une superbe photo &#171; maritime &#187; en noir et blanc, fait de nouveau la part belle, dans un premier temps, aux langueurs et rigueurs oc&#233;anes. &lt;i&gt;Naufrage&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Un balcon sur la mer&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Boulevard de l'oc&#233;an&lt;/i&gt;, ces titres (ainsi que les citations mises en exergue) sont suffisamment &#233;vocateurs pour se passer de commentaires. L'auteure n'a pas fini d'en d&#233;coudre avec l'&#233;l&#233;ment liquide, si beau, si fascinant, si meurtrier aussi, et l'on pense au vers de Baudelaire : &#171; Homme libre toujours tu ch&#233;riras la mer &#187;. Cela vaut &#233;galement, bien s&#251;r, pour les femmes libres.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; ce stade, une petite inqui&#233;tude commence pourtant &#224; sourdre : apr&#232;s &lt;i&gt;&#192; fleur de sel&lt;/i&gt;, ouvrage enti&#232;rement consacr&#233; &#224; l'univers marin, la narratrice va-t-elle trouver assez de souffle pour situer encore une fois une dizaine de textes dans ce m&#234;me univers ? C'est l&#224; qu'avec audace elle change de cap et &#233;gr&#232;ne les nouvelles suivantes au gr&#233; de ses envies, dans des contextes tr&#232;s diff&#233;rents. On y rencontre tant&#244;t un vieux Chinois, tant&#244;t un jeune SDF sur le pav&#233; parisien, on verra m&#234;me r&#233;appara&#238;tre Le Petit Prince, qui avait d&#233;j&#224; fait une incursion entre les pages d'&lt;i&gt;&#192; fleur de sel&lt;/i&gt; et qui revient dans la nouvelle &lt;i&gt;&#192; un pas&lt;/i&gt;, laquelle se passe sur la Lune, o&#249; il c&#244;toie Pierrot et Colombine. Tous trois y accueillent Neil Armstrong et le dissuadent de venir perturber leur existence. &#171; Rentre chez toi, Neil, dit Le Petit prince. L'homme n'a rien &#224; faire sur la Lune. [&#8230;]. La Lune appartient aux po&#232;tes, aux enfants, aux amants, aux doux r&#234;veurs&#8230; &#187;. Et ainsi de suite. Chaque nouvelle s'ins&#232;re dans un microcosme diff&#233;rent mais un fil rouge les relie : le r&#234;ve et la r&#233;alit&#233; s'y entrem&#234;lent inextricablement. Et la po&#233;sie baigne tout cela, tant dans les textes que dans les citations en t&#234;te de chapitre, au fil desquelles on croise Baudelaire, Rimbaud, Conrad et quelques autres, sans oublier S&#233;n&#232;que.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous voil&#224; pr&#233;venus, lecteurs : Marie-Christine Quentin n'est pas un auteur banal. Pour l'appr&#233;cier, c'est simple : faites les premiers pas, entrez dans la danse et ensuite, laissez-vous conduire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le petit sapin de No&#235;l &#8211; Stella Gibbons &#8211; H&#233;lo&#239;se d'Ormesson, 2018</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/le-petit-sapin-de-noel-stella-gibbons-heloise-d-ormesson-2018</link>
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		<dc:date>2020-01-10T20:11:28Z</dc:date>
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		<dc:creator>BN</dc:creator>



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&lt;p&gt;Un peu tard en saison pour chroniquer un livre qui porte ce titre ? C'est s&#251;r, mais dans ce cas, impossible d'anticiper car ledit livre est arriv&#233; &#224; titre de cadeau&#8230; au pied du sapin, justement. Et puis, &#171; Le petit sapin de No&#235;l &#187; n'est que le titre de la nouvelle &#233;ponyme, les autres et m&#234;me celle-l&#224;, en fait, parlent de tout autre chose. De quoi ? Essentiellement, de la difficult&#233; que l'auteure a bien connue d'&#234;tre n&#233;e femme au d&#233;but du XXe si&#232;cle et de trouver sa place dans la soci&#233;t&#233; des ann&#233;es 30, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Critiques de recueils de nouvelles&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1023.jpg?1578687072' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un peu tard en saison pour chroniquer un livre qui porte ce titre ? C'est s&#251;r, mais dans ce cas, impossible d'anticiper car ledit livre est arriv&#233; &#224; titre de cadeau&#8230; au pied du sapin, justement. Et puis, &#171; Le petit sapin de No&#235;l &#187; n'est que le titre de la nouvelle &#233;ponyme, les autres et m&#234;me celle-l&#224;, en fait, parlent de tout autre chose. &lt;br class='autobr' /&gt;
De quoi ? Essentiellement, de la difficult&#233; que l'auteure a bien connue d'&#234;tre n&#233;e femme au d&#233;but du XXe si&#232;cle et de trouver sa place dans la soci&#233;t&#233; des ann&#233;es 30, encore tr&#232;s machiste mais o&#249; certaines commencent &#224; secouer le cocotier. Les h&#233;ro&#239;nes des quinze nouvelles qui composent ce recueil ne se ressemblent pas mais elles ont un point commun : elles font partie d'une g&#233;n&#233;ration sacrifi&#233;e, qui a &#171; essuy&#233; les pl&#226;tres &#187; et fait bouger les codes des relations hommes/femmes, mais s'aper&#231;oit avec tristesse qu'aux yeux de la g&#233;n&#233;ration suivante, tout ce qu'elles ont conquis est consid&#233;r&#233; comme acquis depuis toujours et que nul(le) ne se souvient m&#234;me de leur combat. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et pourtant, elles en ont fait, du chemin, avec en commun un m&#234;me d&#233;sir, celui d'exister, sans les hommes s'il le fallait, avec les hommes si ceux-ci consentaient &#224; faire au moins la moiti&#233; de la route&#8230; Mais ce n'&#233;tait pas donn&#233; d'avance et celles qui se sont crues trop vite arriv&#233;es et m&#234;me revenues de tout ne sont pas au bout de leurs peines. Ainsi Miss Roscoe fait le r&#233;cit de sa vie : &#171; George et moi, nous nous connaissions depuis l'enfance. Quand j'ai eu trente-cinq ans, nous nous sommes fianc&#233;s [&#8230;]. J'avais &#339;uvr&#233; pour la Cause toute ma vie et c'&#233;tait un homme intelligent, qui savait ce qu'elle repr&#233;sentait pour moi. [&#8230;] Il m'avait attendue et il &#233;tait absolument d'accord pour me partager avec la Cause, mais cela ne me suffisait pas. Je voulais &#234;tre aussi libre que si je n'avais pas &#233;t&#233; mari&#233;e, libre de tout donner &#224; la Cause. Mais George ne voyait pas les choses ainsi. J'ai donc rompu nos fian&#231;ailles. &#187; Triste bilan, donc, mais tout espoir n'est pas perdu : Miss Roscoe va tardivement tomber sous le charme d'un homme qui&#8230; Nous n'en dirons pas plus, d'autant qu'elle n'est qu'un exemple, significatif, certes, mais loin d'&#234;tre unique : pour chacune de ces quinze femmes, si les causes de leur mal-&#234;tre sont les m&#234;mes, l'itin&#233;raire est diff&#233;rent et la conclusion de la nouvelle aussi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Celle-ci est d'ailleurs souvent tr&#232;s elliptique, c'est &#224; peine une chute, elle sugg&#232;re mais n'impose pas, &#224; la mani&#232;re &#171; so british &#187; aussi &#233;loign&#233;e du pathos que possible et toujours saupoudr&#233;e d'un zeste d'humour. C'est parfois tr&#232;s d&#233;concertant pour le lecteur fran&#231;ais cart&#233;sien qui aime qu'on lui mette les points sur les i, mais on s'habitue et on finit par aimer cette latitude qui est laiss&#233;e au lecteur d'imaginer la suite. Pour ma part, cette premi&#232;re balade dans l'univers de Stella Gibbons m'a donn&#233; envie d'en conna&#238;tre davantage et, pourquoi pas, de lire un de ses romans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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