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		<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Vie de Gilles, Marie-H&#233;l&#232;ne Lafon, Denis Laget</title>
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		<dc:creator>Jean-Yves Robichon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Alors que se d&#233;veloppent les techniques d'impression de livres &#224; la demande, il est rassurant de voir une maison d'&#233;dition revendiquer son savoir-faire en se r&#233;f&#233;rant au chemin de fer. Pour rappel, le chemin de fer est cette &#233;tape de la conception du livre o&#249; la succession des pages, mise &#224; plat, permet de v&#233;rifier le bon encha&#238;nement du texte et des images. Car, ne l'oublions pas, si l'auteur commet le texte, l'&#233;diteur l'incarne dans un livre. En suscitant une dialectique entre texte et image, les (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1461.jpg?1761302071' width='115' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que se d&#233;veloppent les techniques d'impression de livres &#224; la demande, il est rassurant de voir une maison d'&#233;dition revendiquer son savoir-faire en se r&#233;f&#233;rant au &lt;i&gt;chemin de fer&lt;/i&gt;. Pour rappel, le chemin de fer est cette &#233;tape de la conception du livre o&#249; la succession des pages, mise &#224; plat, permet de v&#233;rifier le bon encha&#238;nement du texte et des images. Car, ne l'oublions pas, si l'auteur commet le texte, l'&#233;diteur l'incarne dans un livre.&lt;br class='autobr' /&gt;
En suscitant une dialectique entre texte et image, les &lt;strong&gt;&#233;ditions du Chemin de fer&lt;/strong&gt; cr&#233;ent des objets &#233;ditoriaux singuliers. Dans &lt;i&gt;Vie de Gilles&lt;/i&gt;, le peintre Denis Laget propose sa vision du texte de Marie-H&#233;l&#232;ne Lafon. Ses paysages, peints dans une mati&#232;re terreuse, organique, d&#233;voilent des horizons tourment&#233;s o&#249; le temps semble se figer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le personnage de Gilles, n&#233; du dernier roman de l'auteure : &lt;i&gt;Les Sources&lt;/i&gt;, est le fils de Nicole et le fr&#232;re de Claire et d'Isabelle. Dans &lt;i&gt;Vie de Gilles&lt;/i&gt;, sa vie tient entre deux nouvelles. Dans la premi&#232;re, &lt;i&gt;La confession&lt;/i&gt; (dont une version initiale a &#233;t&#233; publi&#233;e en 2023), il est enfant, suit les cours de cat&#233;chisme dispens&#233;s par une vieille fille, La Nini. Il imagine la mort de son p&#232;re honni, son enterrement. Il se soumet au rite de la confession sans trop savoir comment lister les p&#233;ch&#233;s qu'il aurait commis. Dans la seconde, &lt;i&gt;Cinquante ans&lt;/i&gt;, on le retrouve quarante ans plus tard alors que sa s&#339;ur Claire, de retour au pays pour les vacances, vient lui souhaiter son anniversaire. La &lt;i&gt;Vie de Gilles&lt;/i&gt; r&#233;sonne dans cette ellipse temporelle, dans ce silence. Car Gilles fait partie des enfants qui, &#224; l'&#233;cole, n'apprennent pas bien. D&#232;s lors, son destin est scell&#233;, il sera li&#233; &#224; la terre, condamn&#233; &#224; un labeur sans fin, &#224; la tyrannie des &#233;l&#233;ments, au c&#233;libat. Il appartient &#224; cette caste de paysans, h&#233;ritiers d'un monde qui se meurt, des taiseux que Marie-H&#233;l&#232;ne Lafon sauve de l'oubli en brossant leur portrait d'une plume r&#233;aliste, pudique, et infiniment respectueuse. Fid&#232;le &#224; son Cantal natal, &#224; la vall&#233;e de la Santoire, l'auteure nous ram&#232;ne chez elle, aupr&#232;s des siens, dans son pays qu'elle d&#233;crit avec les yeux de celle qui, enfant, allait aux champs pour garder les vaches. &lt;i&gt;Ses pieds reconnaissent les cailloux du chemin nu qui part de l'&#233;table et file droit, net, sans ambages, vers la plaine alanguie au bord de la Santoire&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le livre est con&#231;u comme un triptyque o&#249; la peinture de Denis Laget vient en &#233;cho aux deux nouvelles de Marie-H&#233;l&#232;ne Lafon. Les ocres de sa palette, les effets d'emp&#226;tement ou de jus, les ciels temp&#233;tueux, tout &#233;voque la condition de Gilles, son silence, sa solitude et, surtout, la terre qui le poss&#232;de et l'entrave. Le texte prend alors une dimension poignante, au-del&#224; du dit, le ressenti se fait image et nous touche d'autant plus profond&#233;ment.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Vie de Gilles&lt;/i&gt;, dont le titre rend hommage aux &lt;i&gt;Vies Minuscules&lt;/i&gt; de Pierre Michon, s'inscrit dans la lign&#233;e des portraits que l'auteure nous a d&#233;j&#224; livr&#233;s depuis &lt;i&gt;Liturgie&lt;/i&gt;, son premier recueil de nouvelles, ou bien &lt;i&gt;Joseph&lt;/i&gt;, son bref roman. Ce petit livre, &#224; la facture soign&#233;e, peut-&#234;tre une transition entre &lt;i&gt;Les sources&lt;/i&gt; et un prochain roman, est surtout une &#339;uvre intense, tout en retenue. Comme des parenth&#232;ses, ces deux nouvelles enserrent le silence d'une vie, la &lt;i&gt;Vie de Gilles&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Haute tension, Livia L&#233;ri</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Yves Robichon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans un appartement du tr&#232;s chic 7e arrondissement, une famille recompos&#233;e f&#234;te les onze ans d'Hortense, la fille de madame. Pour l'occasion, Charles, l'oncle maternel, est venu d&#233;jeuner. Pourtant, le tableau id&#233;al peu &#224; peu s'effrite. Hortense est ing&#233;rable, les &#233;changes se tendent entre Charles et Armand, le &#171; fr&#232;re &#187; par alliance d'Hortense. Hubert, le mari, devient mena&#231;ant envers son beau-fr&#232;re, modeste enseignant. S&#251;r de son impunit&#233; de grand bourgeois, il ne se laisse pas impressionner par ses (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1458.jpg?1756662533' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un appartement du tr&#232;s chic 7e arrondissement, une famille recompos&#233;e f&#234;te les onze ans d'Hortense, la fille de madame. Pour l'occasion, Charles, l'oncle maternel, est venu d&#233;jeuner. Pourtant, le tableau id&#233;al peu &#224; peu s'effrite. Hortense est ing&#233;rable, les &#233;changes se tendent entre Charles et Armand, le &#171; fr&#232;re &#187; par alliance d'Hortense. Hubert, le mari, devient mena&#231;ant envers son beau-fr&#232;re, modeste enseignant. S&#251;r de son impunit&#233; de grand bourgeois, il ne se laisse pas impressionner par ses insinuations. Dans une atmosph&#232;re &#224; la Chabrol, tout se joue dans le d&#233;tail : pr&#233;paration d'une blanquette, regards &#233;chang&#233;s, faux-semblants, non-dits. Le lecteur devine l'indicible. Par un subtil crescendo, la tension monte jusqu'&#224; atteindre son paroxysme. &lt;i&gt;Joyeux anniversaire&lt;/i&gt; est une nouvelle in&#233;dite du recueil &lt;i&gt;Haute tension&lt;/i&gt; que signe Livia L&#233;ri, auteure bien connue des revues o&#249; elle publie r&#233;guli&#232;rement. Preuve en est, les neuf autres nouvelles du recueil ont fait l'objet d'une parution ant&#233;rieure.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais disons-le d'embl&#233;e, lire une nouvelle isol&#233;e ou lire un recueil ne rel&#232;ve pas de la m&#234;me exp&#233;rience. Le recueil, parce qu'il joue d'&#233;chos, de r&#233;sonances, r&#233;v&#232;le plus encore l'univers de son auteure.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les personnages se succ&#232;dent et se r&#233;pondent, ici, pour la plupart des femmes. Proies d'un &lt;i&gt;Suiveur&lt;/i&gt;, dans la premi&#232;re nouvelle, &#233;pouse tromp&#233;e dans &lt;i&gt;Faux d&#233;part&lt;/i&gt; ou malmen&#233;e par leur belle-famille dans &lt;i&gt;Padmila&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;On sera bien heureux&lt;/i&gt;. Victimes certes, mais fi&#232;res et combatives, elles ne se r&#233;solvent pas &#224; la condition que leur r&#233;servent les hommes. Le suiveur &#8211; qui fut pris, lui qui croyait prendre &#8211; l'apprendra &#224; ses d&#233;pens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les th&#232;mes resurgissent. L'anniversaire de la jeune fille, dans &lt;i&gt;Joyeux anniversaire&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Sur le causse&lt;/i&gt;, ravive la blessure d'agressions sexuelles commises par ceux-l&#224; m&#234;me qui c&#233;l&#232;brent le passage de l'enfance &#224; l'&#226;ge adulte. Bourgeoisie parisienne ou ruralit&#233; c&#233;venole, la r&#233;alit&#233; reste la m&#234;me, l'enfance est trahie sous le regard complice des proches. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les proc&#233;d&#233;s se d&#233;clinent, comme l'adresse &#224; l'absente dans trois nouvelles &#233;pistolaires. &lt;i&gt;Padmila&lt;/i&gt;, o&#249; le rappel de trois photographies esquisse le destin tragique d'une toute jeune Indienne. &lt;i&gt;Proscription&lt;/i&gt; o&#249; un p&#232;re s&#233;par&#233; de sa fille par une loi absurde exprime son d&#233;sespoir. &lt;i&gt;On sera bien heureux&lt;/i&gt; o&#249; un &#233;poux abandonn&#233; tente de reconqu&#233;rir celle qu'il n'a pas su prot&#233;ger. Pays, &#233;poques, milieux sociaux, &#224; chaque missive, le lecteur est projet&#233; dans un monde &#224; part enti&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;criture, surtout, reste la m&#234;me. Chez Livia L&#233;ri, elle se montre d'une redoutable efficacit&#233;, jusqu'&#224; se faire oublier au service de la dynamique du texte. Efficace, mais surprenante, jouant de registres tr&#232;s divers, de la gouaille du mari abandonn&#233; aux sophistications des milieux de l'art contemporain. D&#233;tonnant surtout, ce coup de fusil dans la steppe qui cl&#244;t le recueil ! &lt;i&gt;Le vent de l'ours&lt;/i&gt;, nouvelle &#233;nigmatique, sobre, aux images troublantes, nous saisit de po&#233;sie. Magistral.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si vous avez d&#233;j&#224; lu des nouvelles de Livia L&#233;ri, vous aurez grand plaisir &#224; les retrouver dans son recueil publi&#233; aux &#233;ditions &lt;i&gt;Il est midi&lt;/i&gt;. Si vous d&#233;couvrez Livia L&#233;ri, alors plongez-vous sans attendre dans son univers sous &lt;i&gt;Haute tension&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Accident de personne, Brice Gautier</title>
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		<dc:creator>Jean-Yves Robichon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s M&#234;me pas mal et La maison commune, ses deux pr&#233;c&#233;dents titres publi&#233;s par Quadrature, Brice Gautier signe son troisi&#232;me recueil Accident de personne chez Zonaires &#233;ditions. Si l'&#233;diteur change, l'auteur poursuit son projet avec d&#233;termination : d&#233;noncer, sans aucune complaisance, les travers de notre soci&#233;t&#233;, les conformismes sociaux et les non-dits qui gangr&#232;nent les huis clos familiaux. D&#232;s la premi&#232;re nouvelle, Accident de personne, euph&#233;misme qui n'annonce rien de bon, nous sommes pr&#233;venus : le (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1454.jpg?1753261273' width='104' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s &lt;i&gt;M&#234;me pas mal&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La maison commune&lt;/i&gt;, ses deux pr&#233;c&#233;dents titres publi&#233;s par &lt;strong&gt;Quadrature&lt;/strong&gt;, Brice Gautier signe son troisi&#232;me recueil &lt;i&gt;Accident de personne&lt;/i&gt; chez &lt;strong&gt;Zonaires &#233;ditions&lt;/strong&gt;. Si l'&#233;diteur change, l'auteur poursuit son projet avec d&#233;termination : d&#233;noncer, sans aucune complaisance, les travers de notre soci&#233;t&#233;, les conformismes sociaux et les non-dits qui gangr&#232;nent les huis clos familiaux. D&#232;s la premi&#232;re nouvelle, &lt;i&gt;Accident de personne&lt;/i&gt;, euph&#233;misme qui n'annonce rien de bon, nous sommes pr&#233;venus : le regard de Brice Gautier est implacable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d'abord, soulignons le parti-pris de la focalisation interne qui implique le lecteur au c&#339;ur m&#234;me de l'intrigue, il vit l'injustice de l'int&#233;rieur. Dans sept nouvelles, le narrateur est une narratrice. Dans deux autres, son genre est questionn&#233;. Le statut de la femme, l'acc&#232;s &#224; l'avortement, l'homophobie, le poids des convenances ou du patriarcat constituent les principaux th&#232;mes qui traversent le recueil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et pourtant, il serait r&#233;ducteur de limiter notre lecture &#224; cette seule dimension sociale, car le nouvelliste ma&#238;trise toutes les subtilit&#233;s de son art. Chaque nouvelle nous embarque dans les rouages bien huil&#233;s d'une m&#233;canique imparable qui nous saisit, nous &#233;meut, nous trouble ou nous r&#233;volte. Humour jubilatoire dans &lt;i&gt;Une b&#234;te sauvage dans mon garage : Dans sa furie, la laie d&#233;truisait implacablement tout ce qui se trouvait sur son passage, nos souvenirs, les cadeaux de nos amis et m&#234;me le lustre que Pierre avait choisi pour tr&#244;ner au-dessus de la table en noyer lac&#233;r&#233;e par les griffes de la b&#234;te. Et cela ne me faisait rien&lt;/i&gt;. Dimension fantastique dans &lt;i&gt;Retour de flamme&lt;/i&gt;. Chute bouleversante dans &lt;i&gt;Un certain &#233;quilibre&lt;/i&gt;. Incipit d&#233;routant dans &lt;i&gt;Un bouquet de coquelicots&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;Aujourd'hui, j'ai perdu ma femme. C'est loin d'&#234;tre la premi&#232;re fois et je fatigue un peu&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bref, un recueil ardent, tendu, qu'il vaut mieux lire par &#233;tape, pour reprendre pied entre chacune des histoires qui le composent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne d&#233;florerai pas ces dix nouvelles, j'&#233;voquerai simplement le personnage de Paul, dans &lt;i&gt;Une question d'&#233;ducation&lt;/i&gt;. Ce jeune homme sensible, envisageant son entr&#233;e aux beaux-arts, sera &#171; suspect&#233; &#187; d'homosexualit&#233; par sa famille traditionaliste. Contrairement &#224; Sterenn, la malheureuse victime d'un &lt;i&gt;Accident de personne&lt;/i&gt;, Paul fera le choix de la vie. Ainsi va le destin des personnages de Brice Gautier, leur libert&#233; n'est jamais acquise, en rompant avec le milieu qui les bride, ils la conqui&#232;rent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le recueil se cl&#244;t par &lt;i&gt;Un bouquet de coquelicots&lt;/i&gt;, texte diff&#233;rent, touchant de po&#233;sie, o&#249; la d&#233;pendance li&#233;e &#224; la perte de la m&#233;moire &#8211; sujet d&#233;j&#224; abord&#233; par l'auteur dans &lt;i&gt;Quand minuit sonne&lt;/i&gt; &#8211; est &#233;voqu&#233;e avec une rare d&#233;licatesse. Cette nouvelle a fait l'objet d'une lecture dans le cadre d'un partenariat entre la revue &lt;a href=&#034;https://www.ruesaintambroise.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Rue Saint-Ambroise&lt;/a&gt; et l'association &lt;a href=&#034;https://www.rueduconservatoire.fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Rue du Conservatoire&lt;/a&gt;. &#192; d&#233;couvrir en suivant &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=wq1JbQSvtcc&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;ce lien&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois encore, Brice Gautier d&#233;montre la force de frappe de la nouvelle. Quelques pages, une intrigue bien men&#233;e, des personnages attachants valent mieux que bien des discours. En refermant le recueil, on ne voit plus le monde tout &#224; fait comme avant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Redevenir l'absent et autres inqui&#233;tudes de Gilles Ascaso</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/redevenir-l-absent-et-autres-inquietudes-de-gilles-ascaso</link>
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		<dc:date>2025-07-04T22:40:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Yves Robichon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En r&#233;unissant dans un m&#234;me volume douze nouvelles, pour la plupart d&#233;j&#224; parues en revue entre 2020 et 2023, Gilles Ascaso renoue avec la tradition du recueil. Ce dernier s'ouvre sur Les merveilles - Nouvelle Donne, que nous avions eu le plaisir de publier en 2020. A posteriori, il est toujours possible de d&#233;finir un fil conducteur, un lien qui garantira une unit&#233; &#224; l'ensemble. Le titre nous sugg&#232;re le th&#232;me de l'inqui&#233;tude, nous y reviendrons. Mais, l&#224; n'est pas le seul int&#233;r&#234;t de ce recueil. L'&#233;criture (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1452.jpg?1751668712' width='105' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En r&#233;unissant dans un m&#234;me volume douze nouvelles, pour la plupart d&#233;j&#224; parues en revue entre 2020 et 2023, &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/auteur/gilles-ascaso' class='spip_in'&gt;Gilles Ascaso&lt;/a&gt; renoue avec la tradition du recueil. Ce dernier s'ouvre sur &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/les-merveilles' class='spip_in'&gt;Les merveilles - Nouvelle Donne&lt;/a&gt;, que nous avions eu le plaisir de publier en 2020.&lt;br class='autobr' /&gt;
A posteriori, il est toujours possible de d&#233;finir un fil conducteur, un lien qui garantira une unit&#233; &#224; l'ensemble. Le titre nous sugg&#232;re le th&#232;me de l'inqui&#233;tude, nous y reviendrons. Mais, l&#224; n'est pas le seul int&#233;r&#234;t de ce recueil. L'&#233;criture sensible de Gilles Ascaso en est le d&#233;nominateur commun, elle r&#233;v&#232;le un univers tr&#232;s personnel oscillant entre nostalgie et dystopie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nostalgie, lorsque le narrateur d'&lt;i&gt;Apparition&lt;/i&gt; se rappelle les moments intimes pass&#233;s dans une maison r&#233;cemment vid&#233;e. Nostalgie, dans &lt;i&gt;Cora&lt;/i&gt;, histoire d'amour atypique, o&#249; l'on reparle de Cora Vaucaire, chanteuse aujourd'hui oubli&#233;e. Avec &lt;i&gt;Redevenir l'absent&lt;/i&gt;, le recueil op&#232;re un basculement. La nostalgie est celle du h&#233;ros de retour en son foyer, il observe sa femme endormie : &lt;i&gt;enroul&#233;e dans la p&#233;nombre et le lin&lt;/i&gt;, d&#233;couvre son fils de vingt ans, se rem&#233;more ses compagnons d'armes tu&#233;s au combat. Peu &#224; peu, une autre figure se dessine, l'&#233;vocation d'Ithaque nous le confirme, cette nostalgie-l&#224;, nous la connaissons, elle nourrit notre imaginaire depuis l'antiquit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dystopie, avec &lt;i&gt;Les chiens&lt;/i&gt;, o&#249; plane la menace ; les chiens bien s&#251;r, mais aussi la police sp&#233;ciale, le couvre-feu, la m&#233;fiance dans laquelle les personnages se murent. Comment ne pas penser &#224; l'&#233;pisode du confinement ? Dystopie, dans &lt;i&gt;Supr&#233;matie du gris&lt;/i&gt;, o&#249; par une succession de paragraphes brefs et factuels, l'auteur d&#233;crit l'imminence d'une catastrophe. &lt;i&gt;Beaucoup de gens sont touch&#233;s, une fois ou l'autre. Parfois, cela n'est rien, un train qui n'est pas parti, un avion qui a fait demi-tour, un magasin &#233;vacu&#233;, un spectacle annul&#233;, ce n'est vraiment pas grave, c'est fr&#233;quent. Mais parfois, il y a des victimes, un bless&#233;, un mort. M&#234;me les animaux sont parfois vis&#233;s&lt;/i&gt;. Dystopie d'autant plus inqui&#233;tante qu'elle fait &#233;cho &#224; l'actualit&#233; qu'il s'agisse de la nuit du 13 novembre 2015 dans &lt;i&gt;Muer&lt;/i&gt; ou bien des attentats de janvier 2015 dans &lt;i&gt;Fils d'Isra&#235;l&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si chaque nouvelle est autonome, le montage &#8211; au sens cin&#233;matographique &#8211; qu'op&#232;re Gilles Ascaso donne &#224; chacune d'elles une profondeur inattendue. Nous ne faisons pas la m&#234;me lecture de &lt;i&gt;Fils d'Isra&#235;l&lt;/i&gt; apr&#232;s avoir lu &lt;i&gt;Les merveilles&lt;/i&gt;, la r&#233;surgence de l'antis&#233;mitisme n'en est que plus violemment d&#233;nonc&#233;e. La r&#233;f&#233;rence au h&#233;ros antique dans &lt;i&gt;Redevenir l'absent&lt;/i&gt; modifie notre perception des premi&#232;res nouvelles et laisse entrevoir une gravit&#233; qui aurait pu nous &#233;chapper. Ainsi, dans un jeu de r&#233;sonances, le recueil trouve son unit&#233; : &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/auteur/gilles-ascaso' class='spip_in'&gt;Gilles Ascaso&lt;/a&gt; nous livre sa vision inqui&#232;te du monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
En refermant le livre, la ruine de temple grec illustrant la premi&#232;re de couverture sonne comme un avertissement : m&#234;me les civilisations les plus brillantes se sont effondr&#233;es. Faut-il alors prendre la mer pour &lt;i&gt;redevenir l'absent&lt;/i&gt; tel le h&#233;ros qui s'&#233;loigne des rivages d'Ithaque laissant derri&#232;re lui &lt;i&gt;un orient de brumes au lacis compliqu&#233;&lt;/i&gt; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Redevenir l'absent&lt;/i&gt; est le deuxi&#232;me recueil de &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/auteur/gilles-ascaso' class='spip_in'&gt;Gilles Ascaso&lt;/a&gt; (apr&#232;s &lt;i&gt;Violences br&#232;ves&lt;/i&gt;, Lunatique 2015), il est publi&#233; chez Vents des lettres, maison d'&#233;dition associative situ&#233;e en Vend&#233;e, qui a le grand m&#233;rite d'inscrire &#224; son catalogue une collection de recueils de nouvelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chambre des somnambules de Mehdi Ikaddaren</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/la-chambre-des-somnambules-de-mehdi-ikaddaren</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Yves Robichon</dc:creator>



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&lt;p&gt;En mai 2023, Nouvelle Donne publiait La rapine - Nouvelle Donne qui nous avait s&#233;duits par son &#233;criture singuli&#232;re et ses images &#224; la sauvagerie troublante. Les histoires que raconte Mehdi Ikaddaren ne sont jamais innocentes. Elles nous impr&#232;gnent, nous hantent, nous les relisons encore et encore. Elles font &#233;cho &#224; notre m&#233;moire intime, profonde. Il y est question de filiation, de culpabilit&#233;, de fantasmes. Le recueil se compose de neuf nouvelles. Il s'ouvre, sur L'&#233;l&#232;ve de Palvetti, la plus (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Critiques de recueils de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1448.jpg?1748685710' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En mai 2023, Nouvelle Donne publiait &lt;i&gt;&lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/la-rapine' class='spip_in'&gt;La rapine - Nouvelle Donne&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; qui nous avait s&#233;duits par son &#233;criture singuli&#232;re et ses images &#224; la sauvagerie troublante.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les histoires que raconte Mehdi Ikaddaren ne sont jamais innocentes. Elles nous impr&#232;gnent, nous hantent, nous les relisons encore et encore. Elles font &#233;cho &#224; notre m&#233;moire intime, profonde. Il y est question de filiation, de culpabilit&#233;, de fantasmes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le recueil se compose de neuf nouvelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'ouvre, sur &lt;i&gt;L'&#233;l&#232;ve de Palvetti&lt;/i&gt;, la plus longue. Dans le milieu de la Renaissance italienne, un enfant habile en dessin deviendra, par la gr&#226;ce de Maria, un peintre reconnu. L'esquisse d'un visage, oubli&#233;e et jaunie, plane sur le r&#233;cit. Mehdi Ikaddaren nous fait entrer dans les ateliers des grands ma&#238;tres. Tout est pr&#233;cis, soigneusement document&#233; : vrai. Le lecteur y croit, l'auteur sourit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Suivent quatre nouvelles japonaises. Mehdi Ikaddaren y d&#233;crit des paysages d'un &#339;il averti et sensible. Ici, pas de clich&#233;s faciles, mais une connaissance approfondie de la culture nipponne. Souvent prisonniers de leurs destins, les personnages se confrontent &#224; l'impermanence des choses, au temps qui passe, inexorablement : &lt;i&gt;On e&#251;t dit une fleur de pivoine, un &#233;pais bouton carmin qui d&#233;ployait ses longs p&#233;tales &#8211; avant de se dissoudre, comme une fleur s&#233;ch&#233;e, imbib&#233;e dans le th&#233; amer de l'oubli&lt;/i&gt;. L'&#233;criture est belle, cadenc&#233;e. Elle nous porte et nous entra&#238;ne dans des jeux d'illusions, de miroirs, comme dans La chambre des somnambules, nouvelle hypnotique qui a donn&#233; son titre au recueil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les quatre nouvelles suivantes sont travers&#233;es par la hantise du mal, de la guerre. Dans &lt;i&gt;Le mascaret&lt;/i&gt;, texte publi&#233; en 2020 par le &lt;i&gt;Cafard H&#233;r&#233;tique&lt;/i&gt;, le puissant reflux du fleuve projette le cadavre d'une femme contre les jambes de jeunes hommes. Mais qu'a vu le narrateur ? Ce corps n'est peut-&#234;tre qu'un enchev&#234;trement d'immondices. L'image ne serait que r&#233;miniscence. Elle devient hantise, qui est coupable ? &lt;i&gt;Aurait-on pu imaginer que le mascaret r&#233;veillerait ses fant&#244;mes ? Que nous serions l&#224;, &#224; guetter le salut d'un cadavre, pour feindre de n'avoir rien vu, rien su ? Car coupables, nous le sommes tous, n'est-ce pas ?&lt;/i&gt; Ainsi en va-t-il de l'&#233;criture, elle se joue de la m&#233;moire, du pass&#233; trouble qu'elle recompose pour nous interpeller. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le recueil se cl&#244;t par &lt;i&gt;Au c&#339;ur des pr&#233;s&lt;/i&gt;, titre au charme trompeur pour d&#233;crire le massacre d'Ascq, trag&#233;die de l'histoire o&#249; quatre-vingt-six civils ont &#233;t&#233; sauvagement fusill&#233;s en avril 1944. Les faits sont rapport&#233;s avec r&#233;alisme. Paul Voyeux, petit contrebandier sans envergure, a tout vu. Il passera la nuit dans un foss&#233; avec le fils de Nono, un gamin de dix-sept ans qui ne survivra pas &#224; ses blessures. Cette terrible m&#233;moire p&#232;se sur l'&#233;criture toujours juste, contenue, et pourtant, &#224; la limite du soutenable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mehdi Ikaddaren cultive un style au rythme envo&#251;tant. En musicien de mots, il compose. Son phras&#233; m&#233;lodique nous invite &#224; le lire &#224; haute voix. Ce premier recueil, tr&#232;s prometteur, est d&#233;j&#224; une belle r&#233;ussite.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;La chambre des somnambules&lt;/i&gt; est publi&#233;e chez &lt;a href=&#034;https://www.zonaires.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Zonaires &#233;ditions&lt;/a&gt;, &#233;diteur bien connu des amateurs de nouvelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce printemps, on parle de la nouvelle</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/article/ce-printemps-on-parle-de-la-nouvelle</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Yves Robichon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sur la matinale d'une radio nationale, Ludmila Oulitska&#239;a et Etgar Keret se succ&#232;dent pour pr&#233;senter leurs derniers recueils, respectivement Le livre des anges (Gallimard) et Correction automatique (l'Olivier). Les chats et 14 histoires (Pocket) du tr&#232;s m&#233;diatique Bernard Minier figure parmi les trois recueils s&#233;lectionn&#233;s pour le Goncourt de la nouvelle avec L'&#233;tranget&#233; de Mathilde (Gallimard) de Ga&#235;l Octavia et Nouvelles nocturnes (Rivages) de Bernard Quiriny, r&#233;cemment invit&#233; de la Grande Librairie, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/" rel="directory"&gt;Nos anciens &#233;ditos&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur la matinale d'une radio nationale, Ludmila Oulitska&#239;a et Etgar Keret se succ&#232;dent pour pr&#233;senter leurs derniers recueils, respectivement &lt;i&gt;Le livre des anges&lt;/i&gt; (Gallimard) et &lt;i&gt;Correction automatique&lt;/i&gt; (l'Olivier). &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Les chats et 14 histoires&lt;/i&gt; (Pocket) du tr&#232;s m&#233;diatique Bernard Minier figure parmi les trois recueils s&#233;lectionn&#233;s pour le Goncourt de la nouvelle avec &lt;i&gt;L'&#233;tranget&#233; de Mathilde&lt;/i&gt; (Gallimard) de Ga&#235;l Octavia et &lt;i&gt;Nouvelles nocturnes&lt;/i&gt; (Rivages) de Bernard Quiriny, r&#233;cemment invit&#233; de la &lt;i&gt;Grande Librairie&lt;/i&gt;, sur France 5. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce printemps, on parle de la nouvelle dans les m&#233;dias et nous nous en r&#233;jouissons.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais cette mise en lumi&#232;re ne nous fait pas oublier que la nouvelle demeure un genre peu pris&#233; des circuits promotionnels. Faut-il pour autant le regretter ? En &#233;chappant aux enjeux commerciaux, elle gagne en libert&#233;. Elle se diffuse par des canaux de plus en plus diversifi&#233;s et touche un nouveau public qui appr&#233;cie sa concision, sa force de frappe. Dans ce paysage en constante &#233;volution, &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Nouvelle Donne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; entend jouer pleinement son r&#244;le, en rep&#233;rant des talents, mais aussi en mettant &#224; l'honneur les recueils que nous aimons. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos chroniques se nourrissent de nos exp&#233;riences d'auteurs/lecteurs pour partager un point de vue, mettre en exergue des qualit&#233;s litt&#233;raires ou souligner la singularit&#233; d'une &#233;criture. Nous accordons une attention particuli&#232;re aux nouvellistes que nous avons publi&#233;s et donnons toute la place qu'ils m&#233;ritent aux grands auteurs &#224; d&#233;couvrir ou red&#233;couvrir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur notre site, toutes les recensions parues depuis la cr&#233;ation de la revue sont en acc&#232;s libre. Quelques mots-cl&#233;s suffisent pour les retrouver. &#192; l'occasion de la sortie du superbe &lt;i&gt;Clapotille&lt;/i&gt;, troisi&#232;me volume du triptyque de Laurent P&#233;pin, nous vous invitons &#224; relire les chroniques de &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/sophie-germain' class='spip_in'&gt;Sophie Germain&lt;/a&gt;, sur les deux pr&#233;c&#233;dents contes de cet auteur : &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/l-angelus-des-ogres-laurent-pepin-octobre-2021' class='spip_in'&gt;L'Ang&#233;lus des Ogres, Laurent P&#233;pin, octobre 2021&lt;/a&gt;, &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/monstrueuse-feerie-laurent-pepin' class='spip_in'&gt;Monstrueuse F&#233;erie, Laurent P&#233;pin,&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Saluons la sortie de &lt;i&gt;La chambre des somnambules&lt;/i&gt; (Zonaires &#233;ditions) de Mehdi Ikaddaren et de &lt;i&gt;Redevenir l'absent et autres inqui&#233;tudes&lt;/i&gt; (&#233;ditions Vent des lettres) de Gilles Ascaso, deux nouvellistes que nous avions eu le plaisir de publier. Nous leur souhaitons un plein succ&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin &#233;coutons &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/article/corine-sylvia-congiu' class='spip_in'&gt;Corine Sylvia Congiu&lt;/a&gt;, directrice de r&#233;daction de &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Nouvelle Donne&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;https://youtu.be/4y_pLlQjyjQ&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;nous parler de nouvelles&lt;/a&gt;, &#224; l'occasion de la sortie de : &lt;i&gt;Je te parlerai &#224; l'oreille&lt;/i&gt; dans le recueil collectif &lt;i&gt;La famille territoire de tous les (im)possibles&lt;/i&gt; (Bookbouquine &#233;ditions).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la sensibilit&#233; et de la po&#233;sie au sommaire de ce printemps avec :
&lt;br /&gt;&#8212; En mai : &lt;i&gt;D&#233;chirer le silence&lt;/i&gt; de Corinne Andr&#233;. Un d&#233;lice des mots, de po&#233;sie, une attente qui s'immisce : un suspense. Une nouvelle bouleversante.
&lt;br /&gt;&#8212; En juin : &lt;i&gt;Fragile, aussi&lt;/i&gt; de Malie Berton-Daubin&#233;. Portrait intimiste d'une femme qui se d&#233;voile dans un dialogue int&#233;rieur superbement &#233;crit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tr&#232;s beau printemps, tr&#232;s bonnes lectures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fille de soie de Soledad Lida</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/la-fille-de-soie-de-soledad-lida</link>
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		<dc:date>2024-12-09T10:28:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Yves Robichon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre vous rappelez-vous ce texte intrigant que nous avions publi&#233; en avril 2021 Le cabinet des hippocampes ? Son auteure Soledad Lida vient de commettre, aux &#233;ditions Ma&#239;a, un petit recueil intitul&#233; La fille de soie. Autant le dire d'embl&#233;e, les textes de Soledad Lida &#233;chappent &#224; toute tentative de classification. Ni tout &#224; fait des nouvelles ni tout &#224; fait des contes, mais probablement un peu les deux. Ces dix-neuf r&#233;cits (terme plus neutre), parfois tr&#232;s brefs (une page) se distinguent par un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Critiques de recueils de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1430.jpg?1733740064' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Peut-&#234;tre vous rappelez-vous ce texte intrigant que nous avions publi&#233; en avril 2021 &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/le-cabinet-des-hippocampes' class='spip_in'&gt;Le cabinet des hippocampes&lt;/a&gt; ? Son auteure &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/auteur/soledad-lida' class='spip_in'&gt;Soledad Lida&lt;/a&gt; vient de commettre, aux &#233;ditions Ma&#239;a, un petit recueil intitul&#233; &lt;i&gt;La fille de soie&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autant le dire d'embl&#233;e, les textes de Soledad Lida &#233;chappent &#224; toute tentative de classification. Ni tout &#224; fait des nouvelles ni tout &#224; fait des contes, mais probablement un peu les deux. Ces dix-neuf r&#233;cits (terme plus neutre), parfois tr&#232;s brefs (une page) se distinguent par un style enlev&#233; aux accents baroques. Soledad Lida aime jouer avec les imparfaits du subjonctif, les tournures aux &#233;l&#233;gances d'un autre si&#232;cle, les mots rares et pr&#233;cieux. Aucun effet de mode dans son &#233;criture, plut&#244;t la recherche d'une langue intemporelle. Lire Soledad Lida c'est entrer de plain-pied dans un univers singulier, nourri de l&#233;gendes, de fables et de mythes. C'est d&#233;couvrir toute une galerie de personnages plus arch&#233;typaux que r&#233;els : sorci&#232;re &lt;i&gt;laissant derri&#232;re elle une odeur de sous-bois&lt;/i&gt;, tyran imposant l'omnipr&#233;sence de son image, funambule sur un fil de soie, automate f&#233;ru de po&#233;sie, professeur dont &lt;i&gt;l'&#233;loquence fleurissait avec son embonpoint&lt;/i&gt;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le recueil s'ouvre sur la nouvelle &#233;ponyme et, sit&#244;t, le ton est donn&#233; : une naissance &#233;nigmatique, la pr&#233;diction d'une vieille gu&#233;risseuse, un destin qui se d&#233;vide comme un fil &#8211; peut-&#234;tre bien celui qui relie ou tisse les autres histoires du recueil &#8211; et se conclut par une image suspendue et po&#233;tique. De fil, il en est aussi question dans &lt;i&gt;Capriccio et fugue&lt;/i&gt; o&#249;, sur un promontoire, une &#233;trange dame joue d'une harpe &lt;i&gt;&#224; laquelle on ne comptera qu'une seule corde&lt;/i&gt;. Et c'est l'aubergiste du village qui se fera conteur pour vous r&#233;v&#233;ler le sort de cette myst&#233;rieuse musicienne. Mais, je ne d&#233;voilerai pas les nombreuses intrigues qui &#233;maillent le livre. Faites confiance &#224; Soledad Lida pour vous entra&#238;ner dans ses mondes faisant la part belle au fantastique, &#224; la m&#233;taphore et aux bizarreries. Elle vous enchantera par sa po&#233;sie dans &lt;i&gt;La vieille femme et la mer&lt;/i&gt;, vous &#233;mouvra par sa d&#233;licatesse dans &lt;i&gt;Finist&#232;re&lt;/i&gt;, vous surprendra par sa causticit&#233; dans &lt;i&gt;Une M&#233;chante femme&lt;/i&gt;, ou son humour dans &lt;i&gt;Dignit&#233;s et possessions&lt;/i&gt; (il n'est pas si fr&#233;quent qu'une nouvelle nous fasse &#233;clater de rire). &lt;br class='autobr' /&gt;
Soledad Lida a le don d'&#233;veiller l'enfant qui sommeille en nous, elle nous raconte des histoires incroyables et nous prenons un malin plaisir &#224; les croire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains des textes r&#233;unis dans &lt;i&gt;La fille de soie&lt;/i&gt; ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; publi&#233;s en revues (&lt;i&gt;l'Ampoule&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Harfang&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Rue Saint-Ambroise&lt;/i&gt;), l'&#233;criture lyrique et l'imagination foisonnante de Soledad Lida ne pouvaient que retenir l'attention de ces comit&#233;s de lecture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Dans les boyaux de Xavier Lhomme</title>
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		<dc:date>2024-08-01T21:24:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Yves Robichon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il n'est pas si fr&#233;quent qu'un recueil de nouvelles aborde un th&#232;me historique, ici : la Grande Guerre. L'auteur a propos&#233; ses premiers textes dans le cadre des nombreux concours organis&#233;s &#224; l'occasion du centenaire de la Premi&#232;re Guerre mondiale. Textes qui furent souvent remarqu&#233;s et distingu&#233;s, &#224; juste titre, car Xavier Lhomme ma&#238;trise &#224; la perfection l'art de raconter des histoires. Lisez la premi&#232;re phrase d'une de ses nouvelles et vous voil&#224; sit&#244;t embarqu&#233;, en plein champ de bataille, dans les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Critiques de recueils de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1412.jpg?1721570583' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'est pas si fr&#233;quent qu'un recueil de nouvelles aborde un th&#232;me historique, ici : la Grande Guerre.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'auteur a propos&#233; ses premiers textes dans le cadre des nombreux concours organis&#233;s &#224; l'occasion du centenaire de la Premi&#232;re Guerre mondiale. Textes qui furent souvent remarqu&#233;s et distingu&#233;s, &#224; juste titre, car Xavier Lhomme ma&#238;trise &#224; la perfection l'art de raconter des histoires. Lisez la premi&#232;re phrase d'une de ses nouvelles et vous voil&#224; sit&#244;t embarqu&#233;, en plein champ de bataille, dans les tranch&#233;es quelque part dans la Meuse, aux commandes des premiers a&#233;roplanes ou bien encore dans la salle de contr&#244;le d'un sous-marin allemand. Inutile de r&#233;sister, l'histoire vous tient jusqu'&#224; sa chute, qu'il faut parfois entendre au sens litt&#233;ral du mot. &lt;br class='autobr' /&gt;
Car rien n'est convenu dans ces &#171; petites histoires &#187;. L'humain s'y d&#233;voile dans sa complexit&#233;, ses ambigu&#239;t&#233;s. Dans &lt;i&gt;Caillou&lt;/i&gt;, Eug&#232;ne Ponthier qui, toute sa vie, fut trait&#233; d'imb&#233;cile et de gros lard, se r&#233;v&#232;le un franc-tireur redoutable avant de laver les humiliations qu'il a subies par un geste de d&#233;fi tout &#224; fait sid&#233;rant. Les amours &#233;chappent aux conventions, aux sch&#233;mas bien &#233;tablis pour se jouer des mauvais tours de la grande histoire, comme dans &lt;i&gt;Lettres &#224; Arthur&lt;/i&gt;, nouvelle &#233;pistolaire, &#233;crite dans une langue d&#233;licieusement surann&#233;e, &#224; lire attentivement et jusqu'au dernier mot. Ou bien dans &lt;i&gt;La dame de la poste&lt;/i&gt; qui aborde le th&#232;me de l'homosexualit&#233; avec un humour malicieux : &lt;i&gt;La douce Madame F. suppliait le ciel de recevoir un jour le courrier qui l'informerait du d&#233;c&#232;s de son mari, volage et violent. &lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les anonymes croisent des personnages historiques comme Raoul Villain (l'assassin de Jaur&#232;s), le c&#233;l&#232;bre motard Jan Olieslagers, l'aventuri&#232;re Marie Marvingt ou Aragon. Rencontres fictives, probables ou r&#233;elles, peu importe, car Xavier Lhomme s'appuie sur une solide documentation pour les rendre plausibles. Son souci du d&#233;tail nous projette dans une &#233;poque o&#249; la technique connaissait un essor sans pareil. Ainsi le lecteur apprend que l'a&#233;roplane de Bl&#233;riot &#233;tait motoris&#233; d'une merveilleuse m&#233;canique : &lt;i&gt;un Gnome &#224; sept cylindres en &#233;toiles de cinquante chevaux&lt;/i&gt;, pr&#233;cision qui, certes, donne du cr&#233;dit au r&#233;cit, mais s&#233;duit surtout par son &#233;trange po&#233;tique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Xavier Lhomme, la guerre se raconte &#224; hauteur d'hommes et de femmes dans ce qu'ils ont de plus singulier, de plus charnel comme le souligne le titre polys&#233;mique du recueil. Ces onze nouvelles r&#233;sonnent avec nos histoires de famille, nos m&#233;moires, celles qui peu &#224; peu s'effacent et que l'auteur fait revivre avec un r&#233;alisme touchant. Elles font aussi &#233;cho, et ce n'est pas neutre, aux images de conflits toujours actuels. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Dans les boyaux&lt;/i&gt; a re&#231;u de nombreux prix : Prix Renaissance de la nouvelle, Prix litt&#233;raire Saint-Exup&#233;ry et Prix Litt&#233;r'halles de la ville de Decize, une tr&#232;s belle reconnaissance pour un premier recueil ! On attend le prochain avec impatience, il para&#238;t que Charl&#233;lie Couture l'aurait d&#233;j&#224; pr&#233;fac&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le printemps de la nouvelle</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/article/le-printemps-de-la-nouvelle</link>
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		<dc:date>2024-04-01T14:58:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Yves Robichon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec le retour des beaux jours, pourquoi ne pas c&#233;l&#233;brer le printemps de la nouvelle ? Non pas une op&#233;ration officielle, m&#233;diatique, mais plut&#244;t le regain, le fr&#233;missement, le renouveau de la forme courte qui, jouant de la vari&#233;t&#233; des modes de diffusion qu'autorise son format, s'immisce agilement dans le paysage litt&#233;raire. Car aujourd'hui, la nouvelle s'invite dans les podcasts, les revues en ligne, elle s'illustre, se joue, se lit, se partage sur sc&#232;ne, s'&#233;dite en recueils, novellas ou opuscules, se (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/l-equipe-de-nd/nos-anciens-editos/" rel="directory"&gt;Nos anciens &#233;ditos&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec le retour des beaux jours, pourquoi ne pas c&#233;l&#233;brer le printemps de la nouvelle ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Non pas une op&#233;ration officielle, m&#233;diatique, mais plut&#244;t le regain, le fr&#233;missement, le renouveau de la forme courte qui, jouant de la vari&#233;t&#233; des modes de diffusion qu'autorise son format, s'immisce agilement dans le paysage litt&#233;raire. Car aujourd'hui, la nouvelle s'invite dans les podcasts, les revues en ligne, elle s'illustre, se joue, se lit, se partage sur sc&#232;ne, s'&#233;dite en recueils, novellas ou opuscules, se cache parfois sous le terme plus vendeur de &#171; roman &#187;, voire dans le texte de chansons, comme celles du rappeur Orelsan.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Nouvelle Donne&lt;/i&gt; tiendra toute sa place dans ce renouveau et pr&#233;sentera son projet &#233;ditorial, le 2 mai prochain &#224; 19H30, au caf&#233; de la Mairie, place Saint-Sulpice &#224; Paris, aux c&#244;t&#233;s des autres acteurs du &lt;i&gt;R&#233;seau de la nouvelle&lt;/i&gt;. &lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les auteurs que nous publions chaque mois voient leur talent reconnu, nous en sommes tr&#232;s heureux. Monique Coant-Blond (&lt;i&gt;Quai de l'imaginaire&lt;/i&gt;) publie un roman : &lt;i&gt;Avenue du P&#232;re-Lachaise&lt;/i&gt; aux &#233;ditions &lt;i&gt;Marie Romaine&lt;/i&gt;, Dominique Berberian (&lt;i&gt;Le barrage&lt;/i&gt;) un opuscule : &lt;i&gt;L&#233;a ?&lt;/i&gt; aux &#233;ditions &lt;i&gt;Lamiroy&lt;/i&gt;, Doroth&#233;e Coll (&lt;i&gt;Sous la grisaille&lt;/i&gt;) un recueil de nouvelles : &lt;i&gt;Tronches de vie&lt;/i&gt; aux &#233;ditions &lt;i&gt;Douro&lt;/i&gt; (sortie pr&#233;vue en juin). &#192; tous les trois, nous souhaitons un plein succ&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
En avril, &lt;a href='https://www.nouvelle-donne.net/nouvelles-a-lire/article/kalamata' class='spip_in'&gt;Alain Andr&#233; nous entra&#238;ne dans une d&#233;ambulation nocturne au c&#339;ur de Paris, il est question de d&#233;sir, de dos nu, de petits fours et de salade grecque. Une nouvelle au rythme envo&#251;tant et au titre &#233;nigmatique : &lt;i&gt;Kalamata&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
En mai, Siska Moffarts nous immerge dans les paysages nostalgiques des fagnes belges. &lt;i&gt;Le passage du Channel&lt;/i&gt; est une histoire d'amour, tout en d&#233;licatesse, servie par une plume pudique et sensible. &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux superbes nouvelles pour un printemps litt&#233;raire et passionn&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Regarder le lion dans les yeux &#8211; Marie-Christine QUENTIN</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/article/regarder-le-lion-dans-les-yeux-marie-christine-quentin</link>
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		<dc:date>2024-03-16T12:22:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Yves Robichon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Qu'ont-elles de si touchant, les nouvelles de Marie-Christine Quentin ? La r&#233;ponse tient peut-&#234;tre dans le titre de son cinqui&#232;me recueil, Regarder le lion dans les yeux : elles nous confrontent &#224; la vie, y compris lorsque celle-ci ne nous m&#233;nage pas. D&#232;s la premi&#232;re de couverture, c'est un regard d'enfant, peut-&#234;tre m&#234;me celui de l'auteure, qui nous interpelle, comme un d&#233;fi, et nous invite &#224; lire ces treize nouvelles. Alors, regardons-le, le lion ! Il surgit d&#232;s le premier texte (Les yeux d'Hanane) o&#249; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/chroniques/critiques-de-recueils-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Critiques de recueils de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.nouvelle-donne.net/IMG/arton1397.png?1710591840' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'ont-elles de si touchant, les nouvelles de Marie-Christine Quentin ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;ponse tient peut-&#234;tre dans le titre de son cinqui&#232;me recueil, &lt;i&gt;Regarder le lion dans les yeux&lt;/i&gt; : elles nous confrontent &#224; la vie, y compris lorsque celle-ci ne nous m&#233;nage pas. D&#232;s la premi&#232;re de couverture, c'est un regard d'enfant, peut-&#234;tre m&#234;me celui de l'auteure, qui nous interpelle, comme un d&#233;fi, et nous invite &#224; lire ces treize nouvelles. Alors, regardons-le, le lion !&lt;br class='autobr' /&gt;
Il surgit d&#232;s le premier texte (&lt;i&gt;Les yeux d'Hanane&lt;/i&gt;) o&#249; Abdou sermonne un jeune auteur, paralys&#233; par le succ&#232;s, prostr&#233; devant un mur &#224; Marrakech : &lt;i&gt;Il faut regarder le lion dans les yeux. Si tu lui tournes le dos, il te terrassera&lt;/i&gt;. Sage conseil &#224; qui pr&#233;tend &#233;crire. On le retrouve au d&#233;tour des pages, sous diff&#233;rentes formes &#224; l'instar d'un ca&#239;man dans les paroles du chaman Kali'na sur les rives du Maroni (&lt;i&gt;L'&#226;me de la Coswine&lt;/i&gt;). Regarder le lion, c'est affronter l'obstacle, faire le grand saut, ou s'envoler comme dans la tr&#232;s belle m&#233;taphore qui cl&#244;t le recueil (&lt;i&gt;Du haut de la falaise&lt;/i&gt;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les nouvelles s'encha&#238;nent, se r&#233;pondent, souvent nostalgiques (&lt;i&gt;Retour &#224; Gargilesse, Un gros poisson&lt;/i&gt;), parfois bouleversantes (&lt;i&gt;Lib&#233;r&#233;e, La petite porte&lt;/i&gt;). La dynamique du recueil s'installe dans les jeux de regards qui circulent d'un texte &#224; l'autre : celui d'Hanane qui &lt;i&gt;cr&#233;pite de malice&lt;/i&gt; tandis que Camille &lt;i&gt;voit avec son c&#339;ur&lt;/i&gt;. Peu importe les &#233;poques, les lieux, chaque fois l'enjeu tient dans cet instant o&#249; le personnage doit, avec lucidit&#233; et audace, faire face. &lt;i&gt;Ce n'est pas bander les yeux qui aidera l'enfant &#224; aborder le nouveau monde&lt;/i&gt;, d&#233;clare le grand-p&#232;re d'Alukawa&#239;, petit am&#233;rindien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elles nous touchent aussi, les nouvelles de Marie-Christine Quentin, par leur &#233;criture d&#233;licate, tout en sensibilit&#233;, &#224; l'image &lt;i&gt;des yeux tout barbouill&#233;s de r&#234;ves&lt;/i&gt; de P'tit louis qui garde toute sa na&#239;vet&#233; face &#224; l'occupant allemand ou ceux &lt;i&gt;grands ouverts sur leur ciel bleu&lt;/i&gt; d'une femme qui au soir de sa vie se laisse poss&#233;der par son amour de jeunesse. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elles nous touchent par leur narration, v&#233;ritable m&#233;canique de pr&#233;cision, nous entra&#238;nant in&#233;luctablement vers une chute surprenante de l&#233;g&#232;ret&#233; dans &lt;i&gt;Rendez-vous &#224; la brasserie du centre&lt;/i&gt;, de gravit&#233; dans &lt;i&gt;Au-del&#224; du regard&lt;/i&gt;, ou par son tragique dans &lt;i&gt;Lib&#233;r&#233;e&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elles nous touchent surtout par leurs personnages qui nous habitent longtemps apr&#232;s que nous avons referm&#233; le recueil. Comment oublier les lunettes noires de Camille, la malice de P'tit Louis, la sagesse de Yahto le vieil Indien, D&#233;d&#233; et son &lt;i&gt;Chemin de traverse&lt;/i&gt; et surtout Betty enferm&#233;e derri&#232;re &lt;i&gt;La petite porte&lt;/i&gt;, nouvelle poignante, ma pr&#233;f&#233;r&#233;e !&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'est donc pas &#233;tonnant que dix de ces treize nouvelles aient &#233;t&#233; remarqu&#233;es par diff&#233;rents jurys. Marie-Christine Quentin, directrice de la collection &lt;i&gt;nouvelles nouvelles&lt;/i&gt; des &#233;ditions L'Harmattan, nous livre, dans ce tr&#232;s beau recueil, les multiples facettes de son talent de nouvelliste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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