Nouvelles à lire


Les nouvelles par date de publication

  • Comme une boule

    par Muriel Robe

    Je me suis posée comme une boule dans son vieux canapé défoncé, j’ai retrouvé mon trou, là où petite je m’endormais avant qu’elle ne nous secoue en pleine nuit pour nous réveiller. Elle allait se coucher. À trois heures du matin y’avait plus rien à boire et plus rien de bien à la téloche. Chacun sa place, (...)

  • Le Roi des Aulnes

    par Catherine Roger

    C’est ça qu’il aime : couper, tailler, débiter, en blocs, en bûches, en rondins... tous les arbres alentour. Se constituer une clairière, un cocon à l’abri des regards, façonner son univers... C’est ça qu’il aime.
    Ce grondement furieux, le moteur de la tronçonneuse ou de la débroussailleuse qui (...)

  • Pente Côte

    par Lucie Roblot

    Lundi férié. Les jours fériés ont une odeur de jour férié quoi qu’on fasse, quoi qu’on en dise. Depuis le lever, une sensation poisseuse de désœuvrement ne me quitte pas. Désœuvré, ça veut dire sans œuvre ? Ça veut dire que l’on n’a plus d’œuvre à mener ? Ordinateur sur les genoux, lecture des nouvelles, (...)

  • On voit s’obstiner, chez le poète vieilli, une volonté d’éblouir

    par Hervé Gasser

    J’avais sept ou huit ans aux obsèques de mon grand-père. On ne m’avait jamais dit ce qu’il faisait dans la vie. Je le demandai à mon père pendant la messe. Il se pencha vers moi et souffla : “Il travaillait au Ministère de la Santé, mais en vrai, il était écrivain”. Aussitôt mon grand-père devint une (...)

  • COMME Á OSTENDE

    par Jean-Yves Robichon

    Vendredi 25 octobre Vacances de Toussaint. Dans le bus qui me ramène du lycée, nous ne sommes plus que trois ou quatre, la meute s’est dispersée au gré des arrêts, il ne reste que ceux des fins fonds, les terreux de la plaine. Cris et chamailleries ont cessé. Ne persiste que l’odeur des corps et, sur (...)

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