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		<title>Nouvelle Donne</title>
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		<title>Le ma&#238;tre de Cardin &#8212; Roland Fuent&#232;s</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Auteur de nouvelles et de romans fantastiques, Roland Fuent&#232;s s'inscrit dans une certaine tradition du genre, dans la lign&#233;e des Marcel Brion, Michel Bernanos, Marcel B&#233;alu ou encore No&#235;l Devaulx, pr&#233;f&#233;rant un style plein de po&#233;sie et de retenue aux armadas d'effets horrifiques. Le jury du prix Prom&#233;th&#233;e ne s'y est pas tromp&#233;, qui a pl&#233;biscit&#233; la qualit&#233; de son travail. Dans la nouvelle qui suit, sp&#233;cialement &#233;crite pour Nouvelle donne, Fuent&#232;s revisite le bon vieux th&#232;me de l'ogre. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Beaujeu, le plus (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/accueil/bibliotheque/le-cahier-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Le cahier de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Auteur de nouvelles et de romans fantastiques, Roland Fuent&#232;s s'inscrit dans une certaine tradition du genre, dans la lign&#233;e des Marcel Brion, Michel Bernanos, Marcel B&#233;alu ou encore No&#235;l Devaulx, pr&#233;f&#233;rant un style plein de po&#233;sie et de retenue aux armadas d'effets horrifiques. Le jury du prix Prom&#233;th&#233;e ne s'y est pas tromp&#233;, qui a pl&#233;biscit&#233; la qualit&#233; de son travail. Dans la nouvelle qui suit, sp&#233;cialement &#233;crite pour Nouvelle donne, Fuent&#232;s revisite le bon vieux th&#232;me de l'ogre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Beaujeu, le plus douloureux finalement, c'&#233;tait ces couchers de soleil sur la ligne barbel&#233;e de l'Azergue. Parce qu'ils tra&#238;naient derri&#232;re eux une ombre aux contours embras&#233;s, une odeur d'incendie mal &#233;teint qui nous empoignait &#224; la gorge et nous faisait regretter d'&#234;tre venus au monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s, m&#234;me si les choses adoptaient une tournure salement concr&#232;te, on peut dire que le plus dur &#233;tait pass&#233;. Tout &#231;a, finalement, &#231;a restait du physique. &#199;a n'atteignait pas le dixi&#232;me de l'horreur qui se d&#233;ployait dans nos t&#234;tes au cr&#233;puscule. On avait l'impression qu'avec le soleil, notre souffle, notre vigueur, notre vie pleine et juteuse prenait le large. On n'&#233;tait jamais s&#251;rs que &#231;a nous revienne le lendemain. Aussi bien, la montagne garderait le tout sans dire merci et elle demeurerait noire, lourde et noire sur l'horizon comme un cauchemar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cardin n'&#233;tait pas un sauvage durant la journ&#233;e. Il nous laissait blaguer ; il savait qu'au bout du compte les vendanges produiraient leur comptant de liquide, de p&#233;pins et de mo&#251;t, et aussi qu'un bon vendangeur ne g&#226;che rien &#224; agiter un peu sa langue au-dessus des grappes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il craignait la nuit, comme nous. Une crainte qui remontait du fond des &#226;ges, et qui nous tenait tous. C'est &#224; ce moment-l&#224;, quand le soleil basculait, et avec lui tout le plissement fauve des coteaux, c'est &#224; ce moment pr&#233;cis que la pupille de Cardin devenait mauvaise. Pas vraiment m&#233;chante, pas vraiment cruelle, mais mauvaise, &#231;a oui !&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;finitive, les traces durent ce qu'elles durent. Elles sont de profondeur variable et certains r&#233;ussissent &#224; les effacer. On apprend de la vie chaque jour, dans un ordre al&#233;atoire, puis, au bout du compte, on s'en va toujours sans laisser d'adresse, et la vie n'a plus aucun moyen de nous contacter pour finir le travail. Voil&#224; pourquoi nul ne peut tout conna&#238;tre. Voil&#224; pourquoi certains apprennent &#224; oublier plus t&#244;t que les autres. C'est aussi b&#234;te qu'un bonsoir, juste le temps qui nous joue des tours. Ainsi, ceux qui la nuit venue p&#226;tissaient le plus des col&#232;res de Cardin - je pense au grand Fabron, ou &#224; Edgar L&#233;zard - , ceux-l&#224; sont tout &#224; fait capables d'avoir oubli&#233; les corv&#233;es, les coups et les s&#233;ances particuli&#232;res sur sa couche.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de cette nouvelle dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pal&#233;olithique &#8212; Olivier Lavieville</title>
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		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un homme d&#233;cide d'habiter une grotte afin de s'isoler de la soci&#233;t&#233;. Mais ladite soci&#233;t&#233; ne le laissera pas faire... Sous un ton apparemment badin, ce texte plein de r&#233;volte et d'humour grin&#231;ant est une v&#233;ritable diatribe contre le conformisme oblig&#233; que nous subissons tous. Ce cri pour le droit &#224; la libert&#233; a s&#233;duit Anne-&#201;lisabeth Desicy, du comit&#233; de lecture de Nouvelle donne, qui l'a &#233;lu texte &#171; joker &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'arrive pas &#224; le croire. Des dizaines d'hommes et de femmes sont en train de gravir l'&#233;troit (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un homme d&#233;cide d'habiter une grotte afin de s'isoler de la soci&#233;t&#233;. Mais ladite soci&#233;t&#233; ne le laissera pas faire... Sous un ton apparemment badin, ce texte plein de r&#233;volte et d'humour grin&#231;ant est une v&#233;ritable diatribe contre le conformisme oblig&#233; que nous subissons tous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce cri pour le droit &#224; la libert&#233; a s&#233;duit Anne-&#201;lisabeth Desicy, du comit&#233; de lecture de Nouvelle donne, qui l'a &#233;lu texte &#171; joker &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je n'arrive pas &#224; le croire. Des dizaines d'hommes et de femmes sont en train de gravir l'&#233;troit sentier qui m&#232;ne jusque chez moi. Je ne me suis pas install&#233; ici depuis une semaine que d&#233;j&#224; on vient me voir. Cette visite me d&#233;range profond&#233;ment. Si je me suis retir&#233; dans une grotte, ce n'est pas pour tenir salon.&lt;br class='autobr' /&gt;
La plupart des promeneurs marchent en silence, avec une sorte de tristesse. &#192; l'avant, un homme puissant, massif, imposant, un h&#233;ros imperm&#233;able au poitrail de buffle, semble emmener tout le monde. Il y a quelque chose de macabre dans cette procession, un parfum fun&#232;bre semblable &#224; celui qui flotte durant les conduites &#224; l'&#233;chafaud. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les mains crois&#233;es derri&#232;re le dos, je vais et viens dans l'herbe en sifflant un air feint pour me donner une contenance. L'atmosph&#232;re a l&#233;g&#232;rement fra&#238;chi. Le vent qui passe par ici ne vient pas de tr&#232;s loin. Il n'a pas le temps de se r&#233;chauffer au contact des vall&#233;es et des villages. Il voyage sur le derri&#232;re des collines et vous poudre le visage. C'est un souffle tr&#232;s pur et un peu piquant, comme une &#233;bauche du bonheur.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Bonjour Monsieur ! &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le ma&#238;tre du cort&#232;ge qui hurle. Il n'est pas encore parvenu au sommet du sentier, mais d&#233;j&#224; j'ai le sentiment d'&#234;tre souill&#233;, flou&#233;, envahi, assi&#233;g&#233;. Je prends une mine que j'esp&#232;re complaisante et m'avance &#224; sa rencontre.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Bonjour, Monsieur. Excusez-nous de vous d&#233;ranger, mais, depuis quelques jours, nous avions envie de venir &#224; vous. Ma petite communaut&#233; et moi-m&#234;me, nous vous savions ici et &#233;tions tr&#232;s curieux. Vous nous pardonnerez, n'est ce pas ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je veux qu'il l&#226;che mon &#233;paule. Qu'il &#244;te tout de suite ses doigts de ma personne. Cet homme se conduit &#224; la fa&#231;on d'un candidat en campagne et me traite comme un mis&#233;rable auquel il ferait l'aum&#244;ne d'une entrevue. Ce genre de comportement est r&#233;pugnant.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Vous &#234;tes un passionn&#233; de nature ou un simple campeur ? Je vous demande cela parce, que si vous avez besoin d'information, de conseil ou de suggestion, sachez que nous serons vos oblig&#233;s. Mais, de toute fa&#231;on, n'h&#233;sitez pas &#224; venir nous voir durant votre s&#233;jour. D'ailleurs, comptez-vous rester longtemps ?
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Toujours, j'esp&#232;re. Vous souhaitez vous installer par chez nous, mais c'est formidable ! &#201;coutez...
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Vous ne comprenez pas. C'est ici que je vis ; certes, depuis peu, mais je suis d'ores et d&#233;j&#224; &#233;tabli. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de cette nouvelle dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Perp&#233;tuit&#233; &#8212; par Michel Quint</title>
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		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cela se passe dans le Nord, cher &#224; Michel Quint, dans un milieu d'enseignants - mais ce n'est pas un trait&#233; de p&#233;dagogie ni une critique de l'&#233;cole. On se frotte aux myst&#232;res de l'&#233;crit, de la cr&#233;ation, de la fid&#233;lit&#233; et de la m&#233;moire ; du Temps, en somme. Un &#233;crivain - mais l'&#233;tait-il r&#233;ellement ? - meurt, et c'est toute l'&#233;ternit&#233; qui chavire. &lt;br class='autobr' /&gt;
De toute &#233;ternit&#233;, chaque fois qu'il montait en chaire, Willy Christiaens faisait un tabac. Proprement bord&#233;lifi&#233; par ses &#233;l&#232;ves de classe litt&#233;raire, &#224; l'extr&#234;me limite (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cela se passe dans le Nord, cher &#224; Michel Quint, dans un milieu d'enseignants - mais ce n'est pas un trait&#233; de p&#233;dagogie ni une critique de l'&#233;cole. On se frotte aux myst&#232;res de l'&#233;crit, de la cr&#233;ation, de la fid&#233;lit&#233; et de la m&#233;moire ; du Temps, en somme. Un &#233;crivain - mais l'&#233;tait-il r&#233;ellement ? - meurt, et c'est toute l'&#233;ternit&#233; qui chavire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De toute &#233;ternit&#233;, chaque fois qu'il montait en chaire, Willy Christiaens faisait un tabac. Proprement bord&#233;lifi&#233; par ses &#233;l&#232;ves de classe litt&#233;raire, &#224; l'extr&#234;me limite simplement ignor&#233; d'eux les jours de distraction ou de piti&#233;. M&#234;me si beaucoup de ces vaillants lettr&#233;s ne connaissaient pas l'exacte justification de cette tradition. Ni &#224; quand elle remontait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant il y eut une premi&#232;re fois de ce chahut, une cause au foutoir. Une le&#231;on magistrale sur Benjamin Chartier, &#233;crivain contemporain dont l'&#339;uvre est travers&#233;e par l'obsession du temps. Willy n'avait pas le livre avec lui, citait de m&#233;moire d'admirables passages qui lui faisaient monter une larme. Cette &#233;motion provoqu&#233;e par un &#233;crivailleur inconnu dont il n'&#233;tait m&#234;me pas foutu de produire un bouquin qu'on p&#251;t toucher, cette d&#233;faillance admirative lui fut fatale. Willy s'est pris des craies pleine poire, on a dans&#233; le cha-cha Chartier sur les tables, les intellos de la section ont commenc&#233; une belote. Ensuite la l&#233;gende s'est transmise de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration et on a lui r&#233;clam&#233; chaque ann&#233;e ce cours inaugural, Chartier, Chartier, sur l'air des lampions, qui fait hurler de rire les potaches et condamne au chaos. Et chaque ann&#233;e Willy s'ex&#233;cute.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui je suis, mon nom, cela n'a aucune importance. J'&#233;tais le stagiaire de Willy. Ce fameux premier cours sur Benjamin Chartier, j'y assistais. J'ai vu la naissance d'une r&#233;putation de douce folie. Et le d&#233;but d'une sorte de mortification lucide : d&#232;s le lendemain il &#233;tait clair que jamais Willy ne cesserait d'explorer les &#233;crits de Chartier, qu'il consacrerait toute son &#233;nergie &#224; les faire conna&#238;tre. Depuis lors, quinze ans me semble-t-il, je suis devenu son coll&#232;gue. Peut-&#234;tre quelque chose comme une sorte d'ami, un confident &#224; responsabilit&#233; limit&#233;e. Et il ne se passe pas de mois sans que Willy me prenne &#224; part pour me dire les bonnes feuilles d'un beau chapitre sur l'attente ou le fil des heures...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de cette nouvelle dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Arm&#233;nie &#8212; Dilaluka</title>
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		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



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&lt;p&gt;D'apr&#232;s Sophie Petruzzella, responsable du concours de Simiane, dont le th&#232;me est le &#171; carnet de voyage &#187;, le texte Arm&#233;nie a &#233;t&#233; choisi par le jury pour son originalit&#233; et pour le respect des crit&#232;res impos&#233;s, pour son &#233;criture toute en nuance, sa plume &#224; fleur de peau. Mais c'est aussi parce qu'il prend de l'ampleur et se charge en cynisme &#224; chaque lecture que ce texte retient vivement notre attention. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les airs, le hublot ressemble &#224; un tableau de Magritte renvers&#233;. L'avion atterrit dans la nuit, la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/accueil/bibliotheque/le-cahier-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Le cahier de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D'apr&#232;s Sophie Petruzzella, responsable du concours de Simiane, dont le th&#232;me est le &#171; carnet de voyage &#187;, le texte Arm&#233;nie a &#233;t&#233; choisi par le jury pour son originalit&#233; et pour le respect des crit&#232;res impos&#233;s, pour son &#233;criture toute en nuance, sa plume &#224; fleur de peau. Mais c'est aussi parce qu'il prend de l'ampleur et se charge en cynisme &#224; chaque lecture que ce texte retient vivement notre attention.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les airs, le hublot ressemble &#224; un tableau de Magritte renvers&#233;. L'avion atterrit dans la nuit, la tour de contr&#244;le brille comme une soucoupe volante. L'a&#233;roport est vide, les lumi&#232;res sont blafardes, les visages aust&#232;res, les regards herm&#233;tiques ou las. Naturellement, quinze chauffeurs de taxi se pr&#233;cipitent sur la seule touriste &#233;gar&#233;e et me proposent, en arm&#233;nien ou en russe, une course exorbitante ; longue errance dans Erevan &#224; la lumi&#232;re des briquets, en qu&#234;te d'une adresse improbable, d'un num&#233;ro de rue fant&#244;me. Sourires. Communication par gestes. Je somnole quelques heures dans le hall d'un h&#244;tel de luxe, au milieu de mes bagages - les femmes de m&#233;nage me regardent d'un dr&#244;le d'air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Arm&#233;nie est un pays de Lada blanches et de bus-tortues : grosses roues tout-terrain, grosses carapaces et bonbonnes de gaz sur le toit. Les moteurs, &#224; l'arri&#232;re, restent &#224; c&#339;ur ouvert pour ne pas surchauffer. Il faut dix chauffeurs pour pousser un bus, lors des d&#233;marrages difficiles. &#192; l'int&#233;rieur, tout le monde s'installe et se tasse, s'offre des quarts de si&#232;ges, ce ne sont pas les vieilles femmes lourdement charg&#233;es qui restent debout. Des montagnes absolument d&#233;nud&#233;es d&#233;filent par les fen&#234;tres, des campagnes peupl&#233;es ; quelques hommes fauchent un bout de champ, rien n'est enclos ; deux cavaliers d&#233;passent le bus en trombe, comme dans les films qui se d&#233;roulent dans les steppes mongoles. Ouiiizzzzzzzz ! Le chauffeur corne les troupeaux qui vaquent en libert&#233; au milieu de la route. Le bus ancestral et confortable tressaute sur les trous de la route, tellement nombreux qu'ils sont les seuls. Dans les c&#244;tes, il peine, passe en premi&#232;re, ralentit, s'essouffle, gravit p&#233;niblement quelques centaines de m&#232;tres &#224; dix &#224; l'heure, on voudrait descendre pour l'aider &#224; parvenir au sommet. &#192; chaque pause on s'attend &#224; le voir rendre l'&#226;me comme la c&#233;l&#232;bre voiture dans &#171; Le Corniaud &#187;, mais non. Ces bus-l&#224; sont increvables, les chauffeurs, des m&#233;caniciens de g&#233;nie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les visages sont bronz&#233;s et les yeux brillants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ma gourde est rouge et gondol&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de cette nouvelle dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Cat&#233;chisme - Daniel Thierry</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/accueil/bibliotheque/le-cahier-de-nouvelles/article/catechisme-daniel-thierry</link>
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		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Proches, du Michel Host de Les Attentions de l'enfance, les textes de Daniel Thierry relatent avec tendresse et &#233;motion les petites choses de la vie d'un enfant. Dieu, et ses serviteurs, peuvent-ils &#234;tre consid&#233;r&#233; comme de &#171; petites choses &#187; ? Qui nous apprend la r&#233;volte et la col&#232;re ? Et qu'est-ce qui guide la main du violent, f&#251;t-il inspir&#233; par la gr&#226;ce divine ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Un jour, au patronage de Notre-Dame-du-Travail, rue Vercing&#233;torix, l'abb&#233; Coupez nous avait racont&#233; l'histoire de saint Fran&#231;ois d'Assise. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.nouvelle-donne.net/accueil/bibliotheque/le-cahier-de-nouvelles/" rel="directory"&gt;Le cahier de nouvelles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Proches, du Michel Host de Les Attentions de l'enfance, les textes de Daniel Thierry relatent avec tendresse et &#233;motion les petites choses de la vie d'un enfant. Dieu, et ses serviteurs, peuvent-ils &#234;tre consid&#233;r&#233; comme de &#171; petites choses &#187; ? Qui nous apprend la r&#233;volte et la col&#232;re ? Et qu'est-ce qui guide la main du violent, f&#251;t-il inspir&#233; par la gr&#226;ce divine ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un jour, au patronage de Notre-Dame-du-Travail, rue Vercing&#233;torix, l'abb&#233; Coupez nous avait racont&#233; l'histoire de saint Fran&#231;ois d'Assise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Prodigieuse Pauvret&#233; ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Parce que l'on n'avait rien, on pouvait tout avoir ; laisser grandir en soi la formidable force de Dieu. &#199;a finissait par vous sortir des yeux et des oreilles en flots de lumi&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parce que l'on renon&#231;ait &#224; tout, et ne voulait rien, sinon aimer Dieu et autrui, on ne pouvait rien, rien du tout contre vous !&lt;br class='autobr' /&gt;
L'abb&#233; Coupez, malgr&#233; ses gitanes et son physique de rugbyman, me semblait un nouveau saint Fran&#231;ois. Les salles v&#233;tustes du patronage avec de vieux bancs pour tout meuble, les planchers raboteux et gris, la couleur ind&#233;finissable des parois, l'odeur de la poussi&#232;re qui tournait dans les rayons du soleil filtr&#233;s par les carreaux douteux, et dehors, la cour aux murs pel&#233;s, l&#233;zard&#233;s : tout cela - et le fait de s'en contenter comme si c'e&#251;t &#233;t&#233; une richesse - tout cela devait faire partie de son bonheur.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'abb&#233; Coupez parlait, tandis que je regardais danser cent &#233;toiles dans le rayon qui traversait la fen&#234;tre. Visiblement, elles ne d&#233;passaient jamais la limite du pinceau lumineux, comme si elles avaient constitu&#233; le mouvement propre de cette lumi&#232;re. L'abb&#233; avait cess&#233; de parler, m'observant en train d'observer. Il m'avait souri, son sourire comprenait tout, les grains de poussi&#232;re comme les &#233;toiles.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Tu te demandes ce que c'est ?
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Oui.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Ce sont des grains de poussi&#232;re qui passent dans les rayons.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Mais il y en a de toutes les couleurs !
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; C'est la lumi&#232;re qui fait &#231;a, en rencontrant la poussi&#232;re. C'est la poussi&#232;re dont nous sommes faits. Elle est belle, n'est-ce pas, cette poussi&#232;re ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
De la poussi&#232;re, bien s&#251;r !&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re fois, et la seule de ma vie, un adulte se montrait capable d'entrer de plain-pied dans mon univers d'enfant, selon la parole du Christ :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Laissez venir &#224; moi les petits enfants, et ne les emp&#234;chez pas ; car c'est &#224; leurs pareils qu'appartient le royaume de Dieu. En v&#233;rit&#233; je vous le dis, quiconque n'accueille pas le royaume de Dieu comme un enfant n'y entrera pas. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de cette nouvelle dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Janus - Fabienne Leloup</title>
		<link>https://www.nouvelle-donne.net/accueil/bibliotheque/le-cahier-de-nouvelles/article/janus-fabienne-leloup</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.nouvelle-donne.net/accueil/bibliotheque/le-cahier-de-nouvelles/article/janus-fabienne-leloup</guid>
		<dc:date>2004-01-25T20:46:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Mercier</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le double, la monstruosit&#233;, l'enfermement, la difficult&#233; de vivre avec ou de lutter contre &#171; l'autre &#187; - cet adversaire qui sommeille au creux de nos &#234;tres -, voil&#224; l'axe &#233;ternel autour duquel Fabienne Leloup a b&#226;ti sa nouvelle avec une &#233;conomie de mots dont la sobri&#233;t&#233; sert la force du sujet. Mon profil gauche est maudit. Une tache de vin me d&#233;figure. J'appartiens &#224; la race des dieux. Je peux voir le pass&#233; et l'avenir. Les infirmi&#232;res me d&#233;visagent avec un m&#233;lange de piti&#233; et de crainte qui me d&#233;pla&#238;t. Je (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le double, la monstruosit&#233;, l'enfermement, la difficult&#233; de vivre avec ou de lutter contre &#171; l'autre &#187; - cet adversaire qui sommeille au creux de nos &#234;tres -, voil&#224; l'axe &#233;ternel autour duquel Fabienne Leloup a b&#226;ti sa nouvelle avec une &#233;conomie de mots dont la sobri&#233;t&#233; sert la force du sujet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Mon profil gauche est maudit. Une tache de vin me d&#233;figure.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; J'appartiens &#224; la race des dieux. Je peux voir le pass&#233; et l'avenir.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Les infirmi&#232;res me d&#233;visagent avec un m&#233;lange de piti&#233; et de crainte qui me d&#233;pla&#238;t.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Je d&#233;tourne la t&#234;te. Ma chambre donne sur le parc. Parfois un papillon se pose sur le rebord et je redessine du regard ses taches. Il ne faut pas le contempler de pr&#232;s, mais de loin. La poussi&#232;re d&#233;pos&#233;e sur ses ailes &#233;voque une calligraphie myst&#233;rieuse qui m'apaise.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; L'autre jour, une folle a voulu me donner un masque de cire pour cacher ma face.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Beaucoup de m&#233;decins ont r&#234;v&#233; de m'op&#233;rer et de refaire un visage lisse.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Mais l'autre ne veut pas. Il dit que nous avons &#233;t&#233; &#233;lus, que nous sommes le bien et le mal, inextricablement m&#234;l&#233;s.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Quand il sent ma col&#232;re, il se r&#233;tracte et je sens sa sueur couler vers ma narine droite.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; J'ai envie d'aller me promener. Rester dans cette chambre m'&#233;touffe.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Je ne veux pas sortir avec lui, ou alors dissimul&#233; par un foulard.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.nouvelle-donne.net/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1733870135' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Il cr&#232;ve de jalousie parce que je suis le pr&#233;f&#233;r&#233; des nymphettes en mal de sensations fortes, des anorexiques aux yeux noy&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[... La suite de cette nouvelle dans le n&#176; 34]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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