Édito

par Éric Mercier

La vie est dure pour les magazines indépendants. La chose n’est pas nouvelle, mais elle s’accentue terriblement. Si les alliances entre méga-groupes de presse sont affriolantes pour les gros actionnaires, elles ont des effets dévastateurs pour le commun des mortels. Surtout quand, à l’arrivée, les nouveaux mariés sont propriétaires à la fois d’un nombre faramineux de publications et d’un immense réseau de points de vente (qui, bien entendu, se mettent en priorité au service de ces publications). Dans ce contexte, les petits doivent se battre pour ne pas perdre leur place. Depuis le n° 1, il y a dix ans, Nd n’a eu cesse de chercher à élargir sa diffusion. Même si celle-ci repose aujourd’hui sur un maillage relativement dense à l’échelle de tout le territoire (rares sont les villes de plus 50 000 habitants qui ne disposent pas d’au moins un point de vente fiable et régulier), pour autant nous ne restons pas les bras ballants lorsque certains de nos lecteurs se plaignent de ne pas nous trouver en kiosque. Au contraire. Le nouvel habillage du mag depuis le n° 31 n’est que la partie visible de nos travaux de consolidation. En cette année 2004, nous allons travailler plus que jamais sur l’amélioration de la distribution et le suivi des placements ; nous poursuivons et accentuons la promotion du titre en étant présent partout où la nouvelle est à l’affiche (salons, festivals, colloques...). Enfin, très prochainement, et à l’attention des lecteurs malheureux qui peinent à nous trouver, nous ouvrirons sur notre site un forum « Diffusion » que les internautes seront invités à alimenter et qui permettra de connaître, région par région, les maisons de la presse où l’on est sûr de voir Nd.
Et puis, pour ceux qui décidément ne nous trouvent pas près de chez eux, n’oubliez pas qu’il reste une solution, imparable : l’abonnement.

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