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		<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Amoureux litt&#233;raires</title>
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		<dc:creator>Sophie Germain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le titre de cet &#233;dito m'est venu quand, cern&#233;e d'un rideau de pluie continu et de c&#339;urs en papier cr&#233;pon rouge vif d&#233;goulinant le long de toutes sortes de vitrines, de la parfumerie au fast-food en passant par la pharmacie, je d&#233;ambulais dans les rues d'une Saint-Valentin m&#233;lancolique au rythme ent&#234;tant d'un tube de Lio. &#171; H&#233; ! toi, dis-moi que tu m'aimes, m&#234;me si c'est un mensonge, puisque je sais que tu mens &#187;&#8230; Amoureux solitaires, ambiance ann&#233;es 80, entre d&#233;senchantement et insolence, j'ai bien failli (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/" rel="directory"&gt;Nos anciens &#233;ditos&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le titre de cet &#233;dito m'est venu quand, cern&#233;e d'un rideau de pluie continu et de c&#339;urs en papier cr&#233;pon rouge vif d&#233;goulinant le long de toutes sortes de vitrines, de la parfumerie au fast-food en passant par la pharmacie, je d&#233;ambulais dans les rues d'une Saint-Valentin m&#233;lancolique au rythme ent&#234;tant d'un tube de Lio&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Amoureux solitaires, auteurs : Elli Medeiros, Jacques Duvall, compositeur : (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#171; H&#233; ! toi, dis-moi que tu m'aimes, m&#234;me si c'est un mensonge, puisque je sais que tu mens &#187;&#8230; Amoureux solitaires, ambiance ann&#233;es 80, entre d&#233;senchantement et insolence, j'ai bien failli me laisser gagner par le rejet visc&#233;ral du marketing de l'amour tout en &#233;touffant une incurable aspiration aux clich&#233;s les plus niais du romantisme. Mais j'ai vaillamment r&#233;sist&#233; &#224; la tentation. J'ai repouss&#233; la tristesse, tenu en respect le cynisme. J'ai convoqu&#233; le fameux &#171; mentir-vrai &#187; cher &#224; Aragon&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Le mentir-vrai, Louis Aragon, recueil de nouvelles, Gallimard, (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et &#224; Jouvet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='L'expression est reprise par Louis Jouvet pour expliquer le travail du (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les deux Louis, du livre &#224; la sc&#232;ne, pour me souvenir que la fiction, l'imagination, l'illusion, sont de puissants r&#233;v&#233;lateurs de v&#233;rit&#233;. Et j'ai eu envie de lire ; &#224; l'abri des pages tourn&#233;es, de trouver que j'&#233;tais chanceuse d'&#234;tre l&#224;, que ces fleurs, ces bibelots, ces guirlandes, ces empreintes de baisers, &#233;taient sans doute le meilleur rempart contre la duret&#233; du monde pour peu qu'on choisisse nous-m&#234;mes d'y mettre de la sinc&#233;rit&#233;. Soyons donc des amoureux sinc&#232;res, des amoureux litt&#233;raires, des amoureux de belles lettres, auteurs ou lecteurs. Ce n'est ni le couple atypique dont &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/les-ailes-de-papillon' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;Les ailes de papillon&lt;/i&gt; fr&#233;missent dans la nouvelle de Sofia Rybkina&lt;/a&gt; que vous d&#233;couvrirez ce mois-ci, ni celui qui, en avril, illuminera le trajet de &lt;i&gt;Destination mardi matin&lt;/i&gt; de Catherine Boucher qui me donneront tort. &lt;br class='autobr' /&gt;
Puissent ces r&#233;cits vous toucher au c&#339;ur et vous guider en douceur vers le printemps.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;span class='spip_document_257 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/jpg/sg.jpg?1740748537' width='500' height='313' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/sophie-germain' class='spip_in'&gt;Sophie Germain&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Amoureux solitaires, auteurs : Elli Medeiros, Jacques Duvall, compositeur : Jacno&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le mentir-vrai, Louis Aragon, recueil de nouvelles, Gallimard, 1980&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'expression est reprise par Louis Jouvet pour expliquer le travail du com&#233;dien&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce tr&#232;s cher comit&#233;</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/article/ce-tres-cher-comite</link>
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		<dc:creator>Sophie Germain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pourquoi en vient-on un jour &#224; s'arr&#234;ter sur le site de Nouvelle Donne ? Hasard d'une baguenaude sur internet ? Curiosit&#233; litt&#233;raire pour les formes br&#232;ves ? Recherche d'un concours ? Envie d'&#233;crire ? Espoir d'&#234;tre publi&#233; ? Et pourquoi en vient-on un jour &#224; envoyer un texte ? D&#233;fi personnel ? &#201;mulation ? Besoin de transmettre, de partager ? Galop d'essai avant de se lancer dans un projet d'&#233;criture plus vaste ? Test de r&#233;sistance, de r&#233;silience ? Sera-t-on heureux, fier, soulag&#233;, &#233;mu, d'&#234;tre retenu ? (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourquoi en vient-on un jour &#224; s'arr&#234;ter sur le site de Nouvelle Donne ? Hasard d'une baguenaude sur internet ? Curiosit&#233; litt&#233;raire pour les formes br&#232;ves ? Recherche d'un concours ? Envie d'&#233;crire ? Espoir d'&#234;tre publi&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt; Et pourquoi en vient-on un jour &#224; envoyer un texte ? D&#233;fi personnel ? &#201;mulation ? Besoin de transmettre, de partager ? Galop d'essai avant de se lancer dans un projet d'&#233;criture plus vaste ? Test de r&#233;sistance, de r&#233;silience ? Sera-t-on heureux, fier, soulag&#233;, &#233;mu, d'&#234;tre retenu ? Supportera-t-on le refus ? Aura-t-on envie d'en savoir plus ? Balayera-t-on succ&#232;s ou rejet d'une m&#234;me flegmatique indiff&#233;rence ? Sera-t-on d&#233;pit&#233;, bless&#233;, ou au contraire galvanis&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt; Est-on s&#233;ducteur, exclusif, impatient lorsqu'on aspire &#224; &#234;tre choisi, ou bien pragmatique, m&#233;thodique, strat&#233;gique ? Y a-t-il une forme de jeu, de pari, &#224; &#234;tre refus&#233; ici, accept&#233; l&#224;-bas ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette kyrielle de questions vous &#233;tonne peut-&#234;tre mais, si elles nous assaillent souvent, il en est une autre que tous -visiteurs du site comme auteurs- se posent probablement : comment le comit&#233; de lecture de Nouvelle Donne s&#233;lectionne -t-il les textes ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour y assurer depuis plus de vingt ans de bons et loyaux services, je me propose d'en &#233;clairer les coulisses. &lt;br class='autobr' /&gt; Car, oui, derri&#232;re ce nom qui, comme nous l'apprend l'Acad&#233;mie Fran&#231;aise, est d&#233;riv&#233; de l'anglais &#171; to commit &#187;, &#171; confier une mission &#187;, vibrent des passionn&#233;s, eux aussi auteurs, lecteurs, artisans de la plume, toujours soucieux du travail bien fait.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; vous qui, demain ou plus tard, enverrez une nouvelle &#224; notre comit&#233;, soyez assur&#233; qu'elle sera lue et qu'elle le sera par chaque membre avant d&#233;cision finale. De l'acceptation au refus, en passant parfois par d'&#226;pres ballottages, les nouvelles suivent un v&#233;ritable parcours et si peu sont retenues, il est essentiel pour nous que toutes aient &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;es. Les auteurs refus&#233;s re&#231;oivent toujours un message d&#233;livrant explications et conseils. Les auteurs accept&#233;s sont sollicit&#233;s pour apporter si n&#233;cessaire quelques corrections orthographiques ou syntaxiques afin que leurs textes soient mis en ligne dans les meilleures conditions. Cette exigence et ce respect sont le gage qu'&#234;tre publi&#233; sur le site de Nouvelle Donne est v&#233;ritablement une &#171; valeur ajout&#233;e &#187; dans une aventure litt&#233;raire. &lt;br class='autobr' /&gt; Nous souhaitons ainsi la meilleure suite possible &#224; &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/vie-interieure' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;Vie int&#233;rieure&lt;/i&gt; de L&#233;o Bontempelli&lt;/a&gt; dont la vivacit&#233;, l'&#233;nergie, l'humour et l'authenticit&#233; s&#233;duiront m&#234;me les plus r&#233;fractaires aux charmes du ballon rond, et &#224; &lt;i&gt;L&#233;on&lt;/i&gt;, le po&#232;te de Jo&#235;lle Caujolle qui vous fera ronronner de plaisir sous sa plume douce et po&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; pr&#233;sent que vous en savez un peu plus sur l'attention dont vous ferez l'objet si vous r&#233;pondez &#224; notre appel &#224; textes, n'h&#233;sitez pas &#224; vous lancer &#224; votre tour. &#192; l'approche du printemps, notre app&#233;tit de belles d&#233;couvertes est toujours aussi vif.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;span class='spip_document_257 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/jpg/sg.jpg?1740748537' width='500' height='313' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/sophie-germain' class='spip_in'&gt;Sophie Germain&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Apr&#232;s la pluie&#8230; (ou pendant !)</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/article/apres-la-pluie-ou-pendant</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Germain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il a vent&#233; &#224; Cannes et plu &#224; Roland Garros, la foudre a frapp&#233; la cath&#233;drale de Rennes et la Charente Maritime a v&#233;cu en &#171; vigilance crues &#187;. Partout ou presque, au cours du mois de mai, le ciel a pleur&#233;, moutonn&#233; et grond&#233;, s'est assombri et nous a sembl&#233; d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#233;teint. Pourtant, comme autant de petits miracles, il a aussi &#233;t&#233; travers&#233; d'arcs-en-ciel extraordinaires. Le ciel de Bretagne a m&#234;me connu des aurores bor&#233;ales. Sans pr&#233;sager de ce que nous r&#233;serve juin, que ce soit d'&#233;clairs charg&#233;s (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il a vent&#233; &#224; Cannes et plu &#224; Roland Garros, la foudre a frapp&#233; la cath&#233;drale de Rennes et la Charente Maritime a v&#233;cu en &#171; vigilance crues &#187;. Partout ou presque, au cours du mois de mai, le ciel a pleur&#233;, moutonn&#233; et grond&#233;, s'est assombri et nous a sembl&#233; d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#233;teint. Pourtant, comme autant de petits miracles, il a aussi &#233;t&#233; travers&#233; d'arcs-en-ciel extraordinaires. Le ciel de Bretagne a m&#234;me connu des aurores bor&#233;ales. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sans pr&#233;sager de ce que nous r&#233;serve juin, que ce soit d'&#233;clairs charg&#233;s d'&#233;lectricit&#233; ou de lumi&#232;res incandescentes, ce printemps semble donc bien agit&#233; comme peut l'&#234;tre l'imaginaire quand il bouillonne, bute dans les all&#233;es sombres, l&#232;ve le nez vers les &#233;toiles, et s'&#233;chappe par la moindre br&#232;che pour gagner le large et la libert&#233;. C'est le privil&#232;ge de l'auteur et du lecteur, voyageurs parfois immobiles, de partager un espace sans limite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une dualit&#233; entre ombre et clart&#233;, mouvement et contemplation, que vous retrouverez dans la belle mise en abyme propos&#233;e par &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/poupees-dansantes' class='spip_in'&gt;Marie Pontacq avec ses &lt;i&gt;Poup&#233;es dansantes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, un texte qui vous emporte en Inde o&#249;, comme &#224; V&#233;rone ou dans le West side de Manhattan, les amours interdites vous &#233;treignent le c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il ne nous soit cependant pas interdit d'avoir des r&#234;ves et des espoirs solaires. Le monde de la nouvelle en est gorg&#233; gr&#226;ce &#224; l'&#233;nergie et au formidable travail du &lt;a href=&#034;https://www.reseaudelanouvelle.fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;&lt;i&gt;R&#233;seau de la Nouvelle et des formes courtes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, cr&#233;&#233; &#224; l'initiative de Bernardo Toro de &lt;a href=&#034;https://www.ruesaintambroise.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la revue &lt;i&gt;Rue Saint Ambroise&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; et rassemblant plus d'une trentaine d'&#233;diteurs de nouvelles tant fran&#231;ais que belges. Leur 4&#232;me rencontre s'est tenue d&#233;but mai au Caf&#233; de la mairie, place Saint-Sulpice &#224; Paris, et Nouvelle Donne a pu y pr&#233;senter son travail de d&#233;couvreur de talents. Plusieurs auteurs ont t&#233;moign&#233; de l'importance qu'avait eue pour eux une publication sur notre site, rampe de lancement vers l'&#233;dition de recueils. &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre investissement aupr&#232;s de tous a &#233;galement &#233;t&#233; salu&#233;. En effet, notre comit&#233; de lecture est l'un des rares &#224; prodiguer conseils et encouragements aux auteurs dont les textes ne sont pas retenus au premier envoi mais chez lesquels nous sentons une plume en devenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aider &#224; l'&#233;closion de talents reste l'un de nos v&#339;ux les plus chers et une motivation renouvel&#233;e pour poursuivre notre mission. Alors, &#224; l'approche de la pause estivale, c'est avec une impatience joyeuse que nous attendons vos prochaines contributions.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;span class='spip_document_257 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/jpg/sg.jpg?1740748537' width='500' height='313' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/sophie-germain' class='spip_in'&gt;Sophie Germain&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;En hommage &#224; Alice Munro, nouvelliste et prix Nobel r&#233;cemment disparue, vous pouvez &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/anthologies-nouvellologie-etc/article/fugitives-d-alice-munro-l-enigme-de-la-simplicite' class='spip_in'&gt;retrouver ici la chronique que Dominique Perrut avait consacr&#233;e &#224; son recueil &lt;i&gt;Fugitives&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Joseph</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/joseph</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Germain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Fantine pensa : &#171; Mon enfant n'a plus froid. Je l'ai habill&#233;e de mes cheveux. &#187; Le livre est rest&#233; ouvert sur mes genoux. Je rel&#232;ve la t&#234;te et je regarde par la fen&#234;tre la nuit noire sur la banlieue calme. C'est l'hiver. On est &#224; l'abri. &#192; mes pieds, le chien soupire et mes enfants sont silencieux. L'appartement est silencieux. L'immeuble est silencieux. C'est un immeuble moderne. B&#233;ton arm&#233; et double vitrage. Doucement, pour ne pas troubler l'instant, chacune de mes mains caresse leurs cheveux soyeux encore (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/" rel="directory"&gt;Nouvelles &#224; lire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1376.jpg?1701004608' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_585 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/jpg/2023-12-joseph_de_finitif.jpg?1701004559' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-585 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Illustration : Corine Sylvia Congiu - 2023
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;Fantine pensa : &#171; Mon enfant n'a plus froid. Je l'ai habill&#233;e de mes cheveux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Le livre est rest&#233; ouvert sur mes genoux. Je rel&#232;ve la t&#234;te et je regarde par la fen&#234;tre la nuit noire sur la banlieue calme. C'est l'hiver. On est &#224; l'abri. &#192; mes pieds, le chien soupire et mes enfants sont silencieux. L'appartement est silencieux. L'immeuble est silencieux. C'est un immeuble moderne. B&#233;ton arm&#233; et double vitrage. Doucement, pour ne pas troubler l'instant, chacune de mes mains caresse leurs cheveux soyeux encore mais qui n'ont d&#233;j&#224; plus la l&#233;g&#232;ret&#233; d'un duvet de tout-petit. C'est l'histoire du soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Est-ce que toi aussi tu vendrais tes cheveux pour moi ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a sept ans, plus &#8211; ou pas encore &#8211; toutes ses dents. Elle est belle comme le jour et ne se tait jamais longtemps. J'ai &#233;pargn&#233; &#224; son sourire &#233;dent&#233; d'enfant heureuse la bouche sanglante de Fantine-la-mis&#233;rable. Je ne leur lis que des extraits. Avoir la gorge serr&#233;e, pleurer m&#234;me, oui. Mais ne pas les terrasser de chagrin, les laisser se r&#233;volter, vibrer, croire que les bons trouveront le bonheur et que les m&#233;chants seront punis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Et si tu devais choisir entre nous, tu prendrais qui ? &#187;. C'est au tour de son fr&#232;re. Il a deux ans de plus et avec ses petits muscles qui poussent, je sais qu'il aime bien chercher la bagarre, les limites. Je dis que c'est idiot, qu'on ne peut pas r&#233;pondre de fa&#231;on sens&#233;e &#224; une question idiote. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Imagine : tu es oblig&#233;e de choisir, il n'y a plus rien &#224; manger, on est malade, il ne reste qu'un seul morceau de pain. Tu ne peux en sauver qu'un. Tu sauves qui ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa s&#339;ur &#233;clate de rire : &#171; Maman, elle sauve Joseph ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La truffe entre les pattes, le chien s'endort. C'est un petit chien, dr&#244;le, vif, joueur. Un chien d'appartement qui porte un vrai pr&#233;nom et qui fait vraiment partie de la famille. J'aime cette b&#234;te. J'aime mes enfants. J'aime le p&#232;re de mes enfants. J'aime les amis de mes enfants. J'aime mes amis. J'aime mes parents, mes fr&#232;res, mes s&#339;urs. J'ai le c&#339;ur si plein d'amour que cela me fait mal. Je ne leur donne jamais assez de belles et bonnes choses. C'est un gouffre au bord duquel je me tiens. Toujours instable. Toujours anxieuse.Toujours coupable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les yeux ronds et noirs de Joseph-le-chien me fixent. Il attend la suite de l'histoire. Je ferme les miens. Au fond du gouffre, c'est un autre regard qui m'attend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'&#233;tait un bleu, intense et d&#233;lav&#233; par l'usure, un bleu &#224; vous noyer le c&#339;ur. Je ne l'ai pas vu tout de suite. &#201;tudiante parmi d'autres &#233;go&#239;stes, insolents de jeunesse et de certitudes, je franchissais chaque jour la porte coch&#232;re de l'&#233;cole sans vraiment pr&#234;ter attention au groupe blotti dans un angle de la cour. Un homme. Son chien. Une gamelle. Un duvet roul&#233; le matin. Un sac. Avec mes camarades, mes &#171; semblables &#187;, on lan&#231;ait &#171; Bonjour ! &#187;, &#171; Salut ! &#187;, on osait un &#171; Bon courage ! &#187; et on s'en tenait l&#224;, plut&#244;t satisfaits de ne pas avoir c&#233;d&#233; &#224; l'indiff&#233;rence. Lui, c'&#233;tait : &#171; Alors, les jeunes ? &#187;, &#171; Alors, les r&#233;visions ? &#187; , &#171; Bonne chance, hein ! &#187;. C'&#233;tait tout. On ne pensait pas s&#233;rieusement &#224; lui parler. On ne pensait pas, d'ailleurs. On n'avait pas le temps. Comme si le mouvement allait nous prot&#233;ger. On avait peut-&#234;tre un peu peur et on ne voulait pas se l'avouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est le chien qui est venu vers moi. Il m'a flair&#233;e. Je l'ai caress&#233;. Je lui ai donn&#233; un bout de mon sandwich, j'ai entendu &#171; Merci . Sympa. &#187;. Et, cette fois, je me suis arr&#234;t&#233;e. C'est l&#224; que j'ai re&#231;u son regard. Une clart&#233; triste et paisible. Quelque chose comme une invitation amicale et d&#233;j&#224; sans illusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un pas apr&#232;s l'autre, un caf&#233; chaud, une bo&#238;te de conserve, une bi&#232;re, un paquet de clopes. On parlait de Victor Hugo qui &#233;tait &#224; mon programme et qu'il adorait. Un jour, son pr&#233;nom : Joseph. Pas d'&#226;ge - je ne l'ai jamais demand&#233; - mais une m&#233;moire. Joseph, capable de r&#233;citer des pans entiers de la &lt;i&gt;L&#233;gende des si&#232;cles&lt;/i&gt;, des &lt;i&gt;Contemplations&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Ruy Blas&lt;/i&gt;, capable de lancer des miettes aux pigeons &#171; &lt;i&gt;Bon app&#233;tit, Messieurs !&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Ruy Blas, Victor Hugo' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Joseph-la-voix-rauque, Joseph, le dos contre la pierre, le m&#233;got au bout des doigts : &#171; &lt;i&gt;Car le pass&#233; s'appelle haine / Et l'avenir se nomme amour !&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Lux, Les Ch&#226;timents, Victor Hugo' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Joseph qui disparaissait quelques jours parfois, au gr&#233; d'une toux, d'une fi&#232;vre, d'un coup de froid tardif, emmen&#233; par une brigade vers un peu de cl&#233;mence. Joseph &#224; qui je racontais peu &#224; peu ma vie, mes amours, mes plans pour l'avenir et dont j'ignorais le pass&#233;. Il pr&#233;f&#233;rait &#171; rigoler &#187; ou dire des vers. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; deux reprises, je m'&#233;tais occup&#233;e du chien quand on lui avait interdit de le prendre avec lui. Il a d&#251; croire que j'&#233;tais g&#233;n&#233;reuse. Il a fini par avoir confiance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, je lui ai aussi dit non. Oh, bien s&#251;r, j'ai donn&#233; des raisons. Mon studio minuscule. Un d&#233;m&#233;nagement prochain. J'ai fait pire. Je l'ai tortur&#233;. Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas se s&#233;parer de son compagnon, que c'&#233;tait gr&#226;ce &#224; lui qu'il tenait le coup, que sa solitude deviendrait v&#233;ritablement insupportable. Et j'ai fait pire encore. Je lui ai donn&#233; de l'espoir. &#171; On va trouver une solution. Je veux bien te le garder encore un peu mais on va trouver un foyer qui l'accepte parce que je ne peux pas m'en charger compl&#232;tement. Tu comprends ? Je vais t'aider. Je vais passer des coups de fil. L'hiver, ils ouvrent des centres en plus. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Un matin de d&#233;cembre, je n'ai vu que le chien. Couch&#233; sur sa couverture. Le sac et le duvet n'&#233;taient plus l&#224;. &#192; l'heure du d&#233;jeuner, un habitu&#233; du caf&#233; d'en face m'a dit : &#171; Joseph, il est &#224; l'h&#244;pital. &#187;. Lequel ? Il ne savait pas. Un nom de famille ? Il ne savait pas. Moi non plus. Un contact, une adresse, quelqu'un ? Rien. Un chien. Seulement un chien. Qui ne s'est m&#234;me pas sauv&#233;. Qui a attendu. Que j'ai emmen&#233; dans un refuge quelconque. No&#235;l arrivait, je partais chez mes parents en province. J'avais un petit ami et j'&#233;tais rarement chez moi. J'avais vingt ans, des partiels &#224; pr&#233;parer, des cadeaux &#224; emballer, &lt;i&gt;Les Mis&#233;rables&lt;/i&gt; &#224; lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La honte ne m'a jamais l&#226;ch&#233;e. Personne ne saura pourquoi j'ai donn&#233; ce pr&#233;nom &#224; mon chien. C'est quelque chose d'inexplicable. Un lien ind&#233;fectible, secret, avec le regret, le manque, la peine. Une dette &#224; r&#233;gler au milieu des privil&#232;ges que la vie m'a donn&#233;s. Je garde la cicatrice de Joseph, disparu sans avoir re&#231;u la consolation de savoir qu'on prendrait soin de son doux b&#226;tard. Son inqui&#233;tude me mord encore parfois le c&#339;ur quand une patte se pose sur mon genou ou qu'un museau impatient pousse une gamelle vide sur le carrelage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va falloir penser &#224; d&#233;corer un peu la maison. Descendre le carton des guirlandes. Je soupire &#224; mon tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est triste la fin de l'histoire ? &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rien ne leur &#233;chappe. Ils ont vu les ombres sur mon visage. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Un peu. &#187;. Je les serre contre moi. &#171; Mais pas seulement, il y a aussi une fin heureuse. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je penche la t&#234;te vers leurs regards inond&#233;s de confiance. Le chien se secoue, se d&#233;tend, baille en &#233;tirant ses babines sur ses canines. Je n'ai pas besoin de leur expliquer comment il peut exister une fin heureuse &#224; la mis&#232;re. Je ne suis pas s&#251;re que j'y parviendrais. Ils me croient. Ils y croient. Je ne peux pas leur enlever &#231;a. Leur p&#232;re va bient&#244;t rentrer avec un sapin. Je ferai taire ma m&#233;lancolie pour entendre encore la voix rocailleuse de l'homme sous le porche, &#171; &lt;i&gt;Diminuer le nombre des t&#233;n&#233;breux, augmenter le nombre des lumineux, voil&#224; le but.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Les Mis&#233;rables, Victor Hugo' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en le remerciant tout bas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ruy Blas, Victor Hugo&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lux, Les Ch&#226;timents, Victor Hugo&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les Mis&#233;rables, Victor Hugo&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Litt&#233;raire...</title>
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		<dc:creator>Sophie Germain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Litt&#233;raire&#8230; C'est &#233;trange, c'est comme s'il suffisait d'ajouter l'adjectif au mot rentr&#233;e pour chasser la m&#233;lancolie des volets ferm&#233;s, des draps rang&#233;s, des tentes repli&#233;es, du sable coinc&#233; dans les chaussures, des taches d'herbe qui ne partent pas sur le short, des reflets blondis dans les cheveux qui ne dureront pas, de la bonne mine qui s'efface d&#233;j&#224;, des enfants qui ont tellement grandi, des parents qui ont bien vieilli, du village qui a bien chang&#233;, des amis qui s'&#233;loignent, des espoirs qui se sont (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/" rel="directory"&gt;Nos anciens &#233;ditos&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Litt&#233;raire&#8230; C'est &#233;trange, c'est comme s'il suffisait d'ajouter l'adjectif au mot rentr&#233;e pour chasser la m&#233;lancolie des volets ferm&#233;s, des draps rang&#233;s, des tentes repli&#233;es, du sable coinc&#233; dans les chaussures, des taches d'herbe qui ne partent pas sur le short, des reflets blondis dans les cheveux qui ne dureront pas, de la bonne mine qui s'efface d&#233;j&#224;, des enfants qui ont tellement grandi, des parents qui ont bien vieilli, du village qui a bien chang&#233;, des amis qui s'&#233;loignent, des espoirs qui se sont &#233;vapor&#233;s, des attentes qu'on reporte au prochain &#233;t&#233;, du rituel immuable qui nous happe sans attendre : trajets, &#233;missions de radio, de t&#233;l&#233;vision, lin&#233;aires de supermarch&#233;, forums des associations, certificats m&#233;dicaux pour le sport, politique nationale, internationale, bruits, activit&#233;s, obligations&#8230; Bref. Reprise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, vaillants sportifs que nous sommes, nous reprenons le match apr&#232;s cet interm&#232;de qui nous para&#238;t &#224; pr&#233;sent aussi court qu'une minute de repos. Et pour filer une m&#233;taphore sportive digne de la passionn&#233;e de tennis que je suis, n'oublions pas qu'une bonne performance ne peut se faire sans alimentation &#233;quilibr&#233;e, boisson &#233;nerg&#233;tique, pr&#233;paration mentale et physique appropri&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l&#224; que l'&#233;tirement &#224; la fois souple et ferme que l'adjectif introductif de cet &#233;dito sugg&#232;re par sa forme m&#234;me prend tout son int&#233;r&#234;t. &lt;br class='autobr' /&gt;
Litt&#233;raire. Quatre syllabes pour un moment &#224; soi. Et si l'&#233;t&#233; est parfois propice aux &#233;vasions de longue dur&#233;e &#8211; &lt;i&gt;Cet &#233;t&#233;, je relis tout Proust, tout Balzac&#8230;&lt;/i&gt; &#8210; il n'est pas inutile de rappeler toute la valeur, tout l'int&#233;r&#234;t, du texte court. Car, oui, Proust, Balzac, dans l'immensit&#233; des com&#233;dies humaines, au milieu des temps perdus et retrouv&#233;s, ont &#233;crit des nouvelles, et ils ne sont pas les seuls, loin de l&#224;, comme on peut le constater avec l'excellente collection Folio &#224; 2 ou 3 &#8364; qui s'enrichit jour apr&#232;s jour et permet d'aborder les grands auteurs &#224; travers des nouvelles et d'autres formes br&#232;ves.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est &#233;galement r&#233;jouissant de constater qu'il y a toujours des &#233;diteurs inspir&#233;s qui s'engagent aupr&#232;s d'auteurs de talent quand bien m&#234;me ceux-ci n'ont pas encore rejoint le c&#233;nacle de la post&#233;rit&#233;. C'est le cas avec &lt;strong&gt;L'Oiseau parleur&lt;/strong&gt; qui publie &lt;i&gt;Les D&#233;laiss&#233;s&lt;/i&gt; de &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/auteur/fabrice-schumans' class='spip_in'&gt;Fabrice Schurmans&lt;/a&gt;, un auteur par trois fois mis en ligne sur notre site. &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/les-delaisses-fabrice-schurmans' class='spip_in'&gt;Jean-Yves Robichon en propose une chronique enthousiaste&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un conseil semble alors s'imposer : au milieu du gu&#233;, posons nos lectures comme des pierres indispensables &#224; une bonne travers&#233;e. En septembre, nous la commen&#231;ons dans une atmosph&#232;re plut&#244;t noire, l&#233;g&#232;rement &#233;touffante comme une fin d'&#233;t&#233; orageuse, en compagnie de &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/la-commissaire-divisionnaire' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;La commissaire divisionnaire&lt;/i&gt; de Philippe Crub&#233;zy&lt;/a&gt; dont l'&#233;criture aussi r&#233;aliste qu'haletante tiendra votre attention en &#233;veil. Et en octobre, les amours de &lt;i&gt;La petite sorci&#232;re et [du] revenant&lt;/i&gt;, personnages n&#233;s de l'imaginaire de Pierre Lieutaud, vous apporteront une bouff&#233;e d'air frais &#224; travers un r&#233;cit l&#233;ger et p&#233;tillant de douce malice.&lt;br class='autobr' /&gt;
Que la lecture, l'inspiration, le plaisir de l'&#233;vasion, la puissance de la r&#233;flexion, le d&#233;lice de la d&#233;tente et, pour celles et ceux qui se lancent, le frisson de l'&#233;criture, soient pour vous la meilleure compagnie de cette rentr&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;span class='spip_document_257 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/jpg/sg.jpg?1740748537' width='500' height='313' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/sophie-germain' class='spip_in'&gt;Sophie Germain&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des us et coutumes</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Germain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il y a la tradition. Elle est faite pour &#234;tre respect&#233;e, bouscul&#233;e, renouvel&#233;e. Il y a le rite, le rituel, tous deux proches cousins de cette m&#234;me tradition et eux aussi appel&#233;s &#224; &#234;tre observ&#233;s ou transgress&#233;s. Cependant, &#224; observer la permanence de certains de nos rendez-vous collectifs, on s'interroge sur cette n&#233;cessit&#233; d'y participer peu ou prou comme si on ne parvenait jamais &#224; y &#234;tre totalement indiff&#233;rent. Dylan chantait les temps qui changent mais il &#233;tait peut-&#234;tre un engag&#233; optimiste. De la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/" rel="directory"&gt;Nos anciens &#233;ditos&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a la tradition. Elle est faite pour &#234;tre respect&#233;e, bouscul&#233;e, renouvel&#233;e. Il y a le rite, le rituel, tous deux proches cousins de cette m&#234;me tradition et eux aussi appel&#233;s &#224; &#234;tre observ&#233;s ou transgress&#233;s. Cependant, &#224; observer la permanence de certains de nos rendez-vous collectifs, on s'interroge sur cette n&#233;cessit&#233; d'y participer peu ou prou comme si on ne parvenait jamais &#224; y &#234;tre totalement indiff&#233;rent. Dylan chantait les temps qui changent mais il &#233;tait peut-&#234;tre un engag&#233; optimiste. De la tradition au rituel conjuratoire, il n'y a pas si loin, et nos superstitions plus ou moins avou&#233;es font que les temps ne changent pas tant que cela. Nous continuons &#224; &#233;changer des v&#339;ux, des gestes, et des pr&#233;sents symboliques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, oui, il y a quelque chose de magique dans ces habitudes, inscrites dans une m&#233;moire commune et il est difficile de se d&#233;faire compl&#232;tement d'une sourde inqui&#233;tude lorsqu'on s'en &#233;carte, comme si cela allait avoir de d&#233;sagr&#233;ables cons&#233;quences sur l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il est sain de bifurquer, les routes buissonni&#232;res ne sont pas toujours les plus dangereuses et si elles sont parfois risqu&#233;es, elles rec&#232;lent leurs tr&#233;sors de d&#233;couvertes, de frissons, d'apprentissages inattendus, de le&#231;ons impitoyables (d'ailleurs, c'est l'un des fils qui tissent la toile de nos &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/notre-equipe-publie/article/le-nouveau-recueil-de-nouvelle-donne-mauvais-cotons-ou-comment-ne-pas-filer' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;Mauvais cotons&lt;/i&gt;, notre dernier recueil paru chez L'Harmattan&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur de nouvelles peut puiser quelques sources d'inspiration dans ce paradoxe entre l'observation respectueuse et l'audace cr&#233;atrice. Tout en respectant les codes du genre, il aspire &#224; trouver l'angle nouveau, la signature originale. Nous vous en proposons un exemple ce mois-ci avec &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/la-rapine' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;La rapine&lt;/i&gt;, un texte de Mehdi Ikaddaren&lt;/a&gt; dans lequel se m&#234;lent rancunes tenaces et instincts sauvages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est avec impatience que notre comit&#233; de lecture attend vos prochaines &#233;chapp&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un comit&#233; enrichi de la pr&#233;sence d'Alyssia Petit, nouvelle lectrice au regard aussi bienveillant que pointu, &#224; qui nous souhaitons la bienvenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beau printemps &#224; toutes et tous. Vous pourrez nous retrouver sur le stand de La chambre d'&#233;chos (&#233;diteur du &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/notre-equipe-publie/article/le-chien-attache-au-poteau-electrique' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;Chien attach&#233; au poteau &#233;lectrique&lt;/i&gt;)&lt;/a&gt; au &lt;a href=&#034;https://www.marche-poesie.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;march&#233; de la po&#233;sie, place Saint-Sulpice &#224; Paris du 7 au 11 juin prochains&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;span class='spip_document_257 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/jpg/sg.jpg?1740748537' width='500' height='313' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/sophie-germain' class='spip_in'&gt;Sophie Germain&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le gazon du Parnasse</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/article/le-gazon-du-parnasse</link>
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		<dc:date>2022-05-01T07:48:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Germain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La mythologie, toujours riche d'histoires aussi symboliques que divertissantes, nous raconte qu'Apollon semait des brins de muguet sous les pieds de ses neuf muses pour leur rendre l'ascension du Mont Parnasse plus douce. Je ne convoquerai pas chacune d'elles ici mais j'aime &#224; les imaginer, foulant les clochettes parfum&#233;es, regard tourn&#233; vers le sommet, porteuses de savoir, de culture, de m&#233;moire. J'aime aussi imaginer le roi Charles IX, sa t&#234;te de Valois souffreteux bien enserr&#233;e dans une fraise (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La mythologie, toujours riche d'histoires aussi symboliques que divertissantes, nous raconte qu'Apollon semait des brins de muguet sous les pieds de ses neuf muses pour leur rendre l'ascension du Mont Parnasse plus douce. Je ne convoquerai pas chacune d'elles ici mais j'aime &#224; les imaginer, foulant les clochettes parfum&#233;es, regard tourn&#233; vers le sommet, porteuses de savoir, de culture, de m&#233;moire. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime aussi imaginer le roi Charles IX, sa t&#234;te de Valois souffreteux bien enserr&#233;e dans une fraise godronn&#233;e, tendant les fleurs inclin&#233;es &#224; chaque dame de la cour en pleine Renaissance fran&#231;aise. Ou encore le savamment hupp&#233; cr&#233;ateur de &#171; Viens Poupoule &#187;, F&#233;lix Mayol, relan&#231;ant la mode au XIXe si&#232;cle, faute d'avoir trouv&#233; un cam&#233;lia &#224; glisser &#224; sa boutonni&#232;re. Ou encore Christian Dior remerciant chaque 1er mai les petites mains ayant &#339;uvr&#233; pour la gloire de son new look. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bref, je pourrais compiler les l&#233;gendes, les anecdotes, les explications plus ou moins v&#233;rifi&#233;es, au sujet de ce porte-bonheur ent&#234;tant (en &#233;vitant toutefois de m'appesantir sur le choix du Mar&#233;chal P&#233;tain) mais, ce qui me captive surtout, c'est ce que le rituel qui l'entoure rec&#232;le de troublant, pour ne pas dire de trouble.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car oui, tout symbole de discr&#233;tion, de puret&#233;, de renouveau, qu'il soit, le muguet a la beaut&#233; v&#233;n&#233;neuse. Chacun de ses composants est un poison. On l'offre pour le bonheur pour l'amour, et il peut se r&#233;v&#233;ler mortel. Fragile et toxique. Parfum&#233; et dangereux. Fleur oxymorique, le muguet est litt&#233;raire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour inaugurer le mois de mai, on retrouvera cette ambigu&#239;t&#233; dans &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/agatha' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;Agatha&lt;/i&gt;, l'&#233;tonnant r&#233;cit de Claude Delaval&lt;/a&gt;, o&#249; le lecteur risque fort d'&#234;tre perturb&#233; par une repr&#233;sentation &#233;nigmatique de la f&#233;minit&#233;. En juin, sans rien d&#233;voiler d'une chute pleine de charme, &lt;i&gt;Nomen omen&lt;/i&gt; de Laure Pelbois apportera un souffle l&#233;ger comme une fleur de printemps &#224; l'obs&#233;dante question du pr&#233;nom. Deux textes qui vous guideront jusqu'&#224; l'&#233;t&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'ici-l&#224;, l'actualit&#233;, le monde, la vie, n'auront pas attendu que nos inspirations se fanent ou &#233;closent pour les nourrir de contradictions, de pens&#233;es claires-obscures, d'espoirs parfois lass&#233;s, de fraternit&#233; r&#233;sistante, d'imagination combative, mais, comme le muguet, nous r&#233;ussirons parfois &#224; neutraliser le poison qui nous menace tous pour laisser se r&#233;pandre partout o&#249; ce sera possible le doux parfum de la gr&#226;ce.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;span class='spip_document_257 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/jpg/sg.jpg?1740748537' width='500' height='313' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/sophie-germain' class='spip_in'&gt;Sophie Germain&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Ang&#233;lus des Ogres, Laurent P&#233;pin, octobre 2021</title>
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		<dc:creator>Sophie Germain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est donc &#224; l'heure de L'Ang&#233;lus des Ogres que nous retrouvons le narrateur de la Monstrueuse f&#233;erie pr&#233;c&#233;demment chroniqu&#233;e dans cette rubrique. Le voil&#224; &#224; pr&#233;sent &#233;tiquet&#233; patient-salari&#233; ou encore salari&#233;-intern&#233; dans le m&#234;me &#233;tablissement de soins psychiatriques, ce Centre, o&#249; il avait su et sait toujours cr&#233;er une relation &#233;tonnamment humaine avec les &#171; patients volubiles &#187;. Si vous n'avez pas lu la premi&#232;re novella peupl&#233;e d'&#234;tres fragiles, de cr&#233;atures diaphanes et de monstres effarants, vous aurez (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1231.jpg?1642440698' width='76' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est donc &#224; l'heure de &lt;i&gt;L'Ang&#233;lus des Ogres&lt;/i&gt; que nous retrouvons le narrateur de la &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/monstrueuse-feerie-laurent-pepin' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;Monstrueuse f&#233;erie&lt;/i&gt; pr&#233;c&#233;demment chroniqu&#233;e dans cette rubrique&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le voil&#224; &#224; pr&#233;sent &#233;tiquet&#233; patient-salari&#233; ou encore salari&#233;-intern&#233; dans le m&#234;me &#233;tablissement de soins psychiatriques, ce &lt;i&gt;Centre&lt;/i&gt;, o&#249; il avait su et sait toujours cr&#233;er une relation &#233;tonnamment humaine avec les &#171; patients volubiles &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si vous n'avez pas lu la premi&#232;re novella peupl&#233;e d'&#234;tres fragiles, de cr&#233;atures diaphanes et de monstres effarants, vous aurez peut-&#234;tre quelque difficult&#233; &#224; entrer dans l'univers de Laurent P&#233;pin. Cependant, ma&#238;tre de son ouvrage, aussi chaotique et tourment&#233; soit-il, l'auteur pose quelques jalons pour permettre au lecteur de suivre le voyage de son h&#233;ros depuis son bureau, devenu l'&#171; &lt;i&gt;&#233;picentre clandestin de l'activit&#233; imaginaire des Monuments&lt;/i&gt; &#187; (nom donn&#233; &#224; ces patients plus solidement ancr&#233;s dans leurs r&#234;ves que les m&#233;decins ne voudraient le faire croire) jusqu'&#224; l'int&#233;rieur d'une immense cloche de verre, sorte de boule &#224; neige glaciale et magique, o&#249;, fr&#232;re &#233;loign&#233; de la petite fille aux allumettes de Hans Christian Andersen, il fumera trois cigarettes avant de s'abandonner &#224; ses visions allong&#233; sur un sol immacul&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, il faut &#234;tre un h&#233;ros, et un h&#233;ros &#171; visionnaire &#187;, pour r&#233;sister &#224; &#171; &lt;i&gt;la pens&#233;e filtr&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, celle qui voudrait &#233;galiser, normaliser, et m&#234;me rentabiliser, les d&#233;sax&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est justement sur des axes d&#233;cal&#233;s que caracole une prose po&#233;tique, parfois lumineuse et enfantine, parfois noire et d&#233;chirante. Comme la folie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il vous faudra attendre le troisi&#232;me volume pour savoir si l'auteur fait le choix de nous laisser un ultime espoir de partage ou s'il radicalise sa vision de la diff&#233;rence au point de laisser certains lecteurs de l'autre c&#244;t&#233; de la paroi de verre, fascin&#233;s, rebut&#233;s, admiratifs et d&#233;sempar&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Monstrueuse F&#233;erie, Laurent P&#233;pin,</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/monstrueuse-feerie-laurent-pepin</link>
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		<dc:date>2021-09-29T17:11:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Germain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Quand on s'appr&#234;te &#224; lire la novella de Laurent P&#233;pin, on sait d&#233;j&#224; que l'on a entre les mains l'ouvrage d'un auteur subtil et j'ose m&#234;me dire malin. Malin, dans toute la polys&#233;mie du mot. Avec ce que cet adjectif porte en lui de r&#233;f&#233;rences &#224; l'ing&#233;niosit&#233;, &#224; l'espi&#232;glerie, et donc &#224; l'enfance, mais aussi &#224; tout ce qui est nocif, nuisible, voire diabolique. Tout est d&#233;j&#224;, ou presque, dans la couverture et le titre &#233;videmment oxymorique. On y voit des &#234;tres difformes dont on peine &#224; savoir s'ils sont enfants ou (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1198.jpg?1632848470' width='75' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand on s'appr&#234;te &#224; lire la novella de Laurent P&#233;pin, on sait d&#233;j&#224; que l'on a entre les mains l'ouvrage d'un auteur subtil et j'ose m&#234;me dire malin. Malin, dans toute la polys&#233;mie du mot. Avec ce que cet adjectif porte en lui de r&#233;f&#233;rences &#224; l'ing&#233;niosit&#233;, &#224; l'espi&#232;glerie, et donc &#224; l'enfance, mais aussi &#224; tout ce qui est nocif, nuisible, voire diabolique. Tout est d&#233;j&#224;, ou presque, dans la couverture et le titre &#233;videmment oxymorique. On y voit des &#234;tres difformes dont on peine &#224; savoir s'ils sont enfants ou adultes, d&#233;bordant du cadre, terroris&#233;s et comme vomis par une institution repr&#233;sent&#233;e par des &#233;ducateurs terrifiants, clownesques, quand ils ne sont pas squelettiques, tous s'agitant dans un graphisme &#224; mi-chemin entre la caricature et la bande dessin&#233;e. On est donc &#224; la fois h&#233;sitant et tent&#233;, comme les enfants qui aiment et redoutent la peur, fascin&#233;s par les princesses et les ogres, redoutant les monstres cach&#233;s dans les armoires ou sous les lits mais toujours pr&#234;ts, tels d'&#233;ternels petits Poucet r&#233;silients, &#224; triompher de la m&#233;chancet&#233; du monde. Une ambivalence qui nous poursuit une fois adultes, comme dans ces moments o&#249; l'on se masque les yeux devant un film d'horreur en &#233;cartant pourtant les doigts pour ne pas se priver du frisson.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#202;tes-vous pr&#234;t &#224; suivre cette monstrueuse parade, &#224; entrer dans un monde o&#249; la gr&#226;ce translucide des elfes bienfaisants c&#244;toie l'abondance f&#233;tide des d&#233;mons accroch&#233;s &#224; nos r&#234;ves, nos espoirs, nos innocences ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien s&#251;r, pour qui s'int&#233;resse &#224; la psych&#233;, il n'est pas anodin d'apprendre que l'auteur est psychologue clinicien. Si son exp&#233;rience est palpable dans sa mani&#232;re d'appr&#233;hender les troubles mentaux, la ma&#238;trise de son &#233;criture, son verbe po&#233;tique, font de ce r&#233;cit une &#339;uvre litt&#233;raire avant tout et non une plong&#233;e dans l'univers d'un centre psychiatrique. Le narrateur, qui est peut-&#234;tre un autre lui-m&#234;me, se consacre aux &lt;i&gt;patients volubiles&lt;/i&gt;, les seuls personnages &#224; porter de vrais pr&#233;noms.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces d&#233;cal&#233;s sensibles sont pourtant qualifi&#233;s de &lt;i&gt;monuments&lt;/i&gt;, un peu comme si leur fragilit&#233; &#233;tait finalement la seule chose stable, digne d'empathie et de confiance, dans une vie o&#249; le monde ext&#233;rieur appara&#238;t agressif et impitoyable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le chaos d&#233;sesp&#233;r&#233; qui habite le h&#233;ros nous laisse parfois au bord de la route, d&#233;sarm&#233;s par la violence des repr&#233;sentations m&#233;taphoriques de son enfance fracass&#233;e par la maltraitance, sa douceur m&#233;lancolique parvient aussi &#224; cr&#233;er une &#233;motion intime, enfouie, de celles que nous dissimulons par pudeur et par dressage social. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Mon activit&#233; inutile creusait comme une rigole de pas perdus derri&#232;re moi.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui d'entre nous n'a jamais ressenti cette absurdit&#233; de notre agitation quotidienne, surtout lorsque l'amour nous &#233;chappe ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Car cette &lt;i&gt;monstrueuse f&#233;erie&lt;/i&gt; est aussi une bouleversante histoire d'amour et les pages consacr&#233;es &#224; la relation entre le narrateur et son elfe vibrent de sensualit&#233;, de douceur, de col&#232;re, d'incompr&#233;hension, de tendresse et de douleur. Ainsi passe-t-on de la vision d'un corps aim&#233; &lt;i&gt;s'amollissant tendrement avec des petits bruits de chaton qui r&#234;ve&lt;/i&gt; &#224; une femme qui &lt;i&gt;demeurait tendue. Sombre. Muette.&lt;/i&gt; Trois adjectifs comme trois Parques en train de d&#233;rouler soigneusement le fil de l'amour avant de le trancher d'un coup sec.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si cette chronique ne masque en rien la noirceur qui court tout au long des pages, il ne faut pas oublier de souligner que la lecture en est si originale, si inattendue, qu'elle ne vient pas obscurcir pour autant le plaisir du lecteur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Entre effroi et &#233;motion, le r&#233;cit vous conduira aux confins de l'imaginaire, du fantastique, avec de belles &#233;chapp&#233;es vers l'humour, m&#234;me si ce dernier reste grin&#231;ant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si vous &#234;tes sensibles &#224; l'univers de Tim Burton&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-1' class='spip_note' rel='appendix' title='R&#233;alisateur, entre autres, d'Edouard aux mains d'argent (1990) et de Big Fish (...)' id='nh3-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ou de Tod Browning&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3-2' class='spip_note' rel='appendix' title='R&#233;alisateur de Freaks (La Monstrueuse parade) (1932)' id='nh3-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, si, comme le personnage principal vous vous sentez proche des &lt;i&gt;bizarres&lt;/i&gt;, vous verrez qu'&#233;trangement, une fois ce conte cruel referm&#233;, vous vous sentirez moins seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/l-angelus-des-ogres-laurent-pepin-octobre-2021' class='spip_in'&gt;Vous trouverez ici la chronique consacr&#233;e &#224; &lt;i&gt;L'Ang&#233;lus des Ogres&lt;/i&gt;, le deuxi&#232;me opus des trois volumes pr&#233;vus par l'auteur.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb3-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-1' class='spip_note' title='Notes 3-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;alisateur, entre autres, d'Edouard aux mains d'argent (1990) et de Big Fish (2003)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3-2' class='spip_note' title='Notes 3-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;alisateur de Freaks (La Monstrueuse parade) (1932)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>On ne prend pas les m&#234;mes et on ne recommence pas&#8230;</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/article/on-ne-prend-pas-les-memes-et-on-ne-recommence-pas</link>
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		<dc:date>2021-04-28T10:02:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Germain</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je me suis fait une promesse : non, je ne r&#233;it&#233;rerai pas l'&#233;dito de mai 2020. Non, je ne vais pas &#233;voquer le confinement. Je ne vais pas non plus prendre le risque de vous parler de ces manifestations, festivals, salons, rencontres, march&#233;s de la po&#233;sie, suspendus aux courbes de l'&#233;volution de la pand&#233;mie. Je ne vais pas davantage filer de m&#233;taphores sur le renouveau, les cerisiers en fleurs, la plage sous les pav&#233;s, tout &#231;a. Je ne vais m'aider ni de la m&#233;lancolie d'Apollinaire en barque sur le Rhin ni (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/" rel="directory"&gt;Nos anciens &#233;ditos&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je me suis fait une promesse : non, je ne r&#233;it&#233;rerai pas l'&#233;dito de mai 2020. Non, je ne vais pas &#233;voquer le confinement. Je ne vais pas non plus prendre le risque de vous parler de ces manifestations, festivals, salons, rencontres, march&#233;s de la po&#233;sie, suspendus aux courbes de l'&#233;volution de la pand&#233;mie. Je ne vais pas davantage filer de m&#233;taphores sur le renouveau, les cerisiers en fleurs, la plage sous les pav&#233;s, tout &#231;a. Je ne vais m'aider ni de la m&#233;lancolie d'Apollinaire en barque sur le Rhin ni de l'ivresse printani&#232;re d'Aznavour d&#233;ambulant dans la capitale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors sans actualit&#233;, sans citation, comment vais-je m'y prendre pour capter votre attention ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Eh bien, d'abord, en vous invitant &#224; parcourir &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/le-cabinet-des-hippocampes' class='spip_in'&gt;le myst&#233;rieux &lt;i&gt;cabinet des hippocampes&lt;/i&gt; de Soledad Lida&lt;/a&gt; qui abrite l'&#233;trange passion du h&#233;ros pour ces &#171; chevaux de mer &#187; aux yeux cern&#233;s d'un anneau d'or. Ensuite, Laura Segr&#233; vous donnera le sourire en narrant les d&#233;buts aussi mouvement&#233;s que divertissants de David, jeune employ&#233; des pompes fun&#232;bres, dans &lt;i&gt;Le premier jour chez Robert&lt;/i&gt;. Enfin, vous franchirez le passage du deuil &#224; la renaissance au cours d'une &lt;i&gt;Nuit&lt;/i&gt; peinte avec une infinie d&#233;licatesse par Laurence Goergen.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avouez que ce seul programme suffirait &#224; nous faire oublier restrictions et gestes barri&#232;re pour ouvrir nos c&#339;urs et nos esprits aux charmes d'un r&#233;cit bien men&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Oups ! J'avais annonc&#233; que je ne parlerais pas de &#8230; de&#8230; de ce dont je n'&#233;crirai pas le nom encore une fois. &lt;br class='autobr' /&gt;
Terminons plut&#244;t avec une belle preuve de la vitalit&#233; des d&#233;fenseurs de la nouvelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, nous entamons ce printemps un bout de chemin avec nos confr&#232;res de la revue RSA (Rue Saint-Ambroise), &#233;galement &#233;diteurs d'une collection consacr&#233;e aux grands nouvellistes du XXe si&#232;cle qui b&#233;n&#233;ficie de traductions particuli&#232;rement soign&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous d&#233;couvrirez leur travail remarquable et exigeant dans &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/plein-feu-sur/article/interview-associee-a-la-sortie-du-recueil-les-meilleures-nouvelles-de-f-scott' class='spip_in'&gt;l'entretien que Bernardo Toro et Florence Didier-Lambert, respectivement directeur de collection et &#233;ditrice, ont accord&#233; &#224; notre collaborateur Jean-Michel Calvez &#224; l'occasion de la sortie du recueil consacr&#233; aux &lt;i&gt;Meilleures nouvelles de F. Scott Fitzgerald&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. &#192; tout seigneur tout honneur, notons ici que &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/plein-feu-sur/article/les-meilleures-nouvelles-de-f-scott-fitzgerald-nouvelles-traductions' class='spip_in'&gt;Nathalie Barri&#233;, membre du comit&#233; de lecture de Nouvelle Donne, signe l'une des traductions de ce recueil et que Jean-Michel Calvez en a r&#233;dig&#233; une chronique &#224; retrouver ici&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, face &#224; la lassitude qui menace parfois en ces temps perturb&#233;s, tout cela fr&#233;mit de talent, d'audace, de curiosit&#233;, de d&#233;sir (th&#232;me du printemps des po&#232;tes de cette ann&#233;e !), autant de merveilleux antidotes que nous donne la litt&#233;rature !&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;span class='spip_document_257 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/jpg/sg.jpg?1740748537' width='500' height='313' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/sophie-germain' class='spip_in'&gt;Sophie Germain&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
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