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	<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Pour une nouvelle r&#233;volution</title>
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		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



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&lt;p&gt;En Russie, alors que le XVIIIe si&#232;cle s'achevait dans les larmes et que le XIXe commen&#231;ait dans le sang, une poign&#233;e de th&#233;oriciens tenta de d&#233;gager les constantes fondamentales de la nouvelle et d'en comprendre les m&#233;canismes structuraux. Ne s'attachant pas aux th&#232;mes des textes, ils prirent le parti de n'en &#233;tudier que la forme. Ainsi donn&#232;rent-ils naissance au formalisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Formes et structures &lt;br class='autobr' /&gt;
Tandis qu'en Europe le genre de la nouvelle tendait &#224; &#233;voluer et que les auteurs commen&#231;aient &#224; conf&#233;rer &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/accueil/nd-34-michel-quint/" rel="directory"&gt;ND 34 &#8212; Michel Quint&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En Russie, alors que le XVIIIe si&#232;cle s'achevait dans les larmes et que le XIXe commen&#231;ait dans le sang, une poign&#233;e de th&#233;oriciens tenta de d&#233;gager les constantes fondamentales de la nouvelle et d'en comprendre les m&#233;canismes structuraux. Ne s'attachant pas aux th&#232;mes des textes, ils prirent le parti de n'en &#233;tudier que la forme. Ainsi donn&#232;rent-ils naissance au formalisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Formes et structures&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis qu'en Europe le genre de la nouvelle tendait &#224; &#233;voluer et que les auteurs commen&#231;aient &#224; conf&#233;rer &#224; leurs personnages des attributs psychologiques en m&#234;me temps qu'ils d&#233;laissaient progressivement une th&#233;matique fantastique pour p&#233;n&#233;trer toujours plus profond&#233;ment et pour donner davantage de relief &#224; leurs protagonistes, certains critiques, en Russie, s'attachaient, eux, &#224; th&#233;oriser les structures fondamentales de la forme courte et &#224; en comprendre l'agencement au sein d'un texte. De fait, un groupe se forma autour de ce projet et, en s'appuyant sur la litt&#233;rature slave ainsi que sur la tradition orale de leur pays, les membres de celui-ci parvinrent &#224; avancer quelques explications &#224; l'organisation des textes brefs. Sans vouloir dresser ici un catalogue exhaustif de ces d&#233;couvertes, sans promettre de ne commettre aucune omission, il semble cependant int&#233;ressant de rappeler certains faits de construction applicables &#224; une large majorit&#233; de nouvelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de cet article dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Francis Mizio raccroche les gants</title>
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		<dc:date>2004-01-26T12:07:08Z</dc:date>
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		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



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&lt;p&gt;Enfin reconnu comme nouvelliste et romancier de tout premier plan, voici que l'ami Mizio nous tire sa r&#233;v&#233;rence. Pour Nouvelle donne, il dresse le bilan de sa trop courte carri&#232;re et nous dit le pourquoi de ce surprenant adieu &#224; l'&#233;criture. Gonfl&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
[Ceci est la version int&#233;grale de l'interview paru dans Nouvelle donne n&#176; 34] &lt;br class='autobr' /&gt;
Les d&#233;buts &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout petit d&#233;j&#224;, je voulais &#234;tre James Joyce et donc voyager comme lui en premi&#232;re classe tandis que ma famille suivrait derri&#232;re en troisi&#232;me... Non, je plaisante. En (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/accueil/nd-34-michel-quint/les-interviews/" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Enfin reconnu comme nouvelliste et romancier de tout premier plan, voici que l'ami Mizio nous tire sa r&#233;v&#233;rence. Pour Nouvelle donne, il dresse le bilan de sa trop courte carri&#232;re et nous dit le pourquoi de ce surprenant adieu &#224; l'&#233;criture. Gonfl&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;[Ceci est la version int&#233;grale de l'interview paru dans Nouvelle donne n&#176; 34]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;buts&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout petit d&#233;j&#224;, je voulais &#234;tre James Joyce et donc voyager comme lui en premi&#232;re classe tandis que ma famille suivrait derri&#232;re en troisi&#232;me... Non, je plaisante. En v&#233;rit&#233; j'ai toujours &#233;prouv&#233; un besoin physique d'&#233;crire pour pallier l'ennui, l'exaltation, etc., toutes ces diverses choses que l'on &#233;prouve. J'&#233;tais un enfant m&#233;lancolique et n'ai pas eu une enfance tr&#232;s heureuse. Aussi, je suis devenu graphomane et j'ai commenc&#233; &#224; &#233;criture en secret, vers l'&#226;ge de 10 ans, des histoires de science-fiction. Je lisais m&#234;me de fa&#231;on boulimique, au point que je fis du surmenage &#224; l'&#226;ge de 11 ans et que le m&#233;decin m'interdit de lire durant trois semaines, ce que je ne pus respecter. Je r&#233;digeais mes punitions sous forme de saga en alexandrins (sujet inflig&#233; une fois : &#171; les vertus du silence &#187;), d&#232;s le m&#234;me &#226;ge, n&#233;gociant en retour de n'en faire qu'un exemplaire au lieu de copier sur dix copies doubles &#171; le silence est d'or &#187;, ou je ne sais quelle dissertation devant faire office de mea culpa. Gr&#226;ce &#224; &#231;a, j'avais les indulgences des instits, puis des profs. Tr&#232;s moyen en tout, je suis toujours pass&#233; dans la classe sup&#233;rieure car j'ai toujours eu la chance que mon prof principal soit celui de Fran&#231;ais, lequel me d&#233;fendait ardemment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup plus tard, alors toujours boulimique de livres (de litt&#233;rature &#171; blanche &#187;), je suis tomb&#233; en 1985 sur un concours de nouvelles organis&#233; par la revue Autrement, concours que j'ai gagn&#233;. &#192; l'&#233;poque, cela m'avait rapport&#233; 5 mois de salaire pour quelques heures d'&#233;criture. Alors je me suis dit que je pourrais peut-&#234;tre allier ce que je pr&#233;f&#232;re faire (lire et &#233;crire) au fait de gagner ma vie : bref &#234;tre auteur professionnel et nager dans la b&#233;atitude, car je refusais l'id&#233;e qu'on m'ass&#233;nait d&#233;j&#224; enfant &#224; savoir que je ne pourrais pas faire de mon m&#233;tier ce qui me procurait du plaisir ludique, qu'il faudrait travailler en prenant de la peine. J'ai donc voulu faire mon &#171; apprentissage &#187; d'&#233;crivain via les concours de nouvelles (excellents exercices gr&#226;ce aux contraintes de temps, de sujets, de longueurs, etc.), et, du coup, les concours ont &#233;t&#233; mon hobby principal et fr&#233;n&#233;tique durant pr&#232;s de dix ans. J'en ai gagn&#233; beaucoup, perdu dix fois plus. Certaines fois d'ailleurs, j'ai &#233;t&#233; publi&#233; dans Nouvelle Donne, suite &#224; des concours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re publication&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tant, l'objectif d'&#234;tre &#233;crivain me semblant pr&#233;somptueux, je me suis dit que je pourrais &#234;tre au moins journaliste, ce qui suffirait &#224; mon besoin d'&#233;criture et remplirait le volet professionnel. J'&#233;tais berc&#233; par London, Londres, Bodard... Et donc tr&#232;s na&#239;f sur le milieu de la presse. J'ai mis les dix m&#234;mes ann&#233;es &#224; devenir journaliste, avant de m'apercevoir que le m&#233;tier ne me convenait pas (je n'ai pas assez de place ici pour l'expliquer, mais les raisons &#233;go-m&#233;taphysico-politico-etc. sont nombreuses) et que je n'aimais pas le milieu de la presse, hant&#233; par des gens qui me d&#233;cevaient terriblement. Je les avais imagin&#233;s curieux, cultiv&#233;s, en proie au doute... Ils sont tr&#232;s peu ainsi. Par ailleurs, je m'y sentais usurpateur. La presse conf&#232;re un grand pouvoir d'influence que je n'estimais pas m&#233;riter.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ennui m'a donc vite gagn&#233;, et forc&#233;ment je me suis remis &#224; &#233;crire pour me d&#233;fouler. C'est ainsi que mon premier roman, La Sant&#233; par les plantes, est paru aux &#233;ditions de la Loupiote (apr&#232;s qu'ils m'aient tout d'abord publi&#233; une nouvelle qui avait &#233;t&#233; finaliste &#224; RFI, mais qui &#233;tait trop longue). La Loupiote avait pass&#233; une annonce pour recevoir des manuscrits. Je n'ai jamais eu &#224; arroser les &#233;diteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;couverte du noir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est gr&#226;ce (ou &#224; cause ?) &#224; (d')une nouvelle de Tonino Benacquista (La Foire au crime) et &#224; (d'un) roman de Donald Westlake (Azt&#232;ques dansants), lus la m&#234;me semaine, que je me suis mis &#224; l'humour noir, alors qu'auparavant j'&#233;crivais de la litt&#233;rature blanche compass&#233;e, et disons-le, chiante. Lorsque j'&#233;crivais &#171; blanc &#187;, je m'ennuyais et ennuyais les lecteurs (et perdais les concours). Lorsque je faisais le pitre, je m'amusais, faisais rire les gens et gagnais les concours. Il n'y avait pas &#224; h&#233;siter. La d&#233;couverte du noir, et du roman noir humoristique, a &#233;t&#233; un d&#233;clencheur.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Sant&#233; par les plantes a &#233;t&#233; remarqu&#233;e &#224; sa sortie, quoique vendue de fa&#231;on confidentielle, dans les milieux de l'&#233;dition et du cin&#233;ma. J'ai pu quitter Lib&#233;ration avec quasiment un an de salaire d'avance pour ne me consacrer qu'&#224; l'&#233;criture, car Gallimard (qui republia le roman en S&#233;rie Noire), Flammarion et Charles Gassot Productions m'avaient donn&#233; des sous pour travailler. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai tenu en tout et pour tout que 4 ans et 12 jours comme auteur professionnel (en tenant mon serment de ne plus faire de journalisme, et sans me corrompre &#224; la t&#233;l&#233;). J'ai v&#233;cu pour un tiers de droits d'auteurs issus de mes livres, un tiers d'ateliers d'&#233;criture et un tiers de travaux divers, de la BD au dessin anim&#233;, de la chronique ou la nouvelle li&#233;e &#224; l'actu. J'ai eu deux ann&#233;es florissantes, et deux terriblement maigres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette vie est tr&#232;s difficile. En France, on adule les auteurs, mais on les maltraite. Il m'est arriv&#233; d'&#234;tre pay&#233; plus d'un an apr&#232;s avoir fait un atelier d'&#233;criture. J'ai subi toutes les humiliations possibles qu'elles viennent de petits comptables, d'obscurs t&#226;cherons, comme d'institutions prestigieuses. L'une d'entre elles, d'ailleurs, me doit encore de l'argent depuis deux ans. Les universitaires pr&#233;sents au colloque &#224; mes c&#244;t&#233;s, salari&#233;s, ont &#233;t&#233; pay&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_10 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L180xH153/34_INTERVIEW_POLAR-39b17.jpg?1640184829' width='180' height='153' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le milieu de l'&#233;dition&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La quatri&#232;me ann&#233;e, j'ai craqu&#233; : d&#233;pression et perte du go&#251;t d'&#233;crire, ou du moins de cette force qui vous pousse &#224; pr&#233;f&#233;rer rester sur le clavier plut&#244;t que de l&#233;zarder au soleil. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, les agressions sont nombreuses. Le milieu de la &#171; grande &#187; &#233;dition me semble marcher sur la t&#234;te. Il se r&#233;clame toujours de valeurs traditionnelles (la d&#233;fense de l'auteur, de la litt&#233;rature), mais fonctionne dor&#233;navant principalement comme l'industrie audiovisuelle : audimat du prime time (Beigbeder est l'exemple type), concentration sur quelques &#171; produits &#187; (prix litt&#233;raires, premiers romans, etc.). On vend avec m&#233;pris de la daube pour faire du fric et on a l'alibi du catalogue prestigieux, lequel n'est pas soutenu ni gu&#232;re promu (et je ne parle pas de moi, l&#224;). C'est l'&#233;quivalent des documentaires d'Arte qui passent &#224; une heure du matin. On massacre des auteurs parmi 700 romans de rentr&#233;e sortis inconsid&#233;r&#233;ment pour maintenir un chiffre d'affaires &#233;rod&#233; par la baisse du lectorat. Il faudrait une volont&#233; commune de hausser le niveau, de ne plus c&#233;der aux modes racoleuses, car les lecteurs ne sont pas stupides, et si on mettait le paquet pour promouvoir de la bonne litt&#233;rature, je suis persuad&#233; que le fric suivrait, puisque c'est ce qui importe maintenant. Mais les clones d&#233;c&#233;r&#233;br&#233;s du marketing et les financiers fous sont au pouvoir. Les transferts d'auteurs sont tels ceux des joueurs de foot et la promotion comme dans l'univers du disque. Tout est noyaut&#233;. Avoir &#233;crit dix livres et n'&#234;tre toujours pas Houellebecq est un handicap. On vous jette d'ailleurs au deuxi&#232;me bouquin. C'est l'&#232;re des auteurs Kleenex comme les meilleurs espoirs du cin&#233;ma qu'on ne revoit pas. Fini l'auteur &#233;lev&#233; au grain durant dix ans ! Enfin, je ne vais pas m'&#233;tendre sur l'opacit&#233; du syst&#232;me (les comptes sont incompr&#233;hensibles... lorsqu'on les obtient) et les mille choses que les &#233;diteurs s'engagent &#224; faire par contrat et dont ils ne s'acquittent pas, ni m&#234;me sur tout ce qu'on pourrait raconter sur leur fonctionnement en interne ou l'&#233;conomie ubuesque du syst&#232;me entre les auteurs, les libraires, les r&#233;seaux de distribution...&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai connu le vertige, et le mirage des grands &#233;diteurs. &#199;a s'est r&#233;v&#233;l&#233; &#234;tre une frustration monumentale. Un petit ou moyen &#233;diteur qui joue son argent sur votre bouquin vous d&#233;fendra mieux qu'un grand qui en sort 80 par mois, et pour qui vous n'&#234;tes qu'un fournisseur de contenu. Apr&#232;s tous mes bouquins, je ne sais toujours pas si je suis un auteur publi&#233; parce qu'int&#233;ressant, ou publi&#233; parce que suffisamment publiable pour alimenter la machine devenue folle. On ne m'a quasiment jamais accompagn&#233; sur mes livres, voire on m'en a publi&#233; sans les corriger. Et j'en passe. L'un d'entre eux me serinait que &#171; vouloir vivre de l'&#233;criture est une erreur &#187;. Forc&#233;ment, on court le cachet, forc&#233;ment ce serait mauvais, pas noble ou je ne sais... Certes, j'en ai &#233;crit certains trop vite... Mais je ne parviens &#224; &#233;crire que si je ne dois pas subir un boulot (aucun autre travail ne m'int&#233;resse vraiment, et je n'ai pas d'ambition professionnelle). Alors c'est pourquoi, raccrochant de mon &#233;puisante &#171; vie d'artiste &#187;, j'ai d&#233;cid&#233; que, d&#233;sormais, puisqu'il serait sale de vouloir vivre de l'&#233;criture, alors qu'il semble &#234;tre sain de vivre de l'&#233;dition, je n'en vivrai donc plus, mais je ne publierai alors plus que chez ceux qui ne vivent pas de l'&#233;dition. Entre gens fam&#233;liques anim&#233;s par un sentiment de n&#233;cessit&#233; et la m&#234;me passion, on devrait au moins se comprendre. Sinon pouvoir se parler, ce qu'on ne conna&#238;t gu&#232;re chez les grands qui calent leurs cartons de livres de stars avec vos livres et sont injoignables avant 16 heures pour cause de bouffe avec la carte bleue maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ras-le-bol&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai donc repris un emploi en octobre 2002, accabl&#233; de fatigue, de d&#233;prime et d'ennuis financiers, et r&#233;solu &#224; cesser d'&#233;crire. J'ai m&#234;me eu de la chance d'en trouver un par des amis, car je ne sais rien faire. Je n'ai pas de &#171; m&#233;tier &#187;. Je bricole. Mes divers &#171; talents &#187; sont inexploitables dans le syst&#232;me d'aujourd'hui qui cherche &#224; formater les auteurs au lieu de cultiver leur originalit&#233;. On a besoin de faiseurs, pas de cr&#233;ateurs, et ce n'est pas vrai qu'en litt&#233;rature. Et puis si on ne veut pas se vautrer &#224; la t&#233;l&#233; ou dans la presse, ou dans la n&#233;gritude, pour des raisons personnelles ou &#233;thiques, on se coupe des sources de revenus. Dans ce boulot, je m'y ennuie &#224; mourir, mais je vais bien finir par trouver un de ces quatre matins un hobby &#233;quivalent &#224; l'&#233;criture qui va m'emp&#234;cher de devenir fou. Macram&#233; ? Tricotin ? Poterie &#233;sot&#233;rique ? &#201;maux cloisonn&#233;s ?&lt;br class='autobr' /&gt;
De toutes ces ann&#233;es, je me souviendrai surtout de l'engagement et du soutien de petits &#233;diteurs, de b&#233;n&#233;voles, de libraires, de festivaliers, d'enseignants ou de documentalistes. Le reste n'en vaut pas la chandelle. Je pense que face &#224; un syst&#232;me qui fonctionne sur le bluff et l'exploitation de la vanit&#233;, &#224; une &#233;poque davantage pr&#233;occup&#233;e par les code barres que par le sens, se retirer de ce jeu de dupes est un acte politique. Et je ne joue pas ma pasionaria, je le pense sinc&#232;rement. C'est ce que j'explique dans mon prochain et dernier bouquin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Noir ou polar, nouvelle ou roman ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma culture c'est indubitablement la nouvelle noire, sociale, telle qu'on en lit beaucoup chez les anglo-saxons. Par ailleurs j'ai biberonn&#233; la nouvelle de SF tr&#232;s t&#244;t. Je suis romancier dans le noir - mes romans sont peu polars, certains sont des fables - avec cette particularit&#233; que, tant format&#233; par la nouvelle, le court, je &#171; compose &#187; mes romans comme une succession de nouvelles, avec chute. D'o&#249; souvent les ellipses importantes entre chaque chapitre. Mais le lecteur est intelligent, il fait les raccords lui-m&#234;me et &#231;a fonctionne.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aime que le texte soit court, qu'il porte un point de vue fort sur le monde, et qu'il se termine sur une chute marqu&#233;e. J'avoue aujourd'hui ne plus gu&#232;re go&#251;ter les recueils, sauf de quelques auteurs, car je trouve que la nouvelle doit &#234;tre une surprise, et les recueils sont toujours forc&#233;ment in&#233;gaux. J'adore lire &#231;a dans les revues, magazines, journaux, comme un contrepoint soudain et subjectif &#224; toutes les niaiseries qu'on nous ass&#232;ne. Je n'envisage l'&#233;criture qu'ancr&#233;e fortement dans le r&#233;el. Un &#233;crivain fran&#231;ais me fascine actuellement : Denis Robert. Je vais lire prochainement son Une ville. J'ai le pressentiment que je vais me prendre une claque. Voil&#224; un type qui a une &#233;nergie qui laisse pantois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire des nouvelles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je les compose tr&#232;s vite, d'un trait. Mes nouvelles les plus reconnues, celles dont on me parle toujours ou qui sont r&#233;guli&#232;rement l'objet de projets de films, ont &#233;t&#233; &#233;crites ainsi, sans que j'en retouche un mot. C'est un &#233;tat de gr&#226;ce, h&#233;las rare. Cette fa&#231;on d'&#233;crire est li&#233;e certainement au genre que j'affectionne, puisque je m'attache plus au fond et &#224; la forme qu'au style, lequel m'importe peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ultime projet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#233;cit sort chez un nouvel &#233;diteur d&#233;but novembre : Buffet &#224; Volont&#233; (&#201;ditions Par Hasard !). Ni roman, ni journal... C'est une sorte d'ovni qui brasse toutes mes fa&#231;ons d'&#233;crire et narre une semaine d'atelier d'&#233;criture plut&#244;t apocalyptique v&#233;cue l'an dernier. C'est un pr&#233;texte pour parler de mille choses sans lien - apparent en tout cas - entre elles de fa&#231;on grave ou burlesque via des digressions longues ou courtes, et surtout c'est l'occasion de faire le point sur moi-m&#234;me, l'&#233;criture, l'&#233;dition et le monde (rien que &#231;a, quel m&#233;galo !). Bref, ce que je viens de r&#233;sumer ici. C'est une forme de r&#233;v&#233;rence que je tire, car c'est, je pense, en tout cas aujourd'hui sinc&#232;rement, le dernier livre que je publierai. Il y aura peut-&#234;tre quelques textes ici et l&#224;, mais de livre, point. La litt&#233;rature s'en remettra ais&#233;ment. On verra dans quelques ann&#233;es si je m'y remets, si le &#171; besoin pressant &#187; a vaincu ma lassitude et mon &#233;c&#339;urement. Alors je renouvellerai mes adieux. Apr&#232;s tout j'ai bien vu ceux de Barbara plusieurs fois, et elle ne chantait pas faux, elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[Ceci est la version int&#233;grale de l'interview paru dans Nouvelle donne n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'un - L'autre</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Abdelkader Djema&#239; &lt;br class='autobr' /&gt;
D'Oran o&#249; il est n&#233; &#224; la Gare du Nord o&#249; gravitent les trois &#171; h&#233;ros &#187; de son dernier roman, Abdelkader Djema&#239; a emprunt&#233;, par une &#233;criture tant&#244;t grave et tant&#244;t cocasse, de nombreux chemins. Un travail de tissage du quotidien et des petites mythologies. Derniers ouvrages parus : Gare du Nord (Seuil), Camping (Seuil, prix Amerigo Vespucci), Dites-leur de me laisser passer (Michalon), M&#233;moires de n&#232;gre (Michalon), 31, rue de l'Aigle (Michalon, r&#233;&#233;dit&#233; en Folio). &lt;br class='autobr' /&gt;
Roland Fuent&#232;s (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Abdelkader Djema&#239;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D'Oran o&#249; il est n&#233; &#224; la Gare du Nord o&#249; gravitent les trois &#171; h&#233;ros &#187; de son dernier roman, Abdelkader Djema&#239; a emprunt&#233;, par une &#233;criture tant&#244;t grave et tant&#244;t cocasse, de nombreux chemins. Un travail de tissage du quotidien et des petites mythologies. Derniers ouvrages parus : &lt;i&gt;Gare du Nord&lt;/i&gt; (Seuil), &lt;i&gt;Camping&lt;/i&gt; (Seuil, prix Amerigo Vespucci), &lt;i&gt;Dites-leur de me laisser passer&lt;/i&gt; (Michalon), M&#233;moires de n&#232;gre (Michalon), &lt;i&gt;31, rue de l'Aigle&lt;/i&gt; (Michalon, r&#233;&#233;dit&#233; en Folio).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Roland Fuent&#232;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Professeur d'allemand et responsable de la revue &lt;i&gt;Salmigondis&lt;/i&gt;, Roland Fuent&#232;s est un jeune auteur de trente ans et des poussi&#232;res, qui a d&#233;j&#224; publi&#233; une novela, &lt;i&gt;Le Mus&#233;e &lt;/i&gt;(Fer de chances), ainsi que trois recueils de nouvelles chez de &#171; petits &#187; &#233;diteurs : &lt;i&gt;Embolies d'une gomme&lt;/i&gt; (Derri&#232;re la salle de bain), &lt;i&gt;Souvenir d'un autre&lt;/i&gt; (Rafael de Surtis) et &lt;i&gt;Le M&#233;tayer de la peste&lt;/i&gt; (Gros Textes). Il vient de recevoir le prix Prom&#233;th&#233;e de la nouvelle, et son recueil &lt;i&gt;Douze m&#232;tres cubes de litt&#233;rature &lt;/i&gt;est paru le 26 octobre dernier aux &#233;ditions du Rocher.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Abdelkader Djema&#239; : Vous pratiquez, je crois, la natation en comp&#233;tition ? Quelle est, selon vous, la m&#233;taphore sportive qui d&#233;finit le mieux l'art de la nouvelle ? &lt;br /&gt;
Roland Fuent&#232;s : On peut penser au demi-fond, effort moins intense, moins explosif que pour des genres tels que le ha&#239;ku ou l'aphorisme, mais ce n'est pas encore une longue distance comme le roman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A.D. : Quelle diff&#233;rence faites-vous entre une longue nouvelle et un roman court ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;R.F. : Pour moi, plus que des longues nouvelles ou des romans courts, il y a des textes, sur lesquels on pose une &#233;tiquette. Si on est courageux, ou inconscient, on peut choisir &#171; nouvelle &#187; ; si on veut que le texte se vende, on &#233;crira plut&#244;t &#171; roman &#187; ou &#171; r&#233;cit &#187; sur la couverture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A.D. : Quelles sont pour vous les qualit&#233;s d'un roman ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;R.F. : Lorsque j'&#233;prouve du plaisir &#224; demeurer longtemps en compagnie des personnages, de l'univers ou de l'ambiance d'un roman, c'est qu'il est r&#233;ussi. Mais il faut que cette longueur soit justifi&#233;e, d'une mani&#232;re ou d'une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A.D. : Et celles d'une nouvelle ? &lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;R.F. : Le souffle. La proximit&#233;. Pour moi, le sacro-saint sch&#233;ma du genre accroche/exposition rapide de la situation/acc&#233;l&#233;ration/fin en point d'orgue, ne fait pas autorit&#233;. Ce n'est qu'une mani&#232;re parmi tant d'autres d'&#233;crire une nouvelle. Certains sujets s'y pr&#234;tent, d'autres non. Ce qui m'int&#233;resse dans une nouvelle, c'est cette urgence &#224; dire quelque chose, en 2 pages ou en 80, sur le ton qui convient le mieux au propos, mais dans une intention qui est peut-&#234;tre diff&#233;rente de celle du roman. Comme si le narrateur nous parlait juste en face, ou carr&#233;ment dans l'oreille, sans nous laisser la possibilit&#233; de faire une pause, donc de prendre du recul, avant de l'avoir &#233;cout&#233; jusqu'au bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_8 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L180xH123/34_DJEMAI-0f0c2.jpg?1640158014' width='180' height='123' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_9 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L94xH128/34_FUENTES-87fac.jpg?1640158014' width='94' height='128' alt=&#034;Roland Fuent&#232;s&#034; title=&#034;Roland Fuent&#232;s&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de l'interview dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Pierre-Guillaume de Roux, directeur litt&#233;raire aux &#233;ditions du Rocher</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;l&#233;gante mais trop rare collection &#171; Nouvelle &#187; aux &#201;ditions du Rocher ne pr&#233;sente pas de &#171; directeur de collection &#187; &#224; proprement parler. Est-ce cela qui lui conf&#232;re cette allure aussi diversifi&#233;e ? Pierre-Guillaume de Roux, directeur litt&#233;raire, a re&#231;u Nouvelle donne dans un bureau (le sien ?) au milieu d'un amas de livres et de tapuscrits, un d&#233;sordre bien ma&#238;tris&#233; en somme, &#224; l'image de cette maison &#224; la production foisonnante. &lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-on dire que cette collection n'a pas de ligne &#233;ditoriale puisque (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;l&#233;gante mais trop rare collection &#171; Nouvelle &#187; aux &#201;ditions du Rocher ne pr&#233;sente pas de &#171; directeur de collection &#187; &#224; proprement parler. Est-ce cela qui lui conf&#232;re cette allure aussi diversifi&#233;e ? Pierre-Guillaume de Roux, directeur litt&#233;raire, a re&#231;u Nouvelle donne dans un bureau (le sien ?) au milieu d'un amas de livres et de tapuscrits, un d&#233;sordre bien ma&#238;tris&#233; en somme, &#224; l'image de cette maison &#224; la production foisonnante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Peut-on dire que cette collection n'a pas de ligne &#233;ditoriale puisque n'appara&#238;t pas de nom de &#171; directeur de collection &#187; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Paul Bertrand est tr&#232;s attach&#233; &#224; cette collection. Nous lui apportons nos suggestions, mais c'est lui qui d&#233;cide, in fine, de ce qui y sera publi&#233; ou non. Avec deux titres par trimestre, la collection est assez r&#233;guli&#232;re pour acqu&#233;rir son identit&#233;, ne serait-ce que par le fait qu'elle n'est constitu&#233;e que de textes courts, nouvelles ou novelas. Et, &#224; propos de ligne &#233;ditoriale, j'esp&#232;re que vous aurez remarqu&#233; que, depuis deux ans environ, nous publions pas mal d'auteurs &#233;trangers, souvent en &#233;dition bilingue : Ivan Bounine (Printemps &#233;ternel), Robert Walser, Miguel De Unamuno, Viktor Pelevine, Stephen Leacock... Nous avons aussi un projet autour de Boris Pilniak, avec une traduction de Anne Coldefy-Faucard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est une &#171; vitrine &#187; du Rocher ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui. C'est un effort r&#233;el, authentique et soutenu ; plus prestigieux que rentable, d'ailleurs. Ce n'est pas elle qui enrichit le Rocher. En fait, les libraires ont du mal &#224; pr&#233;senter nos titres, le format n'est pas dans leurs normes...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de l'interview dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Daniel Walther</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;De double culture, fran&#231;aise et allemande, Daniel Walther se voue corps et &#226;me depuis quarante ans aux litt&#233;ratures de l'imaginaire, et en particulier au fantastique, son genre de pr&#233;dilection. Apr&#232;s ses deux derniers ouvrages (La Mort &#224; Boboli et Ombres tueuses) publi&#233;s chez Ph&#233;bus, il a enfin acquis une nouvelle dimension. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous avez &#233;crit plus de 30 ouvrages et plus de 200 nouvelles, touchant aussi bien &#224; la SF qu'au Fantastique. Dans lequel de ces deux genres vous sentez-vous le plus &#224; l'aise ? (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De double culture, fran&#231;aise et allemande, Daniel Walther se voue corps et &#226;me depuis quarante ans aux litt&#233;ratures de l'imaginaire, et en particulier au fantastique, son genre de pr&#233;dilection. Apr&#232;s ses deux derniers ouvrages (La Mort &#224; Boboli et Ombres tueuses) publi&#233;s chez Ph&#233;bus, il a enfin acquis une nouvelle dimension.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vous avez &#233;crit plus de 30 ouvrages et plus de 200 nouvelles, touchant aussi bien &#224; la SF qu'au Fantastique. Dans lequel de ces deux genres vous sentez-vous le plus &#224; l'aise ?&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai d'abord &#233;crit de la SF, &#224; cause des id&#233;es et de la libert&#233; que permettait ce genre, mais devant le manque de compr&#233;hension des nouveau directeurs de collection, je suis revenu au fantastique, que j'ai en fait toujours pr&#233;f&#233;r&#233; &#224; la SF. Le fantastique m'autorise actuellement &#224; &#233;crire sans la poindre contrainte. J'ai de plus en plus de difficult&#233;s &#224; me mouvoir dans la SF, bien que mon dernier roman soit plus apparent&#233; &#224; la fiction sp&#233;culative qu'au fantastique que je pratique habituellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L180xH122/34_INTERVIEW1_IMAGINAIRES-44b10.jpg?1640157919' width='180' height='122' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Dor&#233;mieux &#233;crivait que &#8220; la nouvelle fantastique est un art majeur &#8221; 1. Partagez-vous cette opinion ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Non seulement je partage cette opinion d'un homme qui fut un ami et un guide dans les labyrinthes de la litt&#233;rature, mais je ne puis comprendre qu'elle ne soit pas plus r&#233;pandue. Prenez de nombreuses nouvelles de litt&#233;rature dite g&#233;n&#233;rale : elles sont le plus souvent des tranches de vie, des essais stylistiques, mais vont rarement au fond de la psych&#233;, de l'&#226;me humaine. La nouvelle fantastique, de par sa structure m&#234;me, doit &#234;tre un art achev&#233;, peut-&#234;tre ce qui existe de mieux dans la cr&#233;ation litt&#233;raire. Que serait la (grande) litt&#233;rature sans Hoffmann, sans Kafka, sans Borges ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L180xH248/34_INTERVIEW2_IMAGINAIRES-d9cb5.jpg?1640157919' width='180' height='248' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de l'interview dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Coup de projecteur</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/accueil/nd-34-michel-quint/hors-cadre/article/coup-de-projecteur</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les &#233;ditions du Coq &#224; l'&#226;ne
&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque le livre champenois s'exporte &lt;br class='autobr' /&gt;
Bas&#233;es &#224; Reims, les &#233;ditions du Coq &#224; l'&#226;ne, fond&#233;es par Sandra Rota et &#201;ric Poindron, proposent un catalogue de premier choix. L'objet est beau, les textes qui les constituent sont riches mais toujours d&#233;pouill&#233;s. La mission &#233;ditoriale : &#171; &#233;diter ou r&#233;&#233;diter des textes rares, litt&#233;raires mais pas trop, loufoques et plus, &#233;rudits et gourmands, po&#233;tiques et simples. Tous ces textes laissent la part belle &#224; l'&#233;l&#233;gance et &#224; l'illustration. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;ditions du Coq &#224; l'&#226;ne&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque le livre champenois s'exporte&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bas&#233;es &#224; Reims, les &#233;ditions du Coq &#224; l'&#226;ne, fond&#233;es par Sandra Rota et &#201;ric Poindron, proposent un catalogue de premier choix. L'objet est beau, les textes qui les constituent sont riches mais toujours d&#233;pouill&#233;s. La mission &#233;ditoriale : &#171; &#233;diter ou r&#233;&#233;diter des textes rares, litt&#233;raires mais pas trop, loufoques et plus, &#233;rudits et gourmands, po&#233;tiques et simples. Tous ces textes laissent la part belle &#224; l'&#233;l&#233;gance et &#224; l'illustration. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_4 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L180xH118/34_HC1-d26f3.jpg?1640072767' width='180' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeune couple n'est pas seul &#224; se lancer dans l'incroyable aventure. Il peut compter sur certains auteurs r&#233;gionaux, ainsi que sur les cautions morales de Patrick Poivre d'Arvor et de Gilles Lapouge...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_5 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L180xH269/34_HC2-5d90f.jpg?1640072767' width='180' height='269' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de cet article dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;dito</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/accueil/nd-34-michel-quint/article/edito</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.nouvelle-donne.net/accueil/nd-34-michel-quint/article/edito</guid>
		<dc:date>2004-01-25T21:59:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La vie est dure pour les magazines ind&#233;pendants. La chose n'est pas nouvelle, mais elle s'accentue terriblement. Si les alliances entre m&#233;ga-groupes de presse sont affriolantes pour les gros actionnaires, elles ont des effets d&#233;vastateurs pour le commun des mortels. Surtout quand, &#224; l'arriv&#233;e, les nouveaux mari&#233;s sont propri&#233;taires &#224; la fois d'un nombre faramineux de publications et d'un immense r&#233;seau de points de vente (qui, bien entendu, se mettent en priorit&#233; au service de ces publications). Dans ce (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/accueil/nd-34-michel-quint/" rel="directory"&gt;ND 34 &#8212; Michel Quint&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La vie est dure pour les magazines ind&#233;pendants. La chose n'est pas nouvelle, mais elle s'accentue terriblement. Si les alliances entre m&#233;ga-groupes de presse sont affriolantes pour les gros actionnaires, elles ont des effets d&#233;vastateurs pour le commun des mortels. Surtout quand, &#224; l'arriv&#233;e, les nouveaux mari&#233;s sont propri&#233;taires &#224; la fois d'un nombre faramineux de publications et d'un immense r&#233;seau de points de vente (qui, bien entendu, se mettent en priorit&#233; au service de ces publications). Dans ce contexte, les petits doivent se battre pour ne pas perdre leur place. Depuis le n&#176; 1, il y a dix ans, Nd n'a eu cesse de chercher &#224; &#233;largir sa diffusion. M&#234;me si celle-ci repose aujourd'hui sur un maillage relativement dense &#224; l'&#233;chelle de tout le territoire (rares sont les villes de plus 50 000 habitants qui ne disposent pas d'au moins un point de vente fiable et r&#233;gulier), pour autant nous ne restons pas les bras ballants lorsque certains de nos lecteurs se plaignent de ne pas nous trouver en kiosque. Au contraire. Le nouvel habillage du mag depuis le n&#176; 31 n'est que la partie visible de nos travaux de consolidation. En cette ann&#233;e 2004, nous allons travailler plus que jamais sur l'am&#233;lioration de la distribution et le suivi des placements ; nous poursuivons et accentuons la promotion du titre en &#233;tant pr&#233;sent partout o&#249; la nouvelle est &#224; l'affiche (salons, festivals, colloques...). Enfin, tr&#232;s prochainement, et &#224; l'attention des lecteurs malheureux qui peinent &#224; nous trouver, nous ouvrirons sur notre site un forum &#171; Diffusion &#187; que les internautes seront invit&#233;s &#224; alimenter et qui permettra de conna&#238;tre, r&#233;gion par r&#233;gion, les maisons de la presse o&#249; l'on est s&#251;r de voir Nd.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis, pour ceux qui d&#233;cid&#233;ment ne nous trouvent pas pr&#232;s de chez eux, n'oubliez pas qu'il reste une solution, imparable : l'abonnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Interview- Emmanuel Dongala </title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/accueil/nd-34-michel-quint/les-interviews/article/interview-emmanuel-dongala</link>
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		<dc:date>2004-01-25T21:53:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Professeur de litt&#233;rature africaine francophone dans l'&#201;tat de New York, Emmanuel Dongala est un d&#233;fenseur de l'universalit&#233;. Inquiet du sort de l'Afrique de demain, il nous parle du bonheur de vivre, avec sa sagesse litt&#233;raire &lt;br class='autobr' /&gt;
De la lecture &#224; l'&#233;criture &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la lecture qui m'a amen&#233; &#224; l'&#233;criture. J'ai toujours &#233;t&#233; un grand lecteur. J'&#233;tais en ce sens privil&#233;gi&#233; parce que mon p&#232;re &#233;tait instituteur et ramenait des livres &#224; la maison. La plupart &#233;taient des vieux livres, notamment de vieilles encyclop&#233;dies et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/accueil/nd-34-michel-quint/les-interviews/" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Professeur de litt&#233;rature africaine francophone dans l'&#201;tat de New York, Emmanuel Dongala est un d&#233;fenseur de l'universalit&#233;. Inquiet du sort de l'Afrique de demain, il nous parle du bonheur de vivre, avec sa sagesse litt&#233;raire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De la lecture &#224; l'&#233;criture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la lecture qui m'a amen&#233; &#224; l'&#233;criture. J'ai toujours &#233;t&#233; un grand lecteur. J'&#233;tais en ce sens privil&#233;gi&#233; parce que mon p&#232;re &#233;tait instituteur et ramenait des livres &#224; la maison. La plupart &#233;taient des vieux livres, notamment de vieilles encyclop&#233;dies et des catalogues de grands magasins fran&#231;ais de vente par correspondance, dans lesquels je me plongeais avant m&#234;me de savoir lire, me contentant souvent d'admirer les illustrations. C'est au lyc&#233;e de Brazzaville, le lyc&#233;e Savorgnan, que j'ai vraiment commenc&#233; &#224; lire de la litt&#233;rature. Pas seulement les classiques mais aussi des &#233;crivains de science-fiction qui me passionnaient comme Jules Verne et Asimov. Je n'ai commenc&#233; &#224; lire la litt&#233;rature africaine qu'assez tard, pour la simple raison qu'elle ne nous &#233;tait pas alors disponible. Aujourd'hui, j'ai lu presque tous les grands auteurs africains et antillais, et j'essaie autant que possible de lire les jeunes auteurs qui publient actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L174xH255/34_INTERVIEW_CONTINENTS-c3622.jpg?1640157969' width='174' height='255' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des auteurs africains et antillais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si aujourd'hui la litt&#233;rature africaine de langue fran&#231;aise et la litt&#233;rature antillaise contemporaines sont distinctes, chacune ayant ses propres pr&#233;occupations et sa propre esth&#233;tique, il ne faut pas oublier qu'au d&#233;part elles avaient un tronc commun, et les m&#234;mes anc&#234;tres fondateurs, dont les plus connus sont certainement C&#233;saire, Senghor et Damas. Pour moi Cahier d'un retour au pays natal de C&#233;saire appartient aussi bien &#224; la litt&#233;rature africaine qu'antillaise.&lt;br class='autobr' /&gt;
La litt&#233;rature africaine quant &#224; elle a d&#233;j&#224; ses classiques incontournables que chacun doit lire : Une si longue lettre de Mariama B&#226;, L'Aventure ambigu&#235; de Cheick Hamidou Kane, Le Devoir de violence de Yambo Ouologuem, Le Soleil des ind&#233;pendances de Kourouma et La Vie et demie de Sony Labou Tansi. Il y en a d'autres qui sont sur la voie d'atteindre le statut de &#171; classique &#187;, je pense notamment &#224; Le Baobab fou de Ken Bugul.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je me suis limit&#233; ici &#224; la litt&#233;rature africaine de langue fran&#231;aise, car, &#224; n'en pas douter, il y a d'autres classiques incontournables produits dans l'Afrique anglophone ou arabophone, notamment avec des auteurs comme Chinua Achebe, Titsi Dangaremgba ou Tayeb Salih.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de l'interview dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rencontre avec un &#171; microromancier &#187; &#8212; Michel Quint</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/accueil/nd-34-michel-quint/les-interviews/article/rencontre-avec-un-microromancier</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.nouvelle-donne.net/accueil/nd-34-michel-quint/les-interviews/article/rencontre-avec-un-microromancier</guid>
		<dc:date>2004-01-25T21:23:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Mois de juin sur Paris. Il fait beau. Michel Quint et moi sommes attabl&#233;s au &#171; Bonaparte &#187;, place Saint-Germain. Pour cet homme de Lille, Paris n'est pas sp&#233;cialement une ville de charme. Au contraire, stress et strass se m&#234;lent et l'irritent. Il n'aime pas cette sorte de pression m&#234;me si son &#233;criture, elle, est faite de &#171; tension &#187; et d'attention. Titulaire d'une licence de lettres classiques et d'une ma&#238;trise d'&#233;tudes th&#233;&#226;trales, charg&#233; d'une section de terminale sp&#233;cialis&#233;e, il fait &#233;tudier la th&#233;orie (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/accueil/nd-34-michel-quint/les-interviews/" rel="directory"&gt;Les interviews&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mois de juin sur Paris. Il fait beau. Michel Quint et moi sommes attabl&#233;s au &#171; Bonaparte &#187;, place Saint-Germain. Pour cet homme de Lille, Paris n'est pas sp&#233;cialement une ville de charme. Au contraire, stress et strass se m&#234;lent et l'irritent. Il n'aime pas cette sorte de pression m&#234;me si son &#233;criture, elle, est faite de &#171; tension &#187; et d'attention. &lt;br class='autobr' /&gt;
Titulaire d'une licence de lettres classiques et d'une ma&#238;trise d'&#233;tudes th&#233;&#226;trales, charg&#233; d'une section de terminale sp&#233;cialis&#233;e, il fait &#233;tudier la th&#233;orie du th&#233;&#226;tre et travaille sur la dramaturgie pr&#233;alable &#224; la mise en sc&#232;ne. Pass&#233; tr&#232;s t&#244;t au roman noir (&#171; parce que le sujet que je voulais traiter ne se pr&#234;tait pas &#224; l'&#233;criture th&#233;&#226;trale &#187;), il a compos&#233; une vingtaine d'ouvrages. S'il a obtenu le Grand Prix de la litt&#233;rature polici&#232;re pour Billard &#224; l'&#233;tage, c'est surtout Effroyables jardins qui a braqu&#233; les projecteurs sur son &#339;uvre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Michel Quint appara&#238;t calme, pos&#233;. Une dame l'accompagne, et je n'en dirai pas davantage sur elle, mais c'est vers cette femme que se tourne constamment son regard, comme un rep&#232;re, un havre, une raison suppl&#233;mentaire et essentielle de se consid&#233;rer comme un homme heureux et accompli. D'autant que Et mon mal est d&#233;licieux, un &#171; microm&#233;loroman &#187; de quatre-vingts pages, doit para&#238;tre en Janvier 2004 aux &#201;ditions Jo&#235;lle Losfeld.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est important le Nord ?&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;Le Nord, c'est un roman noir, un paysage, un lieu de travers&#233;e. C'est un pays de strates, arch&#233;ologis&#233;es sans arr&#234;t, un lien toujours reconstruit, toujours &#224; reconstruire. Le nord, c'est comme la Troie de Schlieman, qui croyait avoir trouv&#233; &#171; Le &#187; lieu de &#171; La &#187; guerre de Troie, alors qu'il y en a au moins cinq. Le Nord, c'est un lieu authentique qui suscite le mythe et qui m&#233;rite son Iliade. &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3 spip&#034;&gt;Ce qui l'oppose au Sud, je suppose ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;
Le Sud m'appara&#238;t davantage comme s&#233;duction, ext&#233;riorit&#233;, paillettes. C'est le Lido ; plus exactement, les loges du Lido, &#231;a pue la transpiration et les costumes sont tach&#233;s de rimmel. Le Sud, on aurait envie de rester apr&#232;s la repr&#233;sentation pour voir son vrai visage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L180xH116/quint1-abc06.jpg?1640184829' width='180' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;taphore tr&#232;s th&#233;&#226;trale. Vous &#234;tes professeur de th&#233;&#226;tre. Est-ce que cela joue un r&#244;le dans votre &#233;criture ?&lt;br /&gt;
Oui, cela suscite en moi un travail de situation, un travail que je dirais pompeusement brechtien o&#249; c'est le trajet qui compte, pas forc&#233;ment le d&#233;nouement. Paradoxalement, cette mise au pr&#233;alable de la mise en sc&#232;ne me permet d'&#233;viter les dialogues. J'ai, avant d'&#233;crire, en &#233;crivant, la description de la situation du dialogue, de la mise en situation. Cela m'&#233;vite aussi, litt&#233;rairement, les horribles &#171; il dit, elle fait, il r&#233;pond &#187; que l'on trouve dans la narration habituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La nouvelle doit vous plaire, alors...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; lire, mais elle ne me convient pas &#224; &#233;crire. Mon vrai rythme d'&#233;criture est le &#171; microroman &#187;, comme &lt;i&gt;Effroyables jardins&lt;/i&gt;, ou &lt;i&gt;Aimer &#224; peine&lt;/i&gt;... En fait, avec cette forme, j'atteins ce que je d&#233;finirais comme un roman de plage non d&#233;velopp&#233;. Je veux dire que c'est un processus d'invention autant que d'&#233;criture. Le roman pourrait faire des centaines de pages dans sa logique, mais je le r&#233;dige sec, j'en &#233;vite la graisse, les digressions. Ce non-d&#233;veloppement permet d'atteindre l'essentiel, de rester dans l'authenticit&#233;, d'&#233;viter aussi de se r&#233;pandre. Je garde la structure mais je r&#233;dige en concision, cela devient, du moins je le souhaite, un coup de poing efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L180xH119/quint2-caf08.jpg?1640184829' width='180' height='119' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de l'interview dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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