Nouvelle Donne publie !

« Notre histoire » vue par Christian

(actualisé le )

Extrait de Nouvelle Donne n° 30, décembre 2002, article paru sous le titre « Album photos ».

Nouvelle Donne (n°30) - L’histoire de ND par Christian

Du fanzine L’Entaille au magazine Nouvelle Donne en passant par la revue Taille Réelle et par L’Entaille Mensuel, dont le format tabloïd de 8 ou 12 pages, vendu 10 F en kiosques, était tout à fait inédit, Christian Congiu a toujours voulu offrir au texte bref, à la nouvelle en particulier, une vitrine que les autres éditeurs négligeaient pour des tonnes de bonnes raisons – raisons qui appartiennent à l’histoire littéraire et aux avatars commerciaux de la littérature.

Quelques dates et discours historiques :

L’entaille nouvelles (n°9)

Janvier 1993 : « En optant pour un magazine tiré à 5000 exemplaires, distribué en kiosques par les NMPP (Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne), toujours amateurs et bénévoles, nous [1] décidons de sortir du ghetto des revues qui tournent en rond avec toujours le même lectorat. L’enjeu est d’atteindre un premier cercle, quasi mythique dans le monde restrictif des amateurs de nouvelles, de deux mille lecteurs environ. »
(Hall de la Salle des Fêtes du CNL, Paris)

Juin 1994 : « Nouvelle Donne est un titre déclaratif : Nouvelle Donne, cela signifie à la fois la redistribution des cartes, le pari risqué et le geste d’offrir. »
(Marché de la Poésie, 3h du matin, devant la fontaine de la place Saint-Sulpice, Paris)

Taille Réelle (n°18)

Mars 1995  : « Nouvelle Donne va trouver un public qui, sans doute, n’a pas conscience d’exister en tant que tel. Ainsi la diffusion en kiosques est-elle nécessaire, mais elle ne saurait être immédiatement rentable. »
(Parking de la Maison de la Radio, Paris)

Août 1996 : « La nouvelle n’étant pas une fin en soi, elle est un vecteur, une manière de mieux comprendre le monde. De même qu’à la télévision, nous avons des reportages ou des documentaires, de même un numéro de magazine permet une bonne approche d’un thème, d’un pays, d’un style. Le magazine est comme un kaléidoscope, une vue d’ensemble, qui donne envie au lecteur d’approfondir. La nouvelle, dans cet esprit, est incontournable. »
(La Brée-les-Bains, Prolégomènes à une esquisse préparatoire à l’éditorial du n° de rentrée littéraire)

Octobre 1999 : « La démarche originale de Nouvelle Donne est qu’elle « donne » à lire au lieu de développer un discours seulement critique. La France est ravagée par cette tendance au discours critique : on lit les critiques de films ou de livres au lieu d’aller au cinéma ou de lire. Nouvelle Donne « donne » du texte à apprécier avant tout.
(Salon de la revue, Paris)

Mars 2001 : « Beaucoup trop de lecteurs de revues ne sont pas de vrais lecteurs. Ils cherchent avant tout une adresse pour être publiés. Ainsi, nous recevons plus de textes que nous n’avons de lecteurs. Le pire, c’est que ces envois ne correspondent pas du tout au magazine. Il y a là une perte de temps pour tout le monde. Il faudrait que les lecteurs apprennent à connaître les revues auxquelles ils écrivent. On ne confie pas son texte à n’importe qui (et, puisqu’ils ne nous connaissent pas, nous pourrions être n’importe qui).
(Revue Silence, n° 00)

Nouvelle Donne (n°25)

Juin 2002 : « Nous venons de réaliser cet objectif : atteindre le premier cercle des amateurs de nouvelles, de 2000 lecteurs environ. Nous, c’est-à-dire l’équipe actuelle [2]. Une belle équipe, un beau dynamisme.
(Café La Comète, Paris)

Septembre 2002 : Pierre Fustec, en réunion de rédaction, demande : « Eh le vieux, tu peux nous raconter encore une fois l’histoire de Nouvelle Donne ? »
Il était temps de tourner la page.

Notes

[1Chantal Portillo, Brigitte Niquet, Françoise Rachmuhl, Paul Genest, François Ryon et moi-même, fondateurs de Nouvelle Donne

[2Pierre Fustec, Isabelle Chemin, Fabrice Bourland, Sophie Germain, Myriam Chauvy, Ronan Gohlen, Muriel Mahler, Brigitte Niquet, Eric Mercier, Julien Oeuillet, Magali Turquin, Pierre Clavilier, Patrick Ottaviani, Anne-Elisabeth Desicy, Leo Lamarche, Loïc Henry, Cécile Bouvigny-Bouchasson, Frédérique Martin, Emmanuelle Urien, Nicolas Roudergues, Gil Melison, Pierre Cousin, François Ryon et moi-même