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	<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title> Site d'accident sur une montagne du d&#233;sert pr&#232;s de Las Vegas</title>
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		<dc:date>2018-03-30T05:53:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Philip Mullins, Nathalie Barri&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Nouvelle de David Philip Mullins traduite par Nathalie Barri&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Je randonnais avec mon p&#232;re dans le d&#233;sert aux environs de Las Vegas, sur le versant est du mont Potosi, non loin de l'endroit o&#249; Carole Lombard, quarante ans plus t&#244;t, avait trouv&#233; la mort dans un accident d'avion. Le sentier sillonnait des pentes raides et pierreuses aux rocs calcaires, traversait une zone dense de peupliers de Virginie et de plumeaux des Apaches, puis d&#233;roulait ses lacets au centre d'un canyon peu profond qui creusait (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/" rel="directory"&gt;Nouvelles &#224; lire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton804.jpg?1522389212' width='150' height='75' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nouvelle de David Philip Mullins traduite par Nathalie Barri&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_285 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/jpg/2018-site-accident.jpg?1522389226' width='500' height='248' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dd class='crayon document-descriptif-285 spip_doc_descriptif' style='width:350px;'&gt;Illustration : Corine Sylvia Congiu - 2018
&lt;/dd&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Je randonnais avec mon p&#232;re dans le d&#233;sert aux environs de Las Vegas, sur le versant est du mont Potosi, non loin de l'endroit o&#249; Carole Lombard, quarante ans plus t&#244;t, avait trouv&#233; la mort dans un accident d'avion. Le sentier sillonnait des pentes raides et pierreuses aux rocs calcaires, traversait une zone dense de peupliers de Virginie et de plumeaux des Apaches, puis d&#233;roulait ses lacets au centre d'un canyon peu profond qui creusait une balafre au flanc de la montagne. Le soleil per&#231;ait entre les branchages tandis que nous prenions tour &#224; tour des lamp&#233;es au goulot de la gourde de mon p&#232;re, un vieux mod&#232;le en inox, vestige de ses ann&#233;es d'arm&#233;e. &#171; Fait chaud, aujourd'hui &#187;, dit&#8209;il, et quand il se retourna, on e&#251;t dit qu'il pleurait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'&#233;taient pas des larmes, mais des gouttes de sueur qui lui coulaient du front jusqu'au coin des yeux avant de ruisseler sur ses joues. L'id&#233;e me vint alors que je n'avais vu mon p&#232;re pleurer qu'une fois, le jour o&#249;, quelques semaines plus t&#244;t, nous avions fait une partie de catch dans le s&#233;jour et o&#249; je lui avais envoy&#233; un coup de coude dans le nez, brisant ses verres de lunettes. Du sang avait perl&#233; &#224; ses narines et ses yeux s'&#233;taient embu&#233;s. Il n'avait pas pleur&#233; &#224; l'enterrement de mon grand-p&#232;re, ni le jour o&#249; je l'avais vu s'entailler profond&#233;ment la cheville avec un s&#233;cateur dans notre jardin, pas plus, d'apr&#232;s ma m&#232;re, que le matin de ma naissance, bien qu'il lui e&#251;t dit que j'&#233;tais la plus belle chose qu'il avait jamais vue en ce monde. J'ai longtemps cru que seuls les enfants avaient le droit de pleurer, les enfants et les femmes, peut-&#234;tre, vu que ma m&#232;re avait la larme facile.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Gr&#226;ce au ciel, voil&#224; de l'ombre, dit-il en toussant dans son poing ferm&#233;. Il cherchait sa respiration, essuyant son visage en sueur. Il &#233;carta un enchev&#234;trement de branches basses et nous arriv&#226;mes dans une clairi&#232;re o&#249; gisait, &#224; l'ombre d'un yucca, une casquette de chasseur au motif camouflage vert et brun.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; On dirait que quelqu'un a perdu &#231;a, dit-il. C'&#233;tait une casquette fan&#233;e et us&#233;e, dont la visi&#232;re faisait un pli au milieu. Il la ramassa, la brossa et la d&#233;posa sur le bras &#233;pineux d'un arbre de Jud&#233;e abattu. Mon p&#232;re &#233;tait le genre de type qui faisait volontiers un d&#233;tour pour restituer un porte-monnaie perdu &#224; son propri&#233;taire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Et si elle appartenait &#224; un habitant du coin ? dis-je. Un sans&#8209;abri, ou un fugitif qui vit dans un carton, dans le d&#233;sert.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon p&#232;re pencha la t&#234;te, comme quand il faisait semblant de r&#233;fl&#233;chir &#224; une chose qu'il jugeait improbable. Je n'avais jamais vu de sans&#8209;abri dans le d&#233;sert, mais en observant les &#233;troits sentiers qui serpentaient entre les cactus cand&#233;labres derri&#232;re chez nous, j'avais souvent trouv&#233; les restes de ce que je supposais &#234;tre leurs beuveries nocturnes : m&#233;gots de cigarettes, tessons de bouteilles de whisky, draps d&#233;chir&#233;s et vieilles chaussures marron, de temps &#224; autre un pr&#233;servatif usag&#233; et un exemplaire p&#226;li de &lt;i&gt;Penthouse&lt;/i&gt; ; une rumeur disait que quelque part au c&#339;ur du Mojave, vivait toute une communaut&#233; de clandestins, gitans et autres itin&#233;rants qui allaient et venaient par une route secr&#232;te et dormaient dans des cabanes de fortune, dress&#233;es &#224; grand renfort de branches d'ocotillo et de cannettes d'aluminium.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; &#199;a me d&#233;plairait pas de vivre ici, dans la montagne, dis-je. Si j'avais soif, je boirais l'eau des cactus. Et je mangerais des serpents et des l&#233;zards. Je ferais tout ce qu'il me plairait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le diagnostic sur l'&#233;tat de mon p&#232;re n'avait &#233;t&#233; pos&#233; que quelques mois plus t&#244;t. J'avais encore du mal &#224; m&#233;moriser le nom officiel de sa maladie : fibrose pulmonaire idiopathique, des mots qui, prononc&#233;s par ma m&#232;re, semblaient d&#233;signer une chose exotique mais anodine, davantage semblable &#224; une double h&#233;lice dessin&#233;e sur un tableau noir qu'&#224; l'affection invalidante qui devait emporter mon p&#232;re quelques ann&#233;es plus tard. Il n'&#233;tait pas cens&#233; faire de la randonn&#233;e en montagne malgr&#233; la douceur automnale, mais il tenait &#224; rester actif et levait les yeux au ciel d&#232;s que ma m&#232;re le suppliait de se reposer. Il ne semblait pas accorder &#224; son &#233;tat de sant&#233; plus de cr&#233;dit qu'&#224; une simple rumeur. Le soir, dans mon lit, je retenais mes larmes, r&#234;vant de m'&#233;chapper de la maison, de vivre seul dans les rues ou dans le d&#233;sert. J'avais quatorze ans et j'&#233;tais encore tr&#232;s na&#239;f.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; L'eau des cactus ne suffirait s&#251;rement pas &#224; &#233;tancher ta soif, r&#233;pondit mon p&#232;re. Tu mourrais, ici. Crois-moi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il se trompait rarement sur quoi que ce f&#251;t et sa nouvelle voix, ass&#233;ch&#233;e et affaiblie par les quintes de toux qui lui empourpraient le front et faisaient bleuir ses l&#232;vres, d&#233;tonnait avec la figure d'autorit&#233; qu'il repr&#233;sentait &#224; mes yeux. Les gens semblaient le respecter et disaient du bien de lui en son absence. La seule personne que j'avais vu lui tenir t&#234;te &#233;tait ma m&#232;re, qui lui parlait parfois comme &#224; un enfant. Mais depuis qu'il avait re&#231;u son diagnostic &#8212; toujours sans une larme &#8212; elle n'avait plus pour lui que des t&#233;moignages d'affection. Elle lui tenait la main en public et le soir, quand ils regardaient la t&#233;l&#233;vision, elle posait la t&#234;te sur son &#233;paule.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon p&#232;re repoussa la casquette du bout de son godillot et remit la gourde dans son sac &#224; dos. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; On y va ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Essayons de trouver le site de l'accident, r&#233;pondis-je.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il consulta la carte de randonn&#233;e, respirant avec difficult&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; On n'est plus tr&#232;s loin, je pense, estima&#8209;t&#8209;il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous marchions depuis plus d'une heure, et je savais qu'il &#233;tait &#233;puis&#233;. Je n'&#233;tais pas s&#251;r qu'il p&#251;t aller beaucoup plus loin, mais j'&#233;tais jeune, pas tr&#232;s raisonnable et je voulais voir le lieu o&#249; l'avion s'&#233;tait &#233;cras&#233;. Je voulais voir l'endroit o&#249; la star de cin&#233;ma &#233;tait morte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;*&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une demi-heure plus tard, nous arriv&#226;mes sur le site. C'&#233;tait un DC-3 qui, le 16 janvier 1942, avait explos&#233; contre le flanc de la montagne, projetant une gerbe de feu dans l'obscurit&#233; du ciel d'hiver. Apr&#232;s notre d&#233;part de la ville en direction de l'ouest dans la Buick LeSabre neuve de mon p&#232;re, j'avais lu le compte rendu de l'accident sur le guide de randonn&#233;e. Outre Carole Lombard, l'avion transportait sa m&#232;re, quinze soldats et un publicitaire de la MGM qui s'appelait Otto Winkler.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; C'est ici, dit mon p&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le plus gros de l'appareil &#8211; ce qui restait du fuselage et des ailes &#8211; avait &#233;t&#233; enlev&#233; depuis longtemps, mais l'endroit &#233;tait encore jonch&#233; de tuyaux en caoutchouc, de bouts de fil de fer tordus, d'&#233;clats de verre et de morceaux d'aluminium aplatis. Des &#233;pingles &#224; nourrice rouill&#233;es, des boutons fondus brillaient comme de l'obsidienne dans la lumi&#232;re chaude de midi. Ce qui ressemblait &#224; une pi&#232;ce de moteur faisait bloc avec la montagne : un objet corrod&#233;, dentel&#233;, soud&#233; &#224; la paroi rocheuse. Dans le sol in&#233;gal, des trous avaient &#233;t&#233; creus&#233;s ici et l&#224;, m'expliqua mon p&#232;re, par des chasseurs d'or &#224; la recherche de l'alliance de Carole Lombard. Clark Gable, son mari &#224; l'&#233;poque, avait offert une r&#233;compense &#224; qui la lui aurait rapport&#233;e, mais on n'avait jamais retrouv&#233; la main gauche de sa femme.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Regarde&#8209;moi &#231;a, dis-je.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Ne touche &#224; rien, dit mon p&#232;re, les yeux pliss&#233;s pour se prot&#233;ger du soleil. Laisse tout exactement tel que c'est. C'est un endroit sacr&#233;, Nick.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le silence avait quelque chose de surnaturel. Un haut piton rocheux nous surplombait, entour&#233; de longs agaves verts, mass&#233;s en buissons serr&#233;s sous l'ombrelle azur&#233;e du ciel. Pendant quelques minutes, ni lui ni moi ne d&#238;mes un seul mot. Je r&#233;alisai soudain que c'&#233;tait peut-&#234;tre notre derni&#232;re randonn&#233;e ensemble, mais il me semble en y repensant aujourd'hui que je refusais d'y croire. Mon p&#232;re s'assit au bord du chemin, sur un &#233;boulis de pierres blanches, fixant le site d'un air morose, comme si des amis &#224; lui ou des membres de la famille avaient p&#233;ri dans l'accident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je l'aimais, bien s&#251;r. &#192; l'id&#233;e de le voir dispara&#238;tre un jour de ma vie, je sentais mon c&#339;ur s'affoler comme celui d'une b&#234;te traqu&#233;e et le souffle me manquer. Je savais qu'il m'aimait aussi &#8212; j'&#233;tais son enfant, son fils unique &#8212; et qu'il s'inqui&#233;tait pour moi quand il pensait &#224; la probabilit&#233; de sa mort pr&#233;matur&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il restait assis l&#224;, le regard fixe. Je voyais bien qu'il &#233;tait pr&#233;occup&#233;. &#192; ce moment&#8209;l&#224;, j'aurais pu lui dire mille choses, mais mon c&#244;t&#233; &#233;gocentrique et irrationnel lui en voulait d'&#234;tre malade ; une partie de moi d&#233;sirait le faire pleurer &#224; nouveau, comme quelques semaines plus t&#244;t dans notre s&#233;jour, et je lui dis, dans cette &#233;trange poche de silence, la pire chose &#224; laquelle je pouvais penser : qu'il ne me manquerait pas quand il serait parti. Ces paroles s'&#233;chapp&#232;rent de ma bouche, compl&#232;tement injustifi&#233;es, sans aucun rapport avec la conversation pr&#233;c&#233;dente. Et fausses.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Quoi ? dit mon p&#232;re. Qu'est ce que tu viens de dire ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Je voyais ma m&#232;re en veuve, drap&#233;e de noir, et je pensais &#224; la casquette de chasseur que nous avions trouv&#233;e, essayant d'imaginer ce que cela devait &#234;tre de vivre ici, en pleine nature, seul dans la montagne d&#233;serte. La col&#232;re bouillonnait en moi.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Pourquoi me dire &#231;a, Nick ? Mon p&#232;re me regarda, le visage durci. Pourquoi me dire une chose pareille ? demanda-t-il, mais je ne r&#233;pondis pas. Je n'en avais pas la moindre id&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, en effet, il se mit &#224; pleurer, la t&#234;te basse, une main appuy&#233;e sur sa bouche. Un moment, il eut l'air d'&#234;tre en proie &#224; une grande souffrance physique. Je n'avais aucune envie de voir &#231;a.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je savais que je lui devais des excuses, mais j'&#233;tais incapable d'ouvrir la bouche. Je ne pus m&#234;me pas verser une larme. Je restai plant&#233; l&#224;, honteux de ce que j'avais fait, me demandant qui j'&#233;tais et quel homme j'allais devenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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