Nouvelle Donne publie !

À notre ami François

(actualisé le ) par Sophie Germain

À chaque nouvel « édito », nous nous efforçons de trouver un angle, une énergie, un humour, un défi, une révolte, enfin quelque chose qui vous donne envie d’écrire et de nous adresser des textes dont nous attendons toujours qu’ils nous surprennent, nous émeuvent, nous ravissent.
Mais aujourd’hui, c’est difficile. La rentrée se teinte de tristesse.
Nouvelle Donne a perdu un ami. François Ryon nous a quittés le 28 août dernier. Et voilà notre petite équipe qui vacille à nouveau le cœur serré, la mémoire chavirée. Christian Congiu il y a cinq ans. François aujourd’hui. Deux éléments fondateurs, incontournables de cette aventure qui nous lie depuis des années malgré les obstacles et les coups durs.
À Nouvelle Donne, on s’occupe beaucoup des mots des autres sans toujours donner de la place à notre propre parole tant qu’elle ne concerne pas l’avenir du site ou le devenir des textes. Dans ce sens, nous pourrions presque dire que nous sommes des « taiseux ». Nous nous parlons rarement de nous-mêmes. Notre vie privée, nous la laissons le plus souvent à la porte de nos réunions. Il en va de même pour l’affection que nous pouvons éprouver les uns pour les autres. Elle est là mais on ne la dit pas. Alors, exceptionnellement, je m’autorise un message plein de sentiments. De bons sentiments. De ceux qui nous donnent le droit de pleurer de bonnes larmes.
L’amitié. L’estime. La reconnaissance. La fidélité. La simplicité. La droiture.
Au nom de tous, j’adresse nos pensées à la famille de François, nos remerciements émus à Brigitte, son épouse, pour avoir vaillamment maintenu le cap, et nos souvenirs tendres à François, notre trésorier. Notre si précieux trésorier.
Je vous invite à relire ici le texte plein d’esprit qu’il avait rédigé à son propre sujet. Vous y retrouverez ou y découvrirez sa douce malice et son regard empli de profonde gentillesse.
Les bons, les grands sentiments, font parfois de la bonne, de la grande littérature. Il y en aura peut-être dans les textes que nous allons recevoir bientôt. Car, bien sûr, il faut continuer à écrire, à lire, à éprouver. Nous comptons sur vous pour faire battre nos cœurs.