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	<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title> Sharia Baudelaire </title>
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		<dc:date>2019-08-31T20:04:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandra Parrs</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Azim est arriv&#233; rue Baudelaire, &#224; Paris. Il y a deux ans qu'il est parti et il tient le cylindre de fer entre ses doigts. C'est un v&#233;ritable miracle qu'il ait r&#233;ussi &#224; ne pas le perdre. Ses doigts sont sales, ab&#238;m&#233;s par l'eau sal&#233;e, les coups, un doigt a &#233;t&#233; cass&#233; avant la travers&#233;e de la M&#233;diterran&#233;e. Il est de travers, comme s'il essayait de se pencher pour regarder par une fen&#234;tre, pour attraper un bout de ciel, comme le faisait Azim quand il &#233;tait enferm&#233; en Libye dans la cellule puante avec cinquante (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/" rel="directory"&gt;Nouvelles &#224; lire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton962.jpg?1567281824' width='150' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_358 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L450xH450/sharia_baudelaire-211d2.jpg?1639933148' width='450' height='450' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Azim est arriv&#233; rue Baudelaire, &#224; Paris. Il y a deux ans qu'il est parti et il tient le cylindre de fer entre ses doigts. C'est un v&#233;ritable miracle qu'il ait r&#233;ussi &#224; ne pas le perdre. Ses doigts sont sales, ab&#238;m&#233;s par l'eau sal&#233;e, les coups, un doigt a &#233;t&#233; cass&#233; avant la travers&#233;e de la M&#233;diterran&#233;e. Il est de travers, comme s'il essayait de se pencher pour regarder par une fen&#234;tre, pour attraper un bout de ciel, comme le faisait Azim quand il &#233;tait enferm&#233; en Libye dans la cellule puante avec cinquante autres mis&#233;rables qui avaient quitt&#233; leur pays &#224; la recherche de quelque ailleurs plus prometteur. Des imb&#233;ciles comme lui qui croyaient que l'ailleurs les traiterait mieux, mais tout le monde se fichait des Soudanais, et ceux qui ne se fichaient pas d'eux cherchaient &#224; leur prendre le peu qu'ils avaient. Leur capacit&#233; &#224; travailler ou leurs organes. Ou simplement leur vie, qu'ils essayaient de marchander, mais qui ne valait pas un centime. On ne payait pas de ran&#231;on pour eux. C'est comme &#231;a, on les r&#233;colte, comme s'ils &#233;taient des champs encore vaguement fertiles, on arrache d'eux le peu qu'il y reste &#224; saisir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se revoit au village, il entend la voix rauque de sa m&#232;re : &lt;br /&gt;&#8212; Azim, tu dois partir. &lt;br /&gt;&#8212; Non, je ne vais pas te laisser, &lt;i&gt;Ouma&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle lui r&#233;p&#232;te inlassablement de partir, mais il refuse de la laisser. Elle est tout ce qu'il lui reste.
&lt;br /&gt;&#8212; Azim, tu dois partir. Pour me sauver. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle lui explique alors qu'elle a une mission pour lui. Il doit se rendre de l'autre c&#244;t&#233; de la mer, en Europe, en France. &#192; Paris. Elle lui remet un cylindre de fer, qui ressemble &#224; un crayon. Elle le lui fourgue dans la main, et resserre ses doigts dessus. Les paumes de sa m&#232;re sont s&#232;ches et arides comme la terre du pays. &lt;br /&gt;&#8212; Il y a une lettre dedans. Tu dois l'apporter &#224; cette adresse : &lt;i&gt;Sharia&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='rue en arabe' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Baudelaire&lt;/i&gt; &#224; Paris. Cela nous sauvera. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle r&#233;p&#232;te l'adresse et demande &#224; Azim de la r&#233;p&#233;ter &#224; son tour, comme une r&#233;citation : Sharia Baudelaire, Paris. Les mots n'ont pas de sens, mais il les r&#233;p&#232;te, vingt fois, jusqu'&#224; ce qu'ils se soient ancr&#233;s dans sa m&#233;moire. Sharia Baudelaire.
&lt;br /&gt;&#8212; Quand tu seras l&#224;-bas, ouvre le cylindre, sors la lettre, et lis-la. Tu nous sauveras.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il couvre sa m&#232;re de questions, mais elle le repousse doucement. &lt;br /&gt;&#8212; Va, mon fils et ne te retourne pas. Et ne perds pas ces mots. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il part, en r&#233;p&#233;tant l'adresse, de peur que sa m&#233;moire ne lui fasse d&#233;faut. Au moins la parole est l&#224;. Sharia Baudelaire. Sharia Baudelaire. Il prend l'habitude de marmonner ce ruban de mots, une pri&#232;re qui le r&#233;conforte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Azim rencontre un groupe d'autres villageois qui, comme lui, partent vers le nord. Ils passent au Tchad, puis ils arrivent en Libye. Il traverse le d&#233;sert &#224; pied, avec trente autres hommes. Un jour, une voiture s'arr&#234;te pr&#232;s d'eux. L'homme qui marche &#224; ses c&#244;t&#233;s murmure :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Ils sont avec l'ONU, ils vont nous aider. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un homme avec une veste kaki s'approche d'eux. &lt;br /&gt;&#8212; C'est trop dangereux, rebroussez chemin, il y a des trafiquants et des guerriers partout dans ce foutu d&#233;sert. &lt;br class='autobr' /&gt;
Azim marmonne : &lt;i&gt;Sharia Baudelaire, sharia Baudelaire&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme sourit.
&lt;br /&gt;&#8212; Charles Baudelaire ?
&lt;br /&gt;&#8212; Tu connais ?
&lt;br /&gt;&#8212; Oui, bien s&#251;r que je connais, je suis Fran&#231;ais. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme r&#233;fl&#233;chit, plonge dans des souvenirs lointains, l'&#233;cole, l'odeur de la craie.
&lt;br /&gt;&#8212; &#8220;&lt;i&gt;L&#224;, tout n'est qu'ordre et beaut&#233;, luxe, calme et volupt&#233;.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme regarde autour de lui. Le d&#233;sert est beau, calme, ordonn&#233; en surface. Mais c'est trompeur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Azim r&#233;p&#232;te la phrase qu'il ne comprend pas, il a cette facult&#233; de pouvoir r&#233;p&#233;ter les mots inconnus, les mots qui trottent dans sa t&#234;te :
&lt;br /&gt;&#8212; &#8220;&lt;i&gt;L&#224;, tout n'est qu'ordre et beaut&#233;, luxe, calme et volupt&#233;.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les voitures de l'ONU reprennent la route et le groupe ne suit pas leur conseil, ils continuent vers le nord, malgr&#233; les dangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours plus tard, d'autres voitures arrivent, elles ne portent pas la marque de l'ONU. Un homme qui s'appelle Bilal attrape le bras d'Azim.
&lt;br /&gt;&#8212; Des trafiquants&#8230; Soit ils nous aident &#224; passer en Europe, soit ils nous emm&#232;nent dans leurs camps et on cr&#232;ve.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Sharia Baudelaire&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&#8212; Ils nous prennent tout en tous cas. Ils nous battent comme des chiens.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Sharia Baudelaire&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des bras le happent. Lui et ses compagnons d'infortune se retrouvent agglutin&#233;s, sur le toit d'une voiture. Le d&#233;sert de sable coule &#224; c&#244;t&#233; d'eux, le vent leur bat les yeux. Il ne sait pas o&#249; il va, il n'a plus aucun contr&#244;le sur sa vie. Sauf celui de r&#233;p&#233;ter l'adresse que lui a donn&#233;e sa m&#232;re et la phrase magique de l'homme en kaki. &lt;br class='autobr' /&gt;
On arrive dans un village et on les met dans une cellule de terre et de taule, les gardes sont des adolescents arm&#233;s de grosses mitraillettes qu'ils portent en souriant. Ils font semblant de leur tirer dessus et ils &#233;clatent de rire. La cellule pue la pisse et la peur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les jours, un de ces adolescents rieurs vient chercher un des prisonniers, on ne sait pas ce qu'ils font de leur victime quotidienne. Tous les jours, ils attendent leur tour. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un matin, l'adolescent regarde Azim avec son sourire victorieux, ce dernier r&#233;cite la phrase magique &#224; tue-t&#234;te :
&lt;br /&gt;&#8212; &#8220;&lt;i&gt;L&#224;, tout n'est qu'ordre et beaut&#233;, luxe, calme et volupt&#233;. L&#224;, tout n'est qu'ordre et beaut&#233;, luxe, calme et volupt&#233;. L&#224;, tout n'est qu'ordre et beaut&#233;, luxe, calme et volupt&#233;. L&#224;, tout n'est qu'ordre et beaut&#233;, luxe, calme et volupt&#233;.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sourire de l'adolescent s'&#233;teint. Il crache par terre et d&#233;signe un autre homme. Apr&#232;s, il ne regarde plus Azim. Il pense qu'il est poss&#233;d&#233; par les Djinns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre matin, Azim entend des cris, puis des coups de feu. Des hommes ouvrent leur cellule et l'air entre dans la pi&#232;ce violemment, ils se mettent tous &#224; tousser &#224; cause de cet exc&#232;s d'oxyg&#232;ne. On les emm&#232;ne dans un camp, encore des taules et un sol de terre battue, mais cette fois, on ne vient pas les chercher le matin. Un homme demande un jour &#224; Azim ce qu'il tient toujours entre ses doigts. &lt;br /&gt;&#8212; Ma m&#232;re m'a donn&#233; &#231;a. Je dois aller &#224; Paris, France.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme sourit. &lt;br /&gt;&#8212; Je suis de Paris. Mais, mon pauvre gar&#231;on, tu n'y arriveras jamais, &#224; Paris. Il vaut mieux pour toi retourner au Soudan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Azim serre son cylindre dans la main. Les mots de sa m&#232;re doivent arriver jusqu'&#224; la Sharia Baudelaire, c'est imp&#233;ratif.
&lt;br /&gt;&#8212; Sharia Baudelaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme le regarde, &#233;berlu&#233;. &lt;br /&gt;&#8212; Charles Baudelaire ? Parler de Baudelaire ici, quelle ironie ! Tu le connais, toi ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Azim ne comprend pas ce qu'il veut dire, mais il acquiesce poliment. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme repart lui aussi dans ses souvenirs d'enfance et il &#233;ructe sa formule magique :
&lt;br /&gt;&#8212; &#8220;&lt;i&gt;Sois sage, &#244; ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Tu r&#233;clamais le Soir ; il descend ; le voici&#8230;&lt;/i&gt;&#8221;
&lt;br /&gt;&#8212; &#1194;a veut dire quoi ?
&lt;br /&gt;&#8212; C'est des mots pour faire face &#224; la souffrance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une formule magique tr&#232;s utile. Azim la r&#233;p&#232;te, il inscrit les mots dans sa m&#233;moire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un jour, son ami Bilal lui dit qu'il a pris contact avec un passeur qui est d'accord pour leur faire traverser la mer, pour aller en Europe. La famille de Bilal va payer pour eux et Azim le remboursera en Europe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques jours plus tard, Azim et Bilal sont sur un bateau de fortune, le corps endolori, les trafiquants les ont battus sans raison avant le d&#233;part. Ils regardent le ciel noir, la mer diabolique qui joue avec leur pauvre bateau comme un chat envoyant balader une souris dans tous les sens. Azim r&#233;p&#232;te la formule magique :
&lt;br /&gt;&#8212; &#8220;&lt;i&gt;Sois sage, &#244; ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille. Tu r&#233;clamais le Soir ; il descend ; le voici&#8230;&lt;/i&gt;&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
La formule magique le calme, elle calme la mer qui accepte de retenir ses vagues et de dompter ses remous jusqu'&#224; leur arriv&#233;e en Italie. Azim et Bilal rencontrent un homme qui les enferme &#224; l'arri&#232;re de son camion, avec une dizaine d'autres corps puants, maigres et bris&#233;s, comme les leurs. Le camion traverse un col montagneux, le froid entre par &#224;-coups, ils tremblent de tous leurs membres. Azim r&#233;cite :
&lt;br /&gt;&#8212; &#8220;&lt;i&gt;L&#224;, tout n'est qu'ordre et beaut&#233;, luxe, calme et volupt&#233;.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
La formule l'apaise. Il a travers&#233; le d&#233;sert, il a travers&#233; la mer, il a travers&#233; la montagne, il a surv&#233;cu. Il serre toujours son cylindre entre les doigts et les mots magiques trottent dans son esprit.&lt;br class='autobr' /&gt;
On les refile &#224; un autre transporteur, on les entasse dans un autre camion, le froid devient encore plus cinglant. Bilal veut aller en Angleterre, comme tout le monde. &lt;br /&gt;&#8212; Viens avec moi, Azim.
&lt;br /&gt;&#8212; Non, je dois aller &#224; Paris. Sharia Baudelaire. J'ai promis &#224; ma m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils se s&#233;parent &#224; Paris, Bilal prend un autre camion qui doit passer sous la Manche. Azim avance sous la pluie, ses habits lui collent &#224; la peau. Il finit par trouver la rue, mais pour s'en assurer, il demande &#224; une passante : Sharia Baudelaire ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle le regarde :
&lt;br /&gt;&#8212; Charles Baudelaire ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Azim r&#233;pond :
&lt;br /&gt;&#8212; &#8220;&lt;i&gt;L&#224;, tout n'est qu'ordre et beaut&#233;, luxe, calme et volupt&#233;.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
La passante lui sourit, un sourire d'une fugitive beaut&#233;.
&lt;br /&gt;&#8212; L&#8216;invitation au voyage ! Ma partie pr&#233;f&#233;r&#233;e est celle-ci : &#8220;&lt;i&gt;Ces tr&#233;sors, ces meubles, ce luxe, cet ordre, ces parfums, ces fleurs miraculeuses, c'est toi. C'est encore toi, ces grands fleuves et ces canaux tranquilles.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;br class='autobr' /&gt;
Azim est arriv&#233;, il ouvre le cylindre et sort un petit papier enroul&#233; sur lui-m&#234;me. Sa m&#232;re a &#233;crit, en arabe, de son &#233;criture d&#233;licate et mal assur&#233;e :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8220;&lt;i&gt;Si tu lis cela, tu es arriv&#233; mon fils. Il n'y a rien &#224; trouver dans cette rue si ce n'est toi-m&#234;me. Mes mots t'auront aid&#233; &#224; traverser ces &#233;preuves, les mots qui trottent t'auront port&#233; vers une autre vie. Va, mon fils, va. Je t'aime.&lt;/i&gt;&#8221;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;rue en arabe&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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