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	<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title> Chers lecteurs,</title>
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		<dc:date>2022-09-04T17:01:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Barri&#233;, Nathalie Barri&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s cet &#233;t&#233; caniculaire et pour certains, esp&#233;rons-le, propice &#224; la lecture entre deux siestes, nous voici d&#233;j&#224; en septembre et heureux de vous retrouver. Nouvelle Donne a s&#233;lectionn&#233; plusieurs nouvelles fra&#238;ches pour amorcer cette rentr&#233;e : Vacances nocturnes, de Francois Cosmos et coup de c&#339;ur d'un des membres du Comit&#233; de lecture, qui nous fait toucher du doigt les &#233;toiles l'espace d'un voyage en bus, et Ces petits d&#233;tails qui font la diff&#233;rence, de Nathalie Vansieleghem, au go&#251;t doux-amer. Les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/" rel="directory"&gt;Nos anciens &#233;ditos&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s cet &#233;t&#233; caniculaire et pour certains, esp&#233;rons-le, propice &#224; la lecture entre deux siestes, nous voici d&#233;j&#224; en septembre et heureux de vous retrouver.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nouvelle Donne a s&#233;lectionn&#233; plusieurs nouvelles fra&#238;ches pour amorcer cette rentr&#233;e : &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/vacances-nocturnes' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;Vacances nocturnes&lt;/i&gt;, de Francois Cosmos&lt;/a&gt; et coup de c&#339;ur d'un des membres du Comit&#233; de lecture, qui nous fait toucher du doigt les &#233;toiles l'espace d'un voyage en bus, et &lt;i&gt;Ces petits d&#233;tails qui font la diff&#233;rence&lt;/i&gt;, de Nathalie Vansieleghem, au go&#251;t doux-amer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;ditions Rue Saint Ambroise nous signalent que leur rubrique &lt;i&gt;La nouvelle&lt;/i&gt; de la semaine est plus que jamais tri&#233;e sur le volet. L'agr&#233;ment de la formule est qu'on peut les lire ou les entendre lues par des com&#233;diens, ce qui en d&#233;cuple la saveur. Pour ma part, ce mois-ci, j'y ai rep&#233;r&#233; &lt;i&gt;Ghostwriters&lt;/i&gt; de V&#233;ronique Li&#233;gard, un petit bijou dans lequel un auteur joue avec son Doppelg&#228;nger. Cette rubrique, sans cesse renouvel&#233;e, est consultable en ligne. Ces m&#234;mes &#233;ditions pr&#233;parent une suite &#224; leur collection des meilleures nouvelles d'auteurs &#233;trangers, avec &lt;i&gt;Les meilleures nouvelles fran&#231;aises du XX&#232;me si&#232;cle&lt;/i&gt;, &#224; para&#238;tre &#224; l'automne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, notre collaborateur &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/jean-michel-calvez' class='spip_in'&gt;Jean-Michel Calvez&lt;/a&gt; a enqu&#234;t&#233; sur &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/plein-feu-sur/article/le-statut-de-la-nouvelle-litteraire-en-france' class='spip_in'&gt;le statut de la nouvelle en France aujourd'hui&lt;/a&gt;, et le fruit de ce travail est mis progressivement en ligne sur notre site, &#224; ne pas manquer. Avec en particulier, une magnifique &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/plein-feu-sur/article/statut-de-la-nouvelle-partie-4-interview-de-florence-petry-responsable-des' class='spip_in'&gt;interview de Florence P&#233;try, &#233;ditrice passionn&#233;e de nouvelles&lt;/a&gt;, qui fait vivre avec Jean-Michel Humeau les &#233;ditions La Chambre d'&#233;chos, impliqu&#233;es dans la promotion de nouveaux auteurs de nouvelles et dans le soutien d'auteurs au long cours, tel le Suisse Jean-Pierre Rochat &#224; l'ancrage terrien, qu'elle lit &#171; avec l'accent &#187;. Elle nous conte g&#233;n&#233;reusement sa passion pour la nouvelle &#171; fr&#233;missante de vie. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Tirons-lui notre chapeau et soyons reconnaissants que de tels &#233;diteurs existent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bonne rentr&#233;e &#224; tous, en lecture et-ou en &#233;criture. &lt;br class='autobr' /&gt;
Continuez &#224; nous envoyer vos nouvelles ! Et pour les novices, lancez-vous si nos lectures vous inspirent !&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en lisant que l'on devient nouvelliste.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;span class='spip_document_276 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L180xH180/natbarrie-33378.jpg?1639922802' width='180' height='180' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/nathalie-barrie' class='spip_in'&gt;Nathalie Barri&#233;&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>J'aide les taupes &#224; traverser, Jean-Louis Ughetto, 2006</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/j-aide-les-taupes-a-traverser-jean-louis-ughetto-2006</link>
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		<dc:date>2021-09-28T16:47:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Barri&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le recueil s'ouvre sur une citation de Baudelaire associant le malentendu de l'entente cordiale au plaisir (Mon c&#339;ur mis &#224; nu). Au fil de ces 12 nouvelles, on s'aper&#231;oit effectivement que Jean-Louis Ughetto affectionne les situations o&#249; les rapports entre les gens reposent sur divers malentendus. Malentendu des sentiments, de la sexualit&#233;, du temps qui passe trop lentement ou trop vite (que l'on soit trop jeune ou trop vieux), de la l&#226;chet&#233; et des instants de courage, des regrets et des s&#233;parations (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Critiques de recueils de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1196.jpg?1632847647' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le recueil s'ouvre sur une citation de Baudelaire associant le malentendu de l'entente cordiale au plaisir (&lt;i&gt;Mon c&#339;ur mis &#224; nu&lt;/i&gt;). &lt;br class='autobr' /&gt;
Au fil de ces 12 nouvelles, on s'aper&#231;oit effectivement que Jean-Louis Ughetto affectionne les situations o&#249; les rapports entre les gens reposent sur divers malentendus. Malentendu des sentiments, de la sexualit&#233;, du temps qui passe trop lentement ou trop vite (que l'on soit trop jeune ou trop vieux), de la l&#226;chet&#233; et des instants de courage, des regrets et des s&#233;parations unilat&#233;rales souvent, rarement consenties. Le choc de civilisations entre la for&#234;t amazonienne de la myst&#233;rieuse Cap&#233; et l'Occident de Dan est source de malentendus tragiques d'ordre priv&#233; dans &lt;i&gt;Le saut du crapaud&lt;/i&gt;, puis dans &lt;i&gt;Un endroit s&#251;r&lt;/i&gt;. L'entente n'est cordiale qu'en apparence, parfois pas du tout. Les protagonistes errent, s'interrogeant sur leur propre gr&#233; et sur les motivations d'autrui. Mais c'est dans le cadre plus ordinaire d'une maison de retraite qu'advient l'apog&#233;e du malentendu et de l'ironie tragique, lors de l'entrevue d'une grand-m&#232;re et de son petit-fils (&lt;i&gt;La canicule&lt;/i&gt;). Les lourdes confidences du jeune se heurtent &#224; l'incompr&#233;hension d'une mamie ramollie, en d&#233;calage total avec les noirceurs qu'il tente de lui avouer. Est-elle sourde ou fait-elle la sourde oreille pour pr&#233;server sa relative tranquillit&#233; ? L'ambig&#252;it&#233; demeure. &#201;chappant au contr&#244;le ambiant, l'action parfois violente solde les comptes, r&#233;ponse impr&#233;vue et tragique aux questions laiss&#233;es en suspens, faute de les avoir partag&#233;es, et renvoie chacun &#224; sa solitude.&lt;br class='autobr' /&gt;
La derni&#232;re nouvelle, &lt;i&gt;D&#233;pression oblige&lt;/i&gt;, est un joyau. La conversation d&#233;cousue, frisant le monologue, souligne l'&#233;loignement des convives lors d'un d&#238;ner. Le comique absurde qui se d&#233;gage de cette &#233;trange soir&#233;e tourne, malgr&#233; eux, au rocambolesque, &#233;voquant les meilleurs moments de &lt;i&gt;la Dolce vita&lt;/i&gt; ou des &lt;i&gt;Vacances de Monsieur Hulot&lt;/i&gt;. La folie guette : &lt;i&gt;&#224; quoi reconna&#238;t-on un mort ? Et jusqu'&#224; quand sera-t-il mort ?&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Si le malentendu r&#233;side dans le plaisir, c'est ici avant tout celui du lecteur, qui d&#233;couvre des nouvelles plus surprenantes et d&#233;paysantes les unes que les autres, malgr&#233; le titre de l'une d'elle, &lt;i&gt;Pas d&#233;pays&#233;&lt;/i&gt;, qu'il se gardera de prendre au pied de la lettre. Une angoisse existentielle, discr&#232;tement sugg&#233;r&#233;e par les mots, s'&#233;chappe des silences.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et s'il &#233;tait encore besoin de prouver que la sobri&#233;t&#233; du verbe n'exclut pas l'originalit&#233;, Jean-Louis Ughetto en aura fait ici la d&#233;monstration &#233;clatante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'amour, surtout l'amour, de Patrick Chavard&#232;s,</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/l-amour-surtout-l-amour-de-patrick-chavardes</link>
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		<dc:date>2021-08-10T14:12:51Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Barri&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les interrogations des trois nouvelles de ce recueil s'articulent autour de la place de l'art et de l'amour dans la vie et de l'influence qu'ils exercent l'un sur l'autre. Le pr&#233;suppos&#233; est que l'art s'alimente de la vie et que la vie est nourrie par l'art. La quadrature du cercle n'est pas ais&#233;e &#224; r&#233;aliser. Ici, trois couples &#224; divers stades de leur histoire se posent cette probl&#233;matique, se contaminant l'un l'autre, d&#233;battant et divergeant plus ou moins sur le sens &#224; lui donner et sur sa mise en &#339;uvre. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1186.jpg?1628604759' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les interrogations des trois nouvelles de ce recueil s'articulent autour de la place de l'art et de l'amour dans la vie et de l'influence qu'ils exercent l'un sur l'autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;suppos&#233; est que l'art s'alimente de la vie et que la vie est nourrie par l'art. La quadrature du cercle n'est pas ais&#233;e &#224; r&#233;aliser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ici, trois couples &#224; divers stades de leur histoire se posent cette probl&#233;matique, se contaminant l'un l'autre, d&#233;battant et divergeant plus ou moins sur le sens &#224; lui donner et sur sa mise en &#339;uvre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pas facile au quotidien, &#224; moins de se mettre d'accord sur le respect des valeurs essentielles de chacun.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'amour, surtout l'amour &#187; prime-t-il dans une vie ? L'amour prend-il la place que l'on octroie &#224; sa propre cr&#233;ativit&#233; ou la nourrit-il ? Dans quelle mesure faut-il privil&#233;gier l'un par rapport &#224; l'autre et/ou le pr&#233;server ? Est-ce in&#233;vitable ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Si le personnage central arr&#234;te d'&#233;crire pour mieux vivre sa passion amoureuse, il n'admet pas que sa compagne n'en fasse pas autant et s'adonne en priorit&#233; &#224; sa peinture. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme si le vide, au prix du sacrifice exig&#233;, devenait insupportable et qu'il fallait le remplir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme si les choix de vie de la compagne &#233;taient un d&#233;saveu, un manque d'amour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de cette com&#233;die de l'art et de l'amour que se donnent ces personnages, peut-on briser le cercle infernal ? Comment en sortir ? &lt;br class='autobr' /&gt;
N'y a-t-il pas ici une part de jeu, dans le sens de la repr&#233;sentation aux yeux de l'autre et &#224; soi-m&#234;me, d'identification en tant qu'amant-amante-artiste et de validation implicite qui passerait par le vecteur de l'art ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Y a-t-il l&#224; un c&#244;t&#233; th&#233;&#226;tral jouant sur la place de l'amour et de l'art ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont les questions qu'en tant que lectrice je me suis pos&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
La conjonction &#171; &#233;crire-peindre &#187; revient dans les trois nouvelles comme un leit-motiv, un aveu de ne pas assez vivre, de ne pas assez cr&#233;er, de ne pas assez aimer.&lt;br class='autobr' /&gt;
On sent ce vide dans ces mots et autour d'eux, comme s'ils faisaient peur ; ont-ils pris trop de place, au d&#233;triment de la r&#233;alit&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont pourtant des questions existentielles qu'un artiste amoureux, et les couples d'artistes, sont un jour ou l'autre amen&#233;s &#224; se poser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est int&#233;ressant de voir comment les trois couples mis en sc&#232;ne ici traitent ce th&#232;me r&#233;current &#224; leur mani&#232;re, &#224; chaque fois diff&#233;rente, unique, et non sans heurts. &lt;br class='autobr' /&gt;
Terrain sensible, terrain min&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; travers le dialogue, la lutte, l'incompr&#233;hension ou le silence, les facettes du prisme sont d&#233;clin&#233;es de mani&#232;re subtile, sans pour autant &#233;puiser le sujet, qui pourrait s'inscrire dans une s&#233;rie &#171; &#224; la P&#233;rec &#187; : Tentative d'&#233;puisement&#8230; du sens de la vie&#8230; de l'art&#8230; de l'amour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lecteur en tirera son miel et s'il n'a pas la r&#233;ponse, il se sera au moins pos&#233; la question. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'auteur lui laisse le dernier mot : on lui en sait gr&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Il pleut des z&#232;bres, Micka&#235;l Aufrray,</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/il-pleut-des-zebres-mickael-aufrray</link>
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		<dc:date>2021-08-03T13:28:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Barri&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Micka&#235;l Auffray nous a &#171; habitu&#233;s &#187;, si l'on peut dire, &#224; des situations insolites et vari&#233;es. C'est ce que nous aimons chez lui, et qui va de pair avec son imagination pleine d'humour. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il pleut des z&#232;bres est &#224; toutefois prendre au s&#233;rieux, car la nouvelle &#233;ponyme nous propose un conte dans lequel des z&#232;bres tombent du ciel ; il s'ensuit des situations loufoques et inattendues pour le jeune h&#233;ros, notamment une vision d'un ciel peupl&#233; d'animaux qui parlent. La redescente fait r&#234;ver : le gamin rebondit, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1185.jpg?1627997293' width='108' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Micka&#235;l Auffray nous a &#171; habitu&#233;s &#187;, si l'on peut dire, &#224; des situations insolites et vari&#233;es. C'est ce que nous aimons chez lui, et qui va de pair avec son imagination pleine d'humour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Il pleut des z&#232;bres&lt;/i&gt; est &#224; toutefois prendre au s&#233;rieux, car la nouvelle &#233;ponyme nous propose un conte dans lequel des z&#232;bres tombent du ciel ; il s'ensuit des situations loufoques et inattendues pour le jeune h&#233;ros, notamment une vision d'un ciel peupl&#233; d'animaux qui parlent.&lt;br class='autobr' /&gt;
La redescente fait r&#234;ver : le gamin rebondit, les pieds dans les nuages, sur une ouate magique. Le pouvoir d'&#233;vocation po&#233;tique de l'auteur y atteint son paroxysme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il est bien connu que les adultes ne croient pas aux choses merveilleuses qui sont r&#233;v&#233;l&#233;es aux enfants, ces &#226;mes pures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouvelles suivantes nous confrontent &#224; des situations non moins &#233;tranges : un jumeau fant&#244;me, un journal &#224; l'envers permettant une remont&#233;e dans les si&#232;cles (excellente id&#233;e), une frayeur panique dans une bastide isol&#233;e. La derni&#232;re, notre pr&#233;f&#233;r&#233;e, &lt;i&gt;Les financiers&lt;/i&gt;, transplante l'ambiance du polar dans le royaume du scepticisme par excellence, celui de la finance, pour mieux donner l'avantage &#224; l'incroyable, sur fond de poup&#233;e anim&#233;e, en version noir de chez noir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Micka&#235;l Auffray confronte avec talent l'univers enfantin &#224; celui de l'horreur et de l'innocence perdue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ma&#238;tre de c&#233;r&#233;monie, d'Herv&#233; Mestron, </title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/maitre-de-ceremonie-d-herve-mestron</link>
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		<dc:date>2021-05-18T19:11:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Barri&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ziz, sorti de taule apr&#232;s un pass&#233; compliqu&#233;, a de l'ambition mais sait la jouer modeste pour &#233;viter de se faire rep&#233;rer. Nous retrouvons notre h&#233;ros (ou anti-h&#233;ros) d&#233;senchant&#233; de Cendres de Marbella et de Gardien du temple avec un plaisir non &#233;quivoque, et pr&#234;ts &#224; toute &#233;ventualit&#233;. Le regard que nous lui portons oscille entre complicit&#233; et m&#233;fiance. Il faut dire qu'il nous en a fait voir, du pays. Et qu'il nous surprendra toujours. Bien que &#171; dans le cursus de la d&#233;linquance &#187;, il ait &#171; obtenu son brevet (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1174.jpg?1621365068' width='86' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ziz, sorti de taule apr&#232;s un pass&#233; compliqu&#233;, a de l'ambition mais sait la jouer modeste pour &#233;viter de se faire rep&#233;rer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous retrouvons notre h&#233;ros (ou anti-h&#233;ros) d&#233;senchant&#233; de &lt;i&gt;Cendres de Marbella&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;Gardien du temple&lt;/i&gt; avec un plaisir non &#233;quivoque, et pr&#234;ts &#224; toute &#233;ventualit&#233;. Le regard que nous lui portons oscille entre complicit&#233; et m&#233;fiance. Il faut dire qu'il nous en a fait voir, du pays. Et qu'il nous surprendra toujours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que &#171; dans le cursus de la d&#233;linquance &#187;, il ait &#171; obtenu son brevet avec la mention trop bien &#187;, il &#233;vite de s'en vanter et endosse des costards-cravates impeccables, le noir &#233;tant, dans sa nouvelle branche, de rigueur.&lt;br class='autobr' /&gt;
En partant du bas de l'&#233;chelle, il se reconvertit dans le fun&#233;raire, dans le but avou&#233; de devenir ma&#238;tre de c&#233;r&#233;monie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis de tenir un salon fun&#233;raire comme son idole, Monsieur Santoni, voire &#224; sa place.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout ne se passera pas vraiment comme pr&#233;vu et il reprendra du service, la Kalach au poing, afin de forcer quelque peu le destin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas qu'il ait tellement la vocation de tueur &#224; gages, puisque sa main tremble au moment d'appuyer sur la g&#226;chette et qu'il doit se faire violence pour mater son naturel sentimental. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais quel choix lui reste-t-il ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Il trouve au passage la compagne &#171; id&#233;ale &#187;, la comptable de l'entreprise Santoni, qui cultive une vengeance aussi froide que les macchab&#233;es qu'ils envoient &#224; l'incin&#233;rateur. Dans le meilleur des cas. Parce que de plus en plus souvent, c'est plut&#244;t pour les envoyer &#224; la d&#233;coupe, mais l&#224;, on ne vous en dit pas plus&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette novella jubilatoire, Herv&#233; Mestron d&#233;ploie l'&#233;tendue de son talent en parvenant &#224; transformer les pires noirceurs en moments de fou-rire : un m&#233;lange d'effroi et d'humour qui, venant compl&#233;ter cette brillante trilogie, nous r&#233;serve un cocktail d&#233;capant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Marci Denesiuk, Le chez-nous perdu, Traduit de l'anglais par Marie Frankland</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/marci-denesiuk-le-chez-nous-perdu</link>
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		<dc:date>2021-04-28T09:41:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Barri&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;De ce recueil singulier qui nous prend quelque peu &#224; rebrousse-poil, car il ne cherche pas &#224; nous envo&#251;ter, se d&#233;gage un r&#233;alisme fr&#244;lant le d&#233;sespoir, tapi sous la banalit&#233; d'un quotidien mis &#224; nu. Vu par les yeux de huit protagonistes f&#233;minins, ce quotidien ne laisse en apparence gu&#232;re de choix de vie, hormis un travail sans joie, ou pire encore, le spectre du ch&#244;mage et de la perte de soi. Double impasse, li&#233;e &#224; la difficult&#233; de se prendre en charge durablement et de pouvoir compter sur autrui. La (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1167.jpg?1619602795' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De ce recueil singulier qui nous prend quelque peu &#224; rebrousse-poil, car il ne cherche pas &#224; nous envo&#251;ter, se d&#233;gage un r&#233;alisme fr&#244;lant le d&#233;sespoir, tapi sous la banalit&#233; d'un quotidien mis &#224; nu. Vu par les yeux de huit protagonistes f&#233;minins, ce quotidien ne laisse en apparence gu&#232;re de choix de vie, hormis un travail sans joie, ou pire encore, le spectre du ch&#244;mage et de la perte de soi. Double impasse, li&#233;e &#224; la difficult&#233; de se prendre en charge durablement et de pouvoir compter sur autrui. La fiert&#233;, la dignit&#233; empruntent parfois des ruelles malsaines, tel ce lieu de prostitution, exutoire d'une jeune Katherine perdue, &#224; l'&#233;troit dans sa vie, et p&#233;trie d'ennui.&lt;br class='autobr' /&gt;
On sent que ces femmes sont &#224; mi-chemin entre la r&#233;signation et la r&#233;volte, et qu'il suffirait de peu pour faire surgir la trag&#233;die, &#224; l'aff&#251;t des &#226;mes errantes. Rien de tragique &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; dans ce recueil, si ce n'est un fait-divers cont&#233; sur le mode onirique (une plongeuse pr&#233;cipit&#233;e dans un incendie de for&#234;t par un canadair, saisissant alliage d'eau et de feu) ; mais en-de&#231;&#224; du spectaculaire, c'est pourtant bien la trame de fond d'un tragique ordinaire, voire chronique, qui se perp&#233;tue &#224; travers la perte de sens de ces existences, les vagues promesses, les r&#234;ves impossibles et la recherche d'un ailleurs, ce &lt;i&gt;Chez-nous perdu&lt;/i&gt; qui tient du mirage toujours repouss&#233; vers un horizon incertain. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a dans ce &lt;i&gt;Chez-nous perdu&lt;/i&gt; un symbole biblique, celui de la perte de l'Eden, et chez ces femmes un d&#233;placement, le sentiment de ne trouver leur place nulle part, de constamment la chercher. Irr&#233;ductibles, malgr&#233; tout, dans leur &#226;me, les questions existentielles qui persistent &#8212; qu'il est de notre devoir de lecteur de faire &#233;merger &#8212; s'imposent avec d'autant plus de force que la chape de plomb d'un quotidien convenu, incontournable, les ignore et les bat constamment en br&#232;che. Cela s'op&#232;re par le biais d'une violence ordinaire, tranquille, insidieuse (incolore, inodore), impos&#233;e comme une &#233;vidence via des espaces gris, r&#233;ducteurs de corps et d'&#226;mes, g&#233;n&#233;rateurs de solitude et de g&#226;chis, alli&#233;s au temps qui passe, sourdement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par effet de contraste, le farfelu est parfois bienvenu, en la personne d'Andrew par exemple, qui &#171; parle mouton &#187; sur cinq tons diff&#233;rents et se prend pour Zorro, attitude pas plus absurde, finalement, que l'impasse impos&#233;e. Un zeste d'humour, la politesse du d&#233;sespoir en plus, pr&#233;sent aussi gr&#226;ce au perroquet de Pat, baptis&#233; S&#339;ur C&#233;cile car il ne sait dire qu'&lt;i&gt;Amen&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Alleluia&lt;/i&gt; avant de progresser d'un bond dans la hi&#233;rarchie des esp&#232;ces avec le mot &lt;i&gt;Banane&lt;/i&gt; ; et &#224; la grand-m&#232;re nonag&#233;naire qui se remarie, succ&#232;de le &lt;i&gt;Presque chez-nous&lt;/i&gt; d'une famille &#171; presque &#187; normale, en tout cas chaleureuse. Le dialogue qui se renoue autour de rites retrouv&#233;s, &#233;changes de &#171; becs &#187;, jeux de cartes et repas de &lt;i&gt;limes&lt;/i&gt; (citrons verts), craquelins, &lt;i&gt;cheddar&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;grilled cheese&lt;/i&gt; et pains de viande, met du baume au c&#339;ur du lecteur et ach&#232;ve le volume sur une note d'espoir : les deux derni&#232;res nouvelles mettent en sc&#232;ne une douceur familiale retrouv&#233;e &#8211; pas tout &#224; fait compl&#232;te cependant, car le spectre de la maladie r&#244;de &#8211; par contraste avec l'&#233;loignement et la solitude des deux premiers tiers du recueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force de l'&#233;criture de Marci Denesiuk, c'est que nul discours psychologique ne vient &#171; entacher &#187; sa typologie du quotidien, scrupuleusement factuelle. Promu fin limier, le lecteur ne sera pas dupe du tableau pr&#233;sent&#233; &#224; ses yeux, dont l'objectivit&#233;, parfois gla&#231;ante, n'est qu'apparente. Et les anecdotes se rassemblant en faisceau, ce factuel finira par faire preuve, par exprimer &#171; l'&#233;vidence &#187; d'une inqui&#233;tude, voire d'un d&#233;sespoir ambiant, qui n'ont pas besoin de dire leur nom. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'int&#233;riorit&#233; des personnages prime, par la vertu m&#234;me du silence et du non-dit, sur les &#233;v&#233;nements ext&#233;rieurs qui s'imposeraient comme d&#233;cisifs pour recouvrir et nier cette int&#233;riorit&#233;, mais qui deviennent en fait d&#233;risoires : renversement magistral, amen&#233; par la dynamique interne d'une &#233;criture forte, organique et sans concessions.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'espoir rena&#238;t des cendres du d&#233;sespoir et le cri silencieux, vital, qui s'en d&#233;gage est beaucoup plus poignant qu'un hurlement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lorsque la vie d&#233;raille, Frank Andriat,</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/lorsque-la-vie-deraille-frank-andriat</link>
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		<dc:date>2021-02-27T14:21:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Barri&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans ces six nouvelles de Frank Andriat, on sent le souffle du romancier, sans qu'il y ait un mot de trop. Chaque nouvelle se d&#233;veloppe sur vingt &#224; trente pages et forme un microcosme dans lequel l'atmosph&#232;re, le suspense et les personnages prennent tranquillement leur place et se partagent l'espace ferroviaire. Les d&#233;nouements &#233;clairent a posteriori les zones d'ombre et les allusions non &#233;lucid&#233;es, sem&#233;es sur la voie ferr&#233;e tels des cailloux blancs dans la for&#234;t. Car il s'en passe, dans les trains de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1155.jpg?1614435671' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ces six nouvelles de Frank Andriat, on sent le souffle du romancier, sans qu'il y ait un mot de trop. Chaque nouvelle se d&#233;veloppe sur vingt &#224; trente pages et forme un microcosme dans lequel l'atmosph&#232;re, le suspense et les personnages prennent tranquillement leur place et se partagent l'espace ferroviaire. Les d&#233;nouements &#233;clairent a posteriori les zones d'ombre et les allusions non &#233;lucid&#233;es, sem&#233;es sur la voie ferr&#233;e tels des cailloux blancs dans la for&#234;t. &lt;br class='autobr' /&gt;
Car il s'en passe, dans les trains de la SNCF et de la SNCB, organismes jumeaux, au moins par leurs l&#233;gendaires rat&#233;s : les retards pr&#234;tent le flanc &#224; un comique de situation, et les compagnons de voyage font le reste pour compl&#233;ter ce tableau digne d'une com&#233;die humaine aux multiples facettes, sur fond d'accidents de la vie et de la voie. L'auteur excelle dans la caract&#233;risation des personnages, les secondaires n'ayant rien &#224; envier aux principaux. Pour les premiers, nous avons un choix de zombies absorb&#233;s par la Toile (films de s&#233;rie B ou jeux vid&#233;o) et de charmantes passag&#232;res, dont une contr&#244;leuse aux allures de mannequin. Chez les seconds, &#224; divers degr&#233;s, la fatuit&#233; le dispute &#224; la m&#233;chancet&#233; en la personne du &#171; grand homme &#187;, du psychopathe et des &#233;tudiants querelleurs. L'homme mari&#233;, press&#233; de quitter son &#233;pouse passionn&#233;e pour une ma&#238;tresse terne et calme, nous propose un amusant renversement de situation et nous r&#233;serve quelques surprises (&lt;i&gt;La notification&lt;/i&gt;). Heureusement, Samir, l'&#233;mouvant r&#233;fugi&#233; syrien donne un exemple d'humanit&#233; rare (excellent &lt;i&gt;Avec des sourires et de la paix&lt;/i&gt;) en tentant de racheter ce triste lot. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'auteur n'&#233;lude pas les r&#233;els dangers de la vie du rail qui, &#224; l'instar de la vie elle-m&#234;me, parfois d&#233;raille (suicides, agressions et homicides, sur fond de malentendu). Tout y est, jusqu'au nom savoureux de quelques gares belges. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est avec maestria que Frank Andriat maintient constamment notre lecture en &#233;veil. Chaque nouvelle est comme un cadeau que l'on a h&#226;te de d&#233;gager de son emballage, et en tant que lectrice, pas une d'entre elles ne m'a d&#233;&#231;ue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Septembre 2020</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/article/septembre-2020</link>
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		<dc:date>2020-09-01T20:21:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Barri&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les premi&#232;res ond&#233;es d'un mois d'ao&#251;t jusque-l&#224; br&#251;lant ont annonc&#233; la fra&#238;cheur bienvenue d'une rentr&#233;e vivifiante : la rentr&#233;e litt&#233;raire, bien s&#251;r ! C&#244;t&#233; Nouvelle Donne, notre Chien attach&#233; au poteau &#233;lectrique, publi&#233; par La chambre d'&#233;chos en juin, continue son chemin ; on peut le trouver ou le commander en librairie ainsi que sur le site de l'&#233;diteur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons re&#231;u plusieurs avis enthousiastes de lecteurs et deux belles chroniques tr&#232;s d&#233;taill&#233;es, l'une de Dominique Baillon-Lalande dans Encres (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/" rel="directory"&gt;Nos anciens &#233;ditos&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les premi&#232;res ond&#233;es d'un mois d'ao&#251;t jusque-l&#224; br&#251;lant ont annonc&#233; la fra&#238;cheur bienvenue d'une rentr&#233;e vivifiante : la rentr&#233;e litt&#233;raire, bien s&#251;r !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; Nouvelle Donne, notre &lt;i&gt;Chien attach&#233; au poteau &#233;lectrique&lt;/i&gt;, publi&#233; par La chambre d'&#233;chos en juin, continue son chemin ; on peut le trouver ou le commander en librairie ainsi que sur le site de l'&#233;diteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons re&#231;u plusieurs avis enthousiastes de lecteurs et deux belles chroniques tr&#232;s d&#233;taill&#233;es, l'une de &lt;a href=&#034;https://encres-vagabondes.com/magazine6/nouvelle_donne.htm&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Dominique Baillon-Lalande dans Encres vagabondes&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
et l'autre de &lt;a href=&#034;http://ruesaintambroise.weebly.com/le-chien-attacheacute-au-poteau.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;G&#233;raldine Doutriaux dans la revue Rue Saint Ambroise&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en parle &#233;galement dans Est-&#201;clair et dans &lt;a href=&#034;http://blog.luxembourgfeminin.com/index.php/2020/07/24/le-chien-attache-au-poteau-electrique-nouvelle-donne/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Luxembourg F&#233;minin&lt;/a&gt; et bient&#244;t dans La Voix du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le num&#233;ro 45 des &#233;ditions Rue Saint Ambroise vient juste de para&#238;tre, avec des nouvelles de vingt auteurs diff&#233;rents, et donnera lieu &#224; une soir&#233;e de lancement le 1er octobre &#224; 19 heures, sur la p&#233;niche Grande Fantaisie, quai de l'Oise &#224; Paris. Des extraits seront lus par des com&#233;diens professionnels et par des auteurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les auteurs d&#233;j&#224; chroniqu&#233;s par Nouvelle Donne, notons &lt;a href=&#034;https://www.nouvelle-donne.net/spip.php?page=recherche&amp;recherche=auffray&#034;&gt;Micka&#235;l Auffray&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;https://www.nouvelle-donne.net/spip.php?page=recherche&amp;recherche=%22marie-christine+quentin%22&#034;&gt;Marie-Christine Quentin&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 septembre, dans la librairie l'Autre livre, 13 rue de l'&#201;cole Polytechnique, Paris 5e, aura lieu le lancement du num&#233;ro 18 de la revue de litt&#233;rature L'Intranquille, avec une lecture de po&#232;tes colombiens et d'autres textes de forme courte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le &lt;a href=&#034;https://www.lautrelivre.fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;salon de l'Autre livre&lt;/a&gt; se tiendra du 14 au 16 novembre 2020 &#224; la Halle des Blancs Manteaux, Paris 4e. Vous pourrez y rencontrer des &#233;diteurs ind&#233;pendants, d&#233;fendant la nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; notre &#233;quipe de Nouvelle Donne, elle reste plus active que jamais : d&#232;s le 15 de ce mois, elle vous proposera un &#171; plein feu &#187; sur Fabrice Schurmans, un auteur de grande qualit&#233; qui m&#233;rite le d&#233;tour. Et bien s&#251;r, elle a s&#233;lectionn&#233; d&#232;s maintenant vos meilleurs &#233;crits : 4 nouveaux textes vous attendent en septembre-octobre :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/le-saut-de-l-ange' class='spip_in'&gt;&lt;i&gt;Le saut de l'ange&lt;/i&gt; de Raymond Penblanc&lt;/a&gt; casse quelque peu les codes de la chute et du suspense, ce que l'auteur peut se permettre gr&#226;ce &#224; une &#233;criture alliant le style &#224; la profondeur. &lt;i&gt;Pente c&#244;te&lt;/i&gt; vous entra&#238;nera dans un tourbillon de pens&#233;es solitaires que nous vous laissons savourer. Enfin, l'audace litt&#233;raire et la belle &#233;tranget&#233; d'&lt;i&gt;On voit s'obstiner&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;chez le po&#232;te vieilli&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;une volont&#233; d'&#233;blouir&lt;/i&gt; de Herv&#233; Gasser va vous surprendre et &lt;i&gt;Comme &#224; Ostende&lt;/i&gt; de Jean-Yves Robichon vous donner envie de voir la mer&#8230; &#224; d&#233;faut de voir la m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne lecture, et continuez &#224; nous envoyer des textes de qualit&#233;, car&#8230; il y a du talent dans l'air !!!&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;span class='spip_document_276 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L180xH180/natbarrie-33378.jpg?1639922802' width='180' height='180' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/nathalie-barrie' class='spip_in'&gt;Nathalie Barri&#233;&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Symphonie en psy mineur, de Herv&#233; Mestron, </title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/symphonie-en-psy-mineur-de-herve-mestron</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/symphonie-en-psy-mineur-de-herve-mestron</guid>
		<dc:date>2020-06-11T14:06:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Barri&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;crit avec maestria des livrets in&#233;dits pour des personnages hauts en couleurs issus de quartiers suburbains (Les cendres de Marbella, prix Place de la nouvelle 2018, suivi de Gardien du temple) Herv&#233; Mestron nous transporte aujourd'hui dans le monde de la musique classique, qu'il conna&#238;t particuli&#232;rement bien. On peut m&#234;me dire qu'il renoue avec ses premi&#232;res amours, celles qui ont donn&#233; vie &#224; son premier opus (La sonate dans le caniveau) et &#224; bien d'autres encore, au fil de deux d&#233;cennies (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Critiques de recueils de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1064.png?1591884363' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;crit avec maestria des livrets in&#233;dits pour des personnages hauts en couleurs issus de quartiers suburbains (&lt;i&gt;Les cendres de Marbella&lt;/i&gt;, prix Place de la nouvelle 2018, suivi de &lt;i&gt;Gardien du temple&lt;/i&gt;) Herv&#233; Mestron nous transporte aujourd'hui dans le monde de la musique classique, qu'il conna&#238;t particuli&#232;rement bien. On peut m&#234;me dire qu'il renoue avec ses premi&#232;res amours, celles qui ont donn&#233; vie &#224; son premier opus (&lt;i&gt;La sonate dans le caniveau&lt;/i&gt;) et &#224; bien d'autres encore, au fil de deux d&#233;cennies envol&#233;es avec la c&#233;l&#233;rit&#233; d'une note de triangle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Symphonie en psy mineur&lt;/i&gt; nous fait entendre de nouveaux chants aux tonalit&#233;s vari&#233;es, alternant les voix f&#233;minines et masculines, barytons et sopranos, &#233;crits sur une partition o&#249; s'encha&#238;nent les accords mineurs et les dissonances. Il s'agit ici, &#224; vrai dire, de regarder en coulisses, derri&#232;re le rideau afin de surprendre la faille de la pianiste, du fl&#251;tiste, du trompettiste (trompe-triste ?), voire d'&#233;couter derri&#232;re la porte du cabinet du psy o&#249;, de guerre lasse, l'artiste est contraint de s'allonger. De belles surprises ornent l'envers du d&#233;cor : &#224; l'&#233;cart des feux de la rampe, neuf instruments &#8211; &#224; chacun son instrumentiste &#8211; se partagent la vedette autour d'&#233;tranges aventures. Celles-ci se jouent en solo et en catimini, dans une vraie vie plus ou moins refoul&#233;e et resurgie en force, contrepoint vengeur et dissonant d'une musicalit&#233; pr&#233;m&#233;dit&#233;e, travaill&#233;e d'arrache-pied en fosse d'orchestre, et dont on aurait oubli&#233; le prix &#224; payer. Nous apprenons ainsi que la fl&#251;te ne charme pas que les serpents, qu'une violoniste allergique peut nourrir des fantasmes de violence, qu'il est relativement facile de berner un trompettiste en surpoids, qu'une claveciniste esseul&#233;e ne renonce pas pour autant &#224; ses r&#234;ves d'amour, que jouer du tuba peut rendre fou, qu'on ne se m&#233;fie jamais assez d'un contrebassiste dou&#233; en cuisine, d'une violoncelliste un peu trop soumise &#224; la tyrannie d'un chef d'orchestre, ni du chat g&#233;nial d'un pianiste aigri.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au centre du recueil, il y a aussi Dominique, cet alto troublant, d&#233;chirant m&#234;me, ado attard&#233; aux circonstances att&#233;nuantes, qui cherche son identit&#233; et trouve une cl&#233;, hors des pupitres et des port&#233;es, au fond d'un tiroir secret : alors on ne joue plus, m&#234;me pas de la musique sacr&#233;e, silence dans la salle, ici on respire, on vit, on abat les masques en osant le maquillage, on tente de se reconnecter &#224; soi-m&#234;me, d'accepter l'impr&#233;vu avec plus ou moins de succ&#232;s, en &#233;vitant ou non la folie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ligu&#233;es pour nous faire tourner la t&#234;te crescendo, en une vigoureuse m&#233;lop&#233;e &#233;chappant aux r&#233;p&#233;titions et aux lois harmoniques, aucune de ces partitions in&#233;dites ne se lit comme &#233;tant &#233;crite d'avance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La cl&#233; des champs, chroniques jurassiennes, de Jean&#8209;Pierre Rochat, </title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/la-cle-des-champs-chroniques-jurassiennes-de-jean-pierre-rochat</link>
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		<dc:date>2018-11-23T18:53:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nathalie Barri&#233;</dc:creator>



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&lt;p&gt;Une &#233;criture d'une beaut&#233; insolite que ces courtes nouvelles de Jean-Pierre Rochat, qui sont autant de billets d'humeur d'o&#249; se d&#233;gage une puissante po&#233;sie li&#233;e &#224; l'exp&#233;rience de la nature v&#233;cue au plus pr&#232;s, de l'int&#233;rieur, d&#232;s l'enfance par l'auteur, &#224; ce jour &#233;leveur de chevaux dans le canton de Berne. Mais ce ne serait pas lui rendre justice que de le &#171; cantonner &#187; au domaine bucolique, car cet irr&#233;ductible au style vigoureux regarde les objets, les &#233;v&#233;nements, les animaux et les humains en face, par&#8209;del&#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Critiques de recueils de nouvelles&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton869.jpg?1542999234' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;criture d'une beaut&#233; insolite que ces courtes nouvelles de Jean-Pierre Rochat, qui sont autant de billets d'humeur d'o&#249; se d&#233;gage une puissante po&#233;sie li&#233;e &#224; l'exp&#233;rience de la nature v&#233;cue au plus pr&#232;s, de l'int&#233;rieur, d&#232;s l'enfance par l'auteur, &#224; ce jour &#233;leveur de chevaux dans le canton de Berne. Mais ce ne serait pas lui rendre justice que de le &#171; cantonner &#187; au domaine bucolique, car cet irr&#233;ductible au style vigoureux regarde les objets, les &#233;v&#233;nements, les animaux et les humains en face, par&#8209;del&#224; les apparences, sans complaisance, avec une acuit&#233; qui frappe droit au but. Il se fait ainsi voyant, au sens rimbaldien du terme. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s lors, les raccourcis d'&#233;criture et les vraies fulgurances lui sont permis, avec la complicit&#233; &#233;mue du lecteur. La froidure, l'alternance des saisons ne font pas de cadeau, les alpages se m&#233;ritent : l'&#233;criture de Rochat nous fait toucher du doigt cette pratique assidue, &#224; la fois amoureuse et sans illusions. Les illusions, en effet, il n'en a pas beaucoup sur les hommes, un peu plus, semble-t-il, sur les femmes, avec lesquelles il partage des &#233;treintes fugaces, teint&#233;es de respect. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais pour go&#251;ter &#224; la saveur de cette prose, rien de mieux qu'un extrait du texte final de &lt;i&gt;La cl&#233; des champs&lt;/i&gt;, qui sonne comme un manifeste, post-scriptum tout &#224; fait coh&#233;rent avec ce que l'auteur nous donne &#224; lire dans son volume, et intitul&#233; &lt;i&gt;Vous &#234;tes tellement normaux tous !&lt;/i&gt; La parole d'encre lui revient donc en conclusion, sans quoi il serait impossible de rendre ici justice &#224; sa d&#233;sarmante verdeur :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il n'y a plus de vrais fous dans la litt&#233;rature, tous se sont mis &#224; &#233;crire des romans, des r&#233;cits, des nouvelles pr&#233;s&#233;lectionnables pour des prix litt&#233;raires, plus personne se fait p&#233;ter le cylindre pour atteindre l'inaccessible &#233;toile de la litt&#233;rature qui scintille dans la nuit, chacun &#233;crit son affaire standard, lin&#233;aire de A &#224; Z, les digressions &#233;tant des verrues dans les paysages pr&#233;fabriqu&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Peut&#8209;&#234;tre chez les po&#232;tes la folie est&#8209;elle encore en vie. Mais c'est chiant la po&#233;sie, &#231;a n'avance pas, on reste sous le m&#234;me arbre et pourtant laisse&#8209;toi aller la po&#233;sie aussi peut finir en p&#226;moison. Vous &#234;tes tellement normaux tous ! j'essayais de leur vendre un peu de folie dans votre vie. Dans notre litt&#233;rature sup&#232;re s&#233;rieuse de gens s&#233;rieux, m&#234;me si tu d&#233;connes &#231;a reste s&#233;rieux parce qu'on t'a pas entendu, on entend seulement ceux qui suivent le parcours lin&#233;aire. Toi tu disais non - moi je remonte le courant comme si je traversais le roman &#224; l'envers, avec le mot fin &#224; l'entr&#233;e o&#249; tu glisses sur un toboggan de mots qui te chauffe le cul &#224; blanc. Ma lectrice, mon lecteur, je les invitais pour une promenade dans la for&#234;t, mais c'&#233;tait pas plat, c'&#233;tait si accident&#233; fallait s'aider des mains, se tenir aux racines et s'agripper &#224; des touffes d'herbes s&#232;ches ou d'&#233;pines sans piti&#233; pour le pi&#233;ton.&lt;br class='autobr' /&gt; [&#8230;] Peut&#8209;&#234;tre je vais aussi corrompre mon h&#233;ros, le guider fermement de A &#224; Z sans toutes ces digressions pour boire un verre ou s'arr&#234;ter pour p&#234;cher la truite en Am&#233;rique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Garde au frais tes digressions, Jean-Pierre, nous en redemandons, des d&#233;tours en promenade avec toi, avec ou sans godillots !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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