<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Nouvelle Donne</title>
	<link>https://www.nouvelle-donne.net/</link>
	
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.nouvelle-donne.net/spip.php?id_auteur=84&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Nouvelle Donne</title>
		<url>https://www.nouvelle-donne.net/IMG/siteon0.png?1606645713</url>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/</link>
		<height>101</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title> Le Ma&#238;tre et la marionnette</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/le-maitre-et-la-marionnette</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/le-maitre-et-la-marionnette</guid>
		<dc:date>2019-09-29T14:49:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Philippe Rinaudo</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Je n'ai pas h&#233;sit&#233; une seule seconde lorsqu'on m'a confi&#233; le poste. Pas plus que je ne me suis m&#233;fi&#233;e. Pourquoi me serais-je m&#233;fi&#233;e, du reste ? On m'avait engag&#233;e sous le pr&#233;texte de faire du chiffre, des &#233;conomies, de donner un nouveau d&#233;part &#224; la bo&#238;te en renouvelant une partie du personnel. Du moins, celui qui devenait trop on&#233;reux. Il &#233;tait question de rajeunir leur image aussi, et je suis parvenue &#224; mes fins. J'ai parfaitement r&#233;alis&#233; les objectifs qui m'avaient &#233;t&#233; fix&#233;s et j'avoue en tirer une certaine (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/" rel="directory"&gt;Nouvelles &#224; lire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton971.jpg?1569768451' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_363 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L350xH554/le_mai_tre_et_la_marionnette-f8194.jpg?1639933241' width='350' height='554' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas h&#233;sit&#233; une seule seconde lorsqu'on m'a confi&#233; le poste. Pas plus que je ne me suis m&#233;fi&#233;e. Pourquoi me serais-je m&#233;fi&#233;e, du reste ? On m'avait engag&#233;e sous le pr&#233;texte de faire du chiffre, des &#233;conomies, de donner un nouveau d&#233;part &#224; la bo&#238;te en renouvelant une partie du personnel. Du moins, celui qui devenait trop on&#233;reux. Il &#233;tait question de rajeunir leur image aussi, et je suis parvenue &#224; mes fins. J'ai parfaitement r&#233;alis&#233; les objectifs qui m'avaient &#233;t&#233; fix&#233;s et j'avoue en tirer une certaine fiert&#233;. Oui, je peux &#234;tre sacr&#233;ment fi&#232;re de ce que j'ai accompli. Je suis irr&#233;prochable de ce c&#244;t&#233;-l&#224;. Je le suis moins du c&#244;t&#233; humain, c'est incontestable, mais ce n'est qu'aujourd'hui que je le r&#233;alise. Dommage que cela arrive trop tard. J'avais une telle soif d'ascension sociale que j'ai fini par me br&#251;ler les ailes. J'avais une revanche &#224; prendre sur mon enfance, sur ces premi&#232;res ann&#233;es dont on dit &#224; raison qu'elles seront d&#233;terminantes pour la suite. Sur ces ann&#233;es d'&#233;cole pendant lesquelles je n'ai pas &#233;t&#233; heureuse parce qu'on ne m'a jamais accord&#233; beaucoup d'attention&#8230; Peut-&#234;tre &#224; cause de mon c&#244;t&#233; insipide, voire transparent. Je m'&#233;vertuais pourtant &#224; faire tout ce que je pouvais pour qu'on me remarque, pour qu'on s'int&#233;resse &#224; moi. Seulement, il faut avoir quelque chose de beau ou de laid pour susciter de l'int&#233;r&#234;t, ou bien avoir quelque chose d'exceptionnel. Et moi, j'ai toujours &#233;t&#233; entre les deux. Ni belle, ni laide. Ni exceptionnelle. Insignifiante, comme on me l'a trop souvent r&#233;p&#233;t&#233;. De ce fait, je n'ai jamais r&#233;ussi &#224; avoir les amis auxquels j'aspirais, et ai d&#251; me contenter d'amis &#224; mon image, qui se fondent dans la masse et traversent l'existence sans laisser d'empreinte, except&#233; celle de leur index sur les documents officiels. Qui font partie de ceux qu'on oubliera presque aussit&#244;t apr&#232;s avoir crois&#233; leur chemin. Toutes ces ann&#233;es ont attis&#233; ma soif de revanche et aujourd'hui, on me pr&#234;te enfin attention. On me v&#233;n&#232;re ou on me hait, mais je provoque au moins un sentiment, qu'il soit bon ou mauvais. Elles ont aussi forg&#233; mon caract&#232;re et m'ont permis de me construire et d'en arriver l&#224; o&#249; je suis arriv&#233;e : en haut de l'&#233;chelle. Une &#233;chelle que j'ai gravie de mani&#232;re fulgurante, en esp&#233;rant que les barreaux ne c&#232;dent pas au fur et &#224; mesure que je les franchissais. Mes craintes &#233;taient sans fondement et je n'avais pas lieu de m'inqui&#233;ter, car j'avais le soutien inconditionnel de ma hi&#233;rarchie qui m'encourageait &#224; aller toujours plus haut avec l'assurance que les barreaux n'en &#233;taient que plus renforc&#233;s. Il n'y avait donc aucun risque que l'un d'entre eux c&#232;de avant que je sois parvenue &#224; destination et que j'aie atteint le poste qu'on m'avait promis et que j'avais tant convoit&#233;. J'avais cette envie folle d'y arriver, cette rage en moi. Une rage inconditionnelle, une envie d'&#233;craser tous ceux qui se trouvaient sur mon passage et qui me faisaient de l'ombre, quoi qu'il en co&#251;te. Et mes employeurs ne s'y sont pas tromp&#233;s. Ils ont su d&#233;celer ce formidable potentiel, lorsqu'ils m'ont engag&#233;e pour faire le sale boulot &#224; leur place. Ils ont rep&#233;r&#233; en moi la candidate id&#233;ale, avide de cette revanche sur la vie. Les requins sont &#233;quip&#233;s d'un sonar pour d&#233;tecter ce genre de chose, c'est connu. C'est pour cette raison qu'ils m'ont accord&#233; toute leur confiance. Ils savaient que je n'aurais aucun scrupule &#224; convoquer quelques ann&#233;es plus tard, tous ceux qui m'avaient gentiment aid&#233;e &#224; mes d&#233;buts, tous ceux qui m'avaient chaleureusement accueillie et souhait&#233; la bienvenue dans l'&#233;quipe. Ceux qui m'avaient form&#233;e et qui ne se seraient jamais dout&#233;s que ce qu'ils m'avaient appris ou confi&#233; finirait par se retourner contre eux. Et pendant ce temps, je jubilais, je les laissais &#224; la man&#339;uvre en me disant qu'un jour je serais &#224; leur place, puis au-dessus d'eux, jusqu'&#224; ce que j'atteigne le poste de directrice de r&#233;seau, directement plac&#233; sous les ordres de la pr&#233;sidente elle-m&#234;me. Celle qui tient les ficelles de ce th&#233;&#226;tre de marionnettes, celle entre les mains de qui se trouve le pouvoir supr&#234;me. Oui, je jubilais, comme j'ai d'ailleurs jubil&#233; chaque fois qu'il m'a &#233;t&#233; ordonn&#233; de convoquer ceux qui d&#233;rangeaient, qui ne rapportaient plus assez d'argent ou qui leur co&#251;taient trop cher. Ceux qui &#233;taient proches d'obtenir leur prime d'anciennet&#233; ou qui &#233;taient proches de la retraite, et que je devais forcer &#224; partir pour &#233;viter d'avoir &#224; verser des indemnit&#233;s trop &#233;lev&#233;es. Je n'avais aucun mal &#224; m'y employer. J'avais toujours ma carotte pour avancer. Toutes ces primes &#233;conomis&#233;es par mes soins, ces &#233;conomies sur salaires en diminuant les effectifs sans forc&#233;ment embaucher derri&#232;re ou en embauchant &#224; moindre co&#251;t, &#233;taient autant de carottes qui me permettaient d'avancer. Toujours avec les f&#233;licitations du grand jury et son assentiment. Et peu importaient les moyens. Ils &#233;taient sans limite. On m'a m&#234;me encourag&#233;e &#224; m'appuyer sur les critiques des clients, celles publi&#233;es sur les r&#233;seaux sociaux &#224; l'encontre du petit personnel. Les mauvaises, surtout les mauvaises, m'a-t-on ass&#233;n&#233;. Tout comme on m'a demand&#233; si je ne connaissais pas des personnes de confiance autour de moi, peu scrupuleuses et susceptibles de poster de faux avis n&#233;gatifs pouvant servir de b&#233;quille le moment venu. Ce que j'ai fait, bien entendu. Et m&#234;me si je savais que ces avis ne reposaient sur rien de concret, qu'on aurait du mal &#224; les justifier le moment venu, j'avais au moins la certitude qu'en martelant ces faux avis, qu'en r&#233;p&#233;tant sans cesse &#224; mes subalternes de faire attention, je pouvais maintenir un mauvais climat au sein de la boutique. Un climat d&#233;l&#233;t&#232;re, qui finirait par pousser l'un d'entre eux &#224; commettre le faux pas que j'attendais pour asseoir ma position. Il n'y avait qu'&#224; patienter en leur faisant des sourires par-devant, pour qu'ils ne se doutent pas de ce qui se tramait dans leur dos. De simples avertissements la plupart du temps, sans cons&#233;quence imm&#233;diate, mais qui finissaient par ne plus l'&#234;tre, de par le c&#244;t&#233; r&#233;p&#233;titif. Puis des sanctions plus lourdes ensuite, avec des mises &#224; pied. Un jour, deux jours, jusqu'&#224; trois parfois. Toujours autant de journ&#233;es de salaire &#233;conomis&#233;es, qui pouvaient venir augmenter le mien. Et toujours cette m&#234;me jubilation, lorsque je pouvais lire la crainte de perdre leur boulot dans leurs yeux, au moment de leur exposer les faits. Avec des convocations toujours plus espac&#233;es, &#224; deux ou trois semaines de la date &#224; laquelle ils avaient re&#231;u le recommand&#233; les informant qu'une sanction &#233;tait envisag&#233;e &#224; leur encontre, sans en exposer le motif et le plus souvent au retour de leurs vacances, au moment o&#249; ils &#233;taient le plus d&#233;tendus, pour mieux les cueillir, pour mieux les casser. Des semaines pendant lesquelles ils avaient le temps de cogiter et d'angoisser, de se demander ce qu'ils avaient fait de mal. Avec toujours ce m&#234;me rituel et cette question que je prenais un malin plaisir &#224; poser apr&#232;s avoir l&#226;ch&#233; un timide bonjour : &#171; Alors, vous savez pourquoi vous &#234;tes ici aujourd'hui, je pr&#233;sume ? &#187; Bien s&#251;r que non, ils n'en savaient rien. Comment auraient-ils pu le savoir puisqu'il s'agissait d'un pr&#233;texte de plus, d'un pr&#233;texte fallacieux pour les forcer &#224; quitter le navire de leur propre gr&#233; avant de se faire jeter par-dessus bord. Et voil&#224; qu'aujourd'hui, c'est moi qui m'appr&#234;te &#224; le quitter. Tout comme je m'appr&#234;te &#224; quitter aussi la mer agit&#233;e et dangereuse sur laquelle je me suis laiss&#233;e embarquer sans voir le naufrage in&#233;luctable qui s'annon&#231;ait. Je suis &#233;puis&#233;e, je ne dors plus depuis deux semaines d&#233;j&#224;, depuis que le facteur a sonn&#233; un matin et qu'il m'a remis ce recommand&#233; en &#233;change de ma signature f&#233;brile sur sa tablette. Une signature que j'ai si souvent appos&#233;e et pourtant si diff&#233;rente de la mienne, tant ma main tremblait ce matin-l&#224;. Un recommand&#233; dans lequel il m'&#233;tait signifi&#233; que j'&#233;tais convoqu&#233;e &#224; mon tour, en vue d'une sanction disciplinaire. Et comme d'habitude, aucun motif n'&#233;tait expos&#233;. C'est leur bon droit. Ils n'ont rien &#224; justifier jusqu'au rendez-vous, pour mieux m&#233;nager l'effet de surprise et que l'on ne puisse pas arriver arm&#233; pour assurer sa d&#233;fense. Il y &#233;tait &#233;galement &#233;crit que je pouvais me faire assister par la personne de mon choix. Mais je sais que c'est inutile, car on lui demandera de se contenter d'&#233;couter et de prendre des notes pendant l'entretien. Des notes qui ne serviront &#224; rien, puisqu'ils trouveront toujours un autre pr&#233;texte pour vous pousser &#224; bout et se d&#233;barrasser de vous. Je connais trop bien leurs m&#233;thodes pour les avoir longtemps pratiqu&#233;es. Et puis j'ai beau chercher, faire le tour, je ne vois pas qui dans l'entreprise accepterait de m'assister. Non, je ne vois personne. C'est vrai que je ne me suis pas assez m&#233;fi&#233;e, que je n'ai rien vu venir, en acceptant de former ces derniers mois la jeune cousine de ma pr&#233;sidente. Jeune, peut-&#234;tre, mais avec des dents d&#233;j&#224; suffisamment ac&#233;r&#233;es pour rayer un parquet jusqu'aux solives qui le soutiennent. Douce et mielleuse, en prime. Les pires, et je m'y connais. Ils n'ont certainement pas d&#251; l'engager par hasard, et sans doute qu'elle parviendra elle aussi &#224; atteindre le nouvel objectif qu'ils se sont mis en t&#234;te d'atteindre, jusqu'&#224; la prochaine et ainsi de suite, &#224; moins qu'ils ne fassent preuve de plus de cl&#233;mence &#224; l'&#233;gard de leur propre famille. Ce dont je doute, car ces gens-l&#224; n'ont aucun scrupule, aucun remords. Ils sont d&#233;pourvus de tout sentiment. L'histoire ne fait que se r&#233;p&#233;ter apr&#232;s tout, et le moment est venu pour moi de me retirer et de c&#233;der ma place &#224; une autre. J'aurais d&#251; me douter, en vendant mon &#226;me au diable, qu'il ne me ferait pas de cadeau. Ma mission est apparemment termin&#233;e et il semblerait &#224; en juger par leur courrier qu'ils n'ont plus besoin de moi. Je leur ai fait faire les &#233;conomies escompt&#233;es, mais sans doute n'est-ce pas suffisant, car ils en sont avides, il leur en faut toujours davantage. Je viens de l'apprendre &#224; mes d&#233;pens. Alors ce soir, je vais &#244;ter ma tenue &#233;triqu&#233;e de torera et enfiler mon plus beau d&#233;shabill&#233;, avant de me diriger vers une ar&#232;ne o&#249; il ne sera plus question de combat. Il me faudra aussi m'armer de courage pour avaler ces quelques cachets, dans l'espoir de pouvoir enfin trouver le sommeil qui me fait d&#233;faut depuis ces deux derni&#232;res semaines. Depuis ce coup de sonnette qui m'a fait tressaillir et qui &#233;tait le dernier auquel je m'attendais. J'esp&#232;re juste avaler le nombre suffisant pour ne pas rater ma derni&#232;re sortie, car je sais que rien ne me sera &#233;pargn&#233; si je rate mon coup et je n'ai aucune envie d'&#234;tre la ris&#233;e de mes coll&#232;gues qui seraient trop heureux de me voir &#233;chouer. Ni trop ni pas assez, &#224; la hauteur de ce qu'aura &#233;t&#233; mon existence pendant toutes ces ann&#233;es qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; mon ascension. Mais avant, il me faudra archiver ce dossier dans mes documents et lui trouver un nom. Il est d&#233;j&#224; tout trouv&#233;. Il s'intitulera &#171; Mea culpa &#187;. Je suis consciente qu'il ne r&#233;parera pas le mal que j'ai pu faire &#224; tous ceux qui ont eu la malchance de se trouver sur ma route et auxquels je n'aurai plus l'occasion pr&#233;senter mes excuses. En revanche, s'il peut au moins permettre aux enqu&#234;teurs qui tomberont sur ces aveux de mettre en lumi&#232;re ces pratiques qui ne font h&#233;las pas exception aujourd'hui et que j'ai trop longtemps cautionn&#233;es, j'aurai la maigre consolation de me dire avant de partir que tout ce que j'ai fait n'aura pas &#233;t&#233; vain et que cette fois-ci, c'est moi, et moi seule, qui aurai &#233;t&#233; le Ma&#238;tre et la marionnette&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.nouvelle-donne.net/spip.php?action=acceder_document&amp;arg=364&amp;cle=e0ce791c050c35f1885efd97173732c5658d9cdf&amp;file=pdf%2Fle-maitre-et-la-marionnette_a971-2.pdf" length="156948" type="application/pdf" />
		
		<enclosure url="https://www.nouvelle-donne.net/spip.php?action=acceder_document&amp;arg=477&amp;cle=f3768d276115233a1be82147a0baded5c7616a8e&amp;file=pdf%2Fle-maa-r-tre-et-la-marionnette_a971.pdf" length="31277" type="application/pdf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
